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Pour le tourisme culturel, il faudra repasser...
Publié dans Le Temps le 12 - 12 - 2014

La ville historique de Tunis serait-elle en passe de devenir un désert muséographique? Cela en aurait tout l'air si l'on comptait sur les doigts d'une main la poignée de musées qui s'y trouvent.
Ils ne sont que trois qui dépendent du secteur public et, pour aussi incroyable que cela puisse paraitre, tous les trois sont fermés. Pire encore, rien n'indique qu'ils pourraient connaitre une réouverture prochaine.
Quels sont ces musées aujourd'hui en travaux ou mystérieusement fermés?
Premier à avoir mis la clé sous la porte, il y a déjà une décennie, le musée lapidaire Sidi Bou Khrissane (12, rue Ben Mahmoud) ; pourtant, c'est un joyau de notre histoire.
Il s'agit en effet de l'un des plus anciens cimetières de Tunis, comprenant un mausolée de la dynastie khorassanide et datant de l'onzième siècle. De nombreuses stèles du neuvième siècle sont également visibles dans ce musée dont les portes sont closes. Selon nos sources, ce serait l'état actuel de dégradation des lieux qui en interdirait l'accès. Les stèles funéraires seraient-elles abandonnées aux herbes folles? La fameuse koubba des Bani Khorassan, pièce maitresse de ce musée, menacerait-elle de s'effondrer? Le mystère n'est pas prés de se dissiper et renvoie la remise dans le circuit de ce musée aux calendes grecques.
C'est Dar Ben Abdallah (3, impasse Ben Abdallah) connu comme le musée des arts et des traditions populaires, qui est le second musée à avoir fermé ses portes sans autre forme de procès. Il est vrai, la demeure du début du dix-neuvième siècle qui abrite cette institution commençait à être délabrée, rongée par l'humidité.
Dans cette optique, il fallait protéger les collections disponibles et restaurer les lieux. Seulement, la restauration entamée il y a quasiment six ans commence à durer sans que l'on sache quand ce palais retrouvera-t-il sa vocation. Le chantier continue donc en silence...
Mausolée des princes husseinites, Tourbet el Bey est le troisième musée dont la fermeture pour travaux semble s'éterniser. Fondée au dix-huitième siècle, cette nécropole royale est un monument unique en son genre et pourrait drainer les touristes par milliers. Pourtant, depuis une décennie au moins, ce musée est ouvert par intermittence sans que de véritables aménagements y soient effectués.
Maintenant, les portes de Tourbet el Bey sont résolument closes et rien ne dit qu'elles vont rouvrir de sitôt.
Culture en souffrance et incertitudes urbaines
Trois musées fermés qui, tous les trois, se trouvent dans le faubourg sud de Tunis, c'est à dire à proximité de Bab Djedid. Ce secteur de la médina n'a bénéficié d'aucune restauration remarquable au cours des années écoulées et ressemble de plus en plus à une friche urbaine malgré la richesse de son patrimoine.
Au même moment, le faubourg d'en face a été remis en selle grâce à la mise en place du parcours culturel qui mène de la rue Sidi Ben Arous à la zaouia de Sidi Brahim Riahi. Dommage, cette belle réalisation est en train de subir bien des coups de canif de la part de riverains peu soucieux de la qualité de leur environnement.
Nous adressant à des urbanistes de l'association de sauvegarde de la médina, ils nous ont indiqué qu'un projet de parcours culturel pour l'axe Tourbet el Bey existe bel et bien mais qu'il a été mis en veilleuse en cette période de transition. De plus, ils nous ont signalé la prochaine ouverture d'un musée privé dans la médina de Tunis.
Faudra-t-il attendre la réactivation de ce projet pour voir nos trois musées rouvrir à nouveau leurs portes? Il semble que cela soit le cas.
En attendant, les visiteurs de la médina, friands de musées, peuvent toujours se rabattre sur la modeste Casa Oriestadi à Dar Bach Hamba. Il s'agit d'un petit musée privé sur la présence des Siciliens à Tunis.
Bien entendu, le musée de la Ville de Tunis est actif au Palais Khereddine. Toutefois, son nom est trompeur puisqu'il s'agit plutôt d'une galerie d'art.
Autrement, rien à faire, il faudra rejoindre le Bardo pour pouvoir visiter un musée.
Ce triste état des lieux est toutefois à relativiser car, par ailleurs, quelques actions de restauration sont en cours dans la médina de Tunis. Elles concernent les minarets de nos mosquées historiques qui bénéficient d'une remarquable restauration.
Ainsi, après la mosquée El Ksar et la mosquée El Hawa, c'est au tour du minaret de la mosquée Hamouda Pacha d'être embelli. Belle initiative qui remet à l'honneur quelques fleurons de notre patrimoine mais elle ne saurait détourner notre attention de l'état de délabrement inquiétant de plusieurs médersas historiques.
Par ailleurs, les querelles de propriété, les usurpations et les mises sous séquestre plombent également les monuments de la médina depuis que les responsables actuels de la vénérable Zitouna ont occupé manu militari plusieurs espaces auparavant dévolus à la culture.
Inextricables situations qui nous renvoient vers ces trois musées en souffrance sur fond de désert culturel.


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