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Révolution «politique» et contre-révolution «culturelle»: Premiers menacés... les acquis de la femme !
Publié dans Le Temps le 14 - 08 - 2014

Commençons d'abord par souhaiter bonne fête aux « Marianes » tunisiennes « affranchies » (Hrayer-Tounès) à l'occasion de la journée de la femme, d'abord pour leur farouche résistance contre l'obscurantisme sous toutes ses formes, et puis parce que jamais depuis Tahar Haddad et Bourguiba, la liberté de la femme et sa dignité n'ont été si près d'être à nouveau confisquées !
Mais pire encore, c'est une partie des femmes de ce pays qui se laissent tenter à nouveau par le retour de l'esclavagisme au nom de la Religion, alors que notre prophète vénéré a associé les femmes musulmanes à toutes les conquêtes des droits de l'Homme y compris les droits économiques et politiques.
Mais l'obscurantisme a besoin aujourd'hui de soumissions !
Il faut soumettre, d'abord, les hommes à la volonté des « Imam-Emirs » en les privant de toute critique à l'encontre des « chefs des croyants » dans une interprétation très restrictive des textes sacrés. Si le « Roi » est malade je ne vois pas comment il peut guérir ses sujets !
Par ailleurs la sélection par les élections ou par l'évolution dans la hiérarchie grâce au travail au mérite et à la vertu, se fait remplacer par la « Beyiaä » (le plébiscite) et comme nous sommes encore dans le dernier quart du Tiers-monde, c'est l'argent et les armes qui peuvent faire de vous des « Césars » en puissance aujourd'hui !
Ce qui se passe en Iraq et en Libye montre à quel point tout dérive au nom des « Islams » en tout genre, chacun pouvant y trouver légitimation à sa barbarie primaire, ou à l'approbation d'une parcelle d'Etat comme au Temps des « razzias » antéislamiques, avec bien entendu le partage du butin... pétrole et femmes !
D'où la 2ème soumission, celle des femmes qui passent du statut de citoyennes au statut d'esclaves « Jariyas » qu'on vend au plus offrant.
Ceci nous amène à une réflexion bien amère sur les fameuses « Révolutions » du fallacieux « Printemps arabe » !
Parties d'une aspiration au changement politique, ces « Révolutions » ont très rapidement succombé, aux frappes dévastatrices du « sabre » culturel obscurantiste et conservateur du temps des cavernes.
La Révolution « politique » a viré tout simplement à la contre-révolution culturelle au nom de l'Islam politique et ses lectures médiévales.
De là sont nés, divers amalgames entre la nécessité de réformer l'Etat national moderne et son identité spécifique à chaque nation, et l'obligation d'instaurer un régime social et culturel des ténèbres au nom de lectures très douteuses de la Religion et d'interprétations plus qu'erronées des textes sacrés.
Plusieurs docteurs de l'Islam qui vont du Cheikh libéral Férid El Béji ou de notre ancien Mufti bien aimé le Cheikh Othmane Battikh, qui a payé le prix fort et le limogeage pour avoir assimilé le « Jihad Ennikah » en Syrie à une forme de prostitution, s'évertuent dans la bonne tradition libérale et tolérante de la Zitouna, première grande Université musulmane en Afrique, à corriger un tant soit peu, les dérives de l'irrationalisme extrémiste véhiculé par les nouveaux maîtres de l'espace religieux au Moyen Orient et dans le monde musulman.
Mais le courant semble plus fort que leurs luttes pour la rationalisation de la religion. Les Partis d'obédience islamiques ne leur donnent aucun répit et font tout pour les marginaliser.
Leur stratégie c'est de mettre la Révolution politique démocratique légitimée par l'évolution des nations du monde, au service d'un projet de société totalement calcifié par le temps, une véritable « contre-révolution » culturelle au nom d'un retour au salafisme (tradition).
Sur le terrain de la concurrence politique, on profite au maximum des valeurs de la démocratie classique juste le temps de conquérir le pouvoir par une culpabilisation intense des « anciens régimes » issus de la modernité et par la technique des élections et l'alternance pacifique au pouvoir. Puis une fois au pouvoir, généralement sans partage, du fait d'une mobilisation passionnelle « messianisée », on se met rapidement au boulot, pour déstructurer l'Etat et ses institutions car le temps presse et la démocratie peut les rattraper à nouveau, en mettant à nu et leur mauvaise gestion et leur incompétence à remettre à niveau le pays et tenir leurs promesses des chimères.
C'est une véritable translation des valeurs qu'on manipule au grand jour et comme si de rien n'était.
Finalement tout changement politique qui ne sert pas leur hégémonie sur l'Etat et la société au nom de la Religion est taxé de « contre-révolutionnaire ».
Alors que la vraie contre-révolution c'est la culture obscurantiste des ténèbres qu'ils veulent imposer aux peuples du Moyen Orient et du Maghreb.
Hier les tambours battaient à Tripoli pour célébrer la « légitimité » issue du Congrès populaire et sa majorité « frères musulmans ».
Aujourd'hui les Kalachnikovs des milices islamistes armées criblent de balles la nouvelle légitimité issue des élections qui ont donné un parlement libéral à majorité écrasante non islamiste ! C'est la démocratie de la canonnière !
Qu'en sera-t-il de la Tunisie ? Attendons fin octobre nous le saurons !
L'exception tunisienne pourra-t-elle résister à une perte du pouvoir par les Islamistes ! Espérons... le Oui ! Le temps des illusions n'est pas totalement révolu. Accrochons nous !
K.G


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