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La tendance est pour un chef du gouvernement «non aligné»
Publié dans Le Temps le 30 - 12 - 2014

La météo politique est loin de s'être stabilisée par l'élection de Béji Caïd Essebsi comme président de la République pour tout le quinquennat 2015-2020. C'est insuffisant pour que le temps brumeux et nuageux, avec vent froid venant du Nord et des températures variables, sans parler des brumes et éventuelles intempéries attendues en mer, car l'identité du prochain 1erministre est d'une importance capitale pour l'avenir du pays. Théoriquement, selon les gouttelettes d'information distillées par les hautes sphères de Nida Tounès, samedi prochain, tout le monde serait édifié quant au prochain locataire du Palais de la Kasbah. L'argentier n'est autre que BCE, une évidence pour un président que le peuple, par le taux de réussite qu'il lui a offert, l'a habilité, non seulement à présider en assumant ses responsabilités dans son domaine réservé (Diplomatie, Sécurité et Défense) en traitant efficacement et rapidement le dossier du terrorisme et de la sécurité et en finissant par lever le voile sur tous les mystères entourant les assassinats de Chokri Belaïd, et Mohamed Brahmi. Une promesse de campagne de première importance, mais aussi à « presser » son Premier ministre afin qu'il ne ronronne pas à l'image du « 6ème Califat, champion des démissions » ou de son successeur qui a mis du temps pour saisir la gravité de la menace terroriste et s'était trompé d'amis en accablant Chokri Belaïd et autres leaders de Gauche de tous les mouvements de contestation restés comme, survivances de la Révolution, tout en desserrant l'étau sur Abou Yadh. Parler d'une deuxième République n'a de sens qu'au cas où le locataire de la Kasbah bénéficierait de l'adhésion des partis politiques opérant sur la scène, quel que soit leur nombre, ou leur taille, doublée de l'acceptation sinon le préjugé favorable des véritables acteurs de la transition démocratique, encore inachevée, que sont les citoyens tunisiens, les électeurs qui avaient accordé leurs voix à l'un ou l'autre parti. Encore une fois la classe politique est divisée. Certains soutiennent la reconduction du Chef de Gouvernement Mehdi Jomaâ, aussi technocrate soit-il, qui s'est révélé fin politicien et qu'on a quelque part essayé de le convaincre pour la course à Carthage. D'autres lui préfèrent un Nidaiste pure souche, tout en sachant qu'il ne passe plus aussi bien qu'avant chez l'opinion publique. Certain sont clairement favorables à celui qui incarnerait une certaine vision de la chose publique et économique avec un esprit consensuel, respectueux de la dimension sociale, quitte à garder ses distances vis-à-vis de certains, argentiers du monde ou hauts cadres du FMI avec leurs collègues de la Banque mondiale, plutôt dogmatiques et durs contre toutes les revendications d'augmentations de salaires que l'Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) ne cesse de défendre. Ces nouveaux argentiers favorables à un libéralisme sauvage, n'hésitent pas à entrer en scène pour le choix du prochain chef du Gouvernement. C'est que les dividendes du vote à la présidentielle n'intéressent pas que les Tunisiens. Beaucoup d'intérêts sont en jeux. Et la direction de Nida Tounès qui avait officiellement opté pour un chef du Gouvernement, ne faisant pas partie de leurs rangs, n'ayant pas travaillé avec Ben Ali, non élu comme député, plus politique et compétent ; maîtrisant les dossiers économiques serait un plus, doivent suer pour trouver l'oiseau rare.
Une première candidature écartée
Au fil des jours les partisans de la candidature de Taïeb Baccouche pour la Primature, commencent à se rendre compte, que ce choix ne peut qu'être écarté, Béji Caïd Essebsi ayant promis de ne pas monopoliser les trois présidences. Maintenant qu'il est président, faire machine arrière reviendrait à un parjure dès le 1er test : le choix du candidat de Nida pour la formation du Gouvernement. Les délais sont trop courts entre la promesse, et l'obligation de son respect. Reste la liste des premiers ministrables parmi, l'équipe travaillant avec Mehdi Jomaâ. Tout d'abord, leur chef d'orchestre est tellement sollicité, qu'il a été contraint de rappeler qu'il est prêt à passer le témoin, dès la nomination du prochain chef du Gouvernement. En réussissant les élections dans une conjoncture difficile, sur le plan sécuritaire, il aura honoré ses engagements lorsqu'il avait accepté le poste dans le cadre du Dialogue national conduit par le Quartet. Il aime bien donner la « Amana », les clefs à son successeur. Une source autorisée de la Kasbah a totalement infirmé la véracité de la rumeur circulant sur les réseaux sociaux et certains cites électroniques, selon laquelle il n'est pas question de désigner M.J, le chef du Gouvernement provisoire pour composer la prochaine équipe. Ce serait une position prise par certaines parties, lobbies et autres forces politiques et sociales qui s'étaient farouchement opposées à sa tentation de se porter candidat au suffrage universel pour aller à Carthage. Ceux qui raisonnent ainsi, se trompent pour deux raisons. Le temps politique n'est pas le temps chronologique et la mémoire populaire a ses techniques spécifiques dans la sélection de ce qu'elle retient et le rejet dans la corbeille de ce qu'elle ne veut pas retenir. Ce qui était valable il y a 3 mois, ne l'est plus aujourd'hui. Le temps politique est beaucoup plus rapide que le temps des hommes ordinaires, et encore plus celui des historiens ou des observateurs assis sur la colline. D'ailleurs un nouveau nom vient de circuler, un inconnu notoire. Qui sait comment s'appelle l'actuel ministre de l'Equipement ? Personne ! Qui lui retient un grand projet d'infrastructure qui marquerait son passage à la tête d'un ministère qui a vu passer les Slaheddine Belaïd, Ahmed Friaâ, Mohamed Sayah et bien d'autres qui avaient piloté la construction de la Tunisie moderne avec ses grands chantiers, barrages, routes et autoroutes...Peut-on citer pour cet honorable monsieur un seul chantier commencé et achevé, sous son autorité ? La politique a ses raisons que la raison ne connaît pas. C'est le cas de le dire pour un certain lobbie d'hommes d'affaires tunisiens proches des Américains, qui font tourner le nom du ministre actuel pour la primature. Quelle promotion fulgurante pour un honorable Monsieur, connu pour être dur, voire très dur, dans ses rapports avec la Centrale syndicale, principale composante du Quartet et locomotive du Dialogue national qui avait donné naissance au Gouvernement de Mehdi Jomaâ. Avec l'opposition systématique de ce candidat ami de ceux qui prônent le libéralisme sauvage, nous risquons trop en termes de paix sociale. En plus, il est loin de bénéficier de la sympathie d'Ennahdha. Dans une logique de gouvernance consensuelle, ce nom n'a aucune chance de passer. Ce candidat sorti de nulle part peut allumer le feu dans la plaine sans se soucier des victimes. Ceux qui veulent le propulser au devant de la scène, hommes d'affaires et proches des Etats –Unis, sont persuadés qu'ils ont trouvé l'oiseau rare, capable d'imposer les réformes dont le prix est très cher. S'il fait la Une de certains journaux, c'est que c'est bien soufflé, n'étant connu de personne.
Une deuxième candidature à l'écart et d'autres entrent en course
De toute façon, selon les bruits et signaux sortis des astres de la politique, cette candidature serait exclue. Il faut tout d'abord savoir que des réformes sont nécessaires, mais ce ne sont ni les hauts experts du FMI, ni leurs collègues qui doivent décider pour nous. D'ailleurs là où ils passent, leurs propositions acceptées par des gouvernants malléables, ils laissent les pays en flammes. Les soucis des pauvres sont le cadet de leurs soucis. Comme la fonction crée l'organe, il faut commencer par préciser le profil nécessaire en ce moment et pour deux ans, au moins pour pouvoir se rapprocher de ce qui se passe dans la tête de BCE, qui laisse tout le monde travailler, écoute tout le monde et décide seul.
Dans cet ordre d'idées, des défenseurs d'un autre projet social, démocratique et consensuel sont favorables à la reconduction de Mehdi Jomaâ, ou à la désignation de l'un de ses bras droits qui sait parler aux « anges » du FMI, aux députés fraîchement installés à l‘Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), qui crient beaucoup devant les caméras lors des plénières...Ce candidat devra, donc être immédiatement opérationnel, ayant la maîtrise des dossiers et chantiers ouverts. Même la préparation de la loi de Finances complémentaire, ne prendra pas beaucoup de temps. D'ailleurs, entre Hakim Ben Hammouda, et Mahmoud Ben Romdhane, économiste en chef de Nida, beaucoup d'affinités intellectuelles et une grande convergence de points de vue existe. Le programme économique et social de Nida, avec quelques aménagements peut être appliqué par des hommes de cette trompe, anciens hauts cadre à la Banque Africaine de développement (BAD). Rares sont ceux qui répondent à tous les critères requis, surtout si on leur ajoute un bon contact avec BCE. Un bon chef de Gouvernement, est un chef d'orchestre qui doit appliquer la musique composée par le Président de la République. Un bon technocrate le ferait sans problème. Mehdi Jomaâ serait-il l'oiseau rare ? Il était prêt à se présenter contre Béji Caïd Essebsi. Pour Nabil Belaâm, DG d'Emrhod Consulting, l'analyse du comportement des électeurs propulse à la 1ère place Mehdi Jomaâ. Il était devenu la coqueluche des sondages depuis longtemps. Les Tunisiens en ont fait leur personnalité préférée durant des mois. S'il tient à rentrer en France il saura, pour le pays, suggérer son bras droit en économie et finance pour lui succéder à La Kasbah. L'attente va durer.


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