Ligue des champions : Le PSG assure, le Barça, le Juve, le Chelsea et le Séville FC en 8es de finale    Tunisie – URGENT : Les décisions du conseil de la magistrature judiciaire en rapport avec les plaintes contre deux magistrats    Défense : Exercice naval tuniso-américain au large du Bizerte    ARP : Séance plénière le 27 novembre pour l'examen du projet de la LFC2020    Le budget du ministère des Affaires Culturelles pour l'année 2021 fixé à 358,4 millions de dinars    Photo du jour : Pourquoi personne ne rendra des comptes dans l'accident l'Avenue Mohammed V ?    Ahmad Ahmad suspendu par la FIFA pour 5 ans !    Tunisie-PDG de l'UTAP: La demande d'emploi ne doit en aucun interrompre les activités du Groupe Chimique    OXFAM recommande à tous les gouvernements d'adopter des politiques fermes    L'espace 421 en verve    «Tlamess», «Les pastèques du cheikh» et «Visa» dans la programmation    Le détail mineur: une vision personnelle des choses    L'importance du renforcement du rôle des institutions dans l'évaluation des politiques des droits de l'Enfants, au centre d'un colloque national à Tunis    L'Etat n'investit pas assez dans le secteur des transports    Voulant se rendre en Tunisie, des étudiants algériens se trouvent bloqués aux frontières    En vidéo: Un policier fait un croche-pied à un migrant    La data offre à la Tunisie plusieurs métiers et de business à exploiter    Le plus vieil arbre du parc du Belvédère de Tunis a son timbre    Barack Obama épingle plusieurs personnalités dans ses mémoires "Une terre promise"    ATCT, Baisse de 52% des recrutements de Tunisiens à l'étranger    DECES : Médecin général Mohamed Moncef Ben Moussa    A son tour, le champ de Guebiba victime du chantage des protestataires de Sfax    Sécurisation des dispositifs médicaux : Un hacker peut‐il vous briser le cœur?    Focus Business | Les projets public-privé sur la sellette    Moez Chakchouk prend la défense du projet du port Enfidha    Les précipitations et leurs effets néfastes : L'infrastructure de base mise à mal    Coronavirus: De nouveaux décès à Manouba    Le digital et médiation culturelle : Des idées à revendre    Expatriés : La régularité de Dräger    NEWS | La filière clubiste pour l'UST    Le point sur l'épidémie du coronavirus dans les pays arabes : Mise à jour Du 24 Novembre 2020 à 11H00    Contrepoint | Petite déduction, grosse vérité    Donald Trump ordonne le transfert de pouvoir à Joe Biden    Une correspondence de Ayari à la FIFA pour demander un audit de la FTF    Ooredoo atteint 24 gouvernorats durant sa campagne de sensibilisation contre la propagation du Covid-19    ATOG veut investir davantage dans les énergies renouvelables en Tunisie    Les juges puis les cadres judiciaires, les grèves dans les tribunaux s'éternisent    Après les bouteilles de gaz, une pénurie de carburant à Sfax    LC Europe (poules / J4): les matches de ce mardi    Le mystérieux virus Chapare inquiète les scientifiques    Jerandi en France pour participer à la Conférence ministérielle de la Francophonie    Météo | Légère hausse des températures et pluies sur la plupart des régions    Affaire des déchets italiens : Le réseau Tunisie verte menace de recourir à la justice internationale    Libye: Reprise d'un nouveau cycle du Forum du dialogue politique inter-libyen    Pandémie, allégement de la dette et lutte pour le climat, en débat    Le court métrage "A moitié d'âme" propose une image qui interpelle le cœur dans une société où l'argent est le maître du monde    Mes odyssées en Méditerranée | Siciliens de Tunisie – les Ciscardi : De la Sicile à la Tunisie, la route de l'espoir...    Fadhel Jaziri à La Presse : «Notre politique culturelle n'est plus articulée sur un marché»    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





« Shahrayar, une histoire et pas de fin » de Mongi Ben Brahim.. Une réflexion sur la tyrannie
Publié dans Le Temps le 15 - 07 - 2014

Les répétitions vont bon train de la nouvelle pièce du metteur en scène Mongi Ben Brahim intitulée «Shahrayar, une histoire et pas de fin » qui sera présentée lors de la prochaine saison culturelle. Produite par Le Théâtre du quotidien, la pièce réunit dans les principaux rôles : Khoubaib Ayari (Shahrayar), Khédija Baccouche (Shéhrazade) et Jalila Ben Yahia (Nahrzed).
Mongi Ben Brahim, auteur auparavant de « Médée », a choisi d'adapter une histoire du patrimoine universel tirée des fameux contes persans des « Mille et une nuits ». L'intérêt d'adapter de nos jours ce conte s'explique par le fait que ce personnage sanguinaire n'est en rien différent de plusieurs tyrans à l'instar de Namroud, Hitler, Mussolini, Néron, Caligula, Mourad III ou encore d'autres tyrans contemporains.
Le metteur en scène dit vouloir répondre à un certain nombre de questions qui l'ont toujours préoccupé notamment la relation de Shahrayar à la tyrannie. « Je m'intéresse particulièrement à sa folie. Une folie incontrôlable à laquelle la mort pourrait apporter une fin mais le drame de Shahrayar, tel que je le présente, est qu'il ne peut pas mourir. A l'instar des héros des tragédies antiques, il voudrait pouvoir arrêter mais contrairement à eux, il n'y a pas de fin d'où le titre que j'ai donné à la pièce ».
Dans la pièce, Shahrayar est entouré de deux femmes : Shéhrzade, le célèbre personnage des « Mille et une nuits » et Nahrzed, créature inventée par Mongi Ben Brahim. D'après l'auteur de la pièce Shéhrazed est une femme belle, intelligente et cultivée, tandis que Nahrzed de nahr : fleuve) est une femme de la nature, bûcheronne, elle est forte et résistante. Ce couple fait le procès sans concession de Shahrayar lui faisant endosser les crimes qu'il a commis dans le but de lui arracher un soupçon de remord.
Comme au cinéma
Les personnages parlent tantôt l'arabe littéraire et tantôt l'arabe dialectal. La mise en scène s'inspire du cinéma : succession de scènes avec multiplication des lieux et des personnages. « Shahrayar, une histoire et pas de fin » se veut une réflexion sur la tyrannie, le pouvoir et ses implications mais aussi le remord et le repentir.
A rappeler que dans les contes des « Mille et une nuits » Shahryar régnait prétendument sur un empire perse qui s'étendait jusqu'en Inde, sur toutes les îles adjacentes et bien plus loin que le Gange, jusqu'en Chine, tandis que son frère cadet, Shah Zaman régnait sur Samarcande.
Dans le conte, Shahrayar est trahi par son épouse, ce qui le rend fou de rage et lui fait croire que finalement, toutes les femmes le trahiront. Donc, chaque nuit, le roi épouse une femme et la fait exécuter le matin suivant, jusqu'à ce qu'il se marie avec Shéhérazade, la magnifique et intelligente fille de son vizir. Pendant mille et une nuits d'affilée, Shéhrazade raconte une histoire à Shahrayar, s'arrêtant chaque fois à l'aube sur une fin ouverte, le forçant ainsi à la garder en vie une journée de plus afin qu'elle puisse finir le conte la nuit suivante. Finalement, le sultan abandonne sa résolution et décide de garder Shéhérazade auprès de lui pour toujours, ayant reconnu ses qualités de cœur et d'esprit.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.