OPPO se positionne sur la charge ultra rapide et accélère son processus d'innovation    Biatlabs, l'incubateur de la Biat fait peau neuve pour appuyer les entrepreneurs en Tunisie    Vers l'allégement des horaires du couvre-feu?    Tunisie – Saïed exigerait la démission de Mechichi avant tout dialogue national    Dernière Minute – Coronavirus : 32 décès et 635 nouvelles contaminations, Bilan du 3 mars    Kais Saied visite le groupe Telnet    Autorisation exceptionnelle et provisoire pour le vaccin chinois    La crise politique en Tunisie: éloge du «conflit constructif»    Il serait scandaleux si l'avocat des terroristes bénéficiera d'une protection policière    La Tunisie est dans un régime politique présidentiel, selon Khlifi    Rania Amdouni condamnée à 6 mois de prison    Sortie officielle du film documentaire : Je suis ma propre république    Ouverture d'une enquête sur d'éventuels crimes de guerre    Au moins dix-huit morts et de nombreux blessés    BH LEASING : Appel à candidatures pour la désignation d'un administrateur indépendant    Ocres patines du temps fugace    «Om Layoun» un film documentaire tendre et sans compromis    Fâcherie envers les gâteries    Tunisie [Vidéo]: Salon du livre pour enfant de Sfax, les conditions d'organisation de la 27ème édition    Ghannouchi sollicite Mechichi pour l'ouverture d'une enquête sur le riz contaminé à l'aflatoxine    Dangereux: Les quantités de Riz cancérigène n'ont pas encore été détruites        Mustapha Ben Jaâfar : Appliquons la constitution avant de la critiquer et de vouloir la changer !    LC Afrique: Espérance de Tunis , 23 joueurs pour affronter Zamalek    Levante vs Athletic Bilbao: où regarder le match de demi-finale de la Coupe du Roi du 4 mars?    Le patronat désapprouve les mouvements de grève des douaniers    La Tunisie invitée à la réunion des ministres des Affaires étrangères du G20 à Rome    Signature d'un accord de partenariat pour renforcer la gouvernance dans les administrations    Le point sur l'épidémie du coronavirus dans les pays arabes : Mise à jour Du 04 MARS 2021 à 11H00        Ali Laarayadh : Nous ne sommes pas comme Kais Saied...    Le FMI veut une nouvelle direction économique en Tunisie : Faut-il craindre le scénario grec ?    Programme TV du jeudi 04 mars    REMERCIEMENTS : Hatem BEN RAYANA    Tunisie : L'épreuve du bac sport est annulée    Arrivée prochaine de 300 mille doses de vaccin provenant de la Chine    ESM-ESS (1-1) : L'Etoile revient de loin !    ASR-CA (1-1) : Nul équitable    Tunisie – Météo : Temps nuageux avec des pluies éparses    Ouafa Belgacem, experte en mobilisation des ressources et en durabilité : «Ne plus frapper à la mauvaise porte»    1ère édition de la Biennale d'Art du 5 au 8 mars à Tunis : Du Pop Art pour les réunir    Ligue 1 | 15e journée : Pas de droit à l'erreur...    Tunisie: Daily brief du 4 Mars 2021    Un attentat terroriste déjoué à Alger    Trois employées de télévision tuées par balles en Afghanistan    Et la fin de la vie sur Terre c'est pour quand ?    Ephéméride : Le 1er mars 1924, Mohamed Daghbaji lança la révolte contre l'occupation française    Officiel en Algérie : Le parlement sera dissous aujourd'hui    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Satisfaisant, mais peut mieux faire !
Publié dans Le Temps le 23 - 04 - 2015

A l'instar des autres membres de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la Tunisie s'apprête à célébrer du 24 au 30 avril la Semaine mondiale de la vaccination, placée cette année sous le thème « Combler les lacunes et parvenir à l'équité en matière de vaccination », comme indiqué dans le Plan d'action mondial pour les vaccins approuvé en mai 2012 par les Etats membres de l'Assemblée Mondiale de la Santé.
Chaque année et à l'initiative de l'OMS, la Semaine mondiale de la vaccination est célébrée durant la dernière semaine d'avril. Ce rendez-vous annuel a pour objectif de promouvoir l'utilisation des vaccins pour protéger les personnes de tous les âges et pas seulement ceux en bas âge contre différentes maladies. A cette occasion, les laboratoires Pfizer ont convié les journalistes à une conférence de presse intitulée « Vaccination en Tunisie: Etat des lieux et améliorations à apporter , marquée par la présence des professeurs Souad Bousnina, Présidente du Comité National de Vaccination (CNV) et Tahar Sfar, Vice-Président du CNV. Ce point de presse a permis aux deux spécialistes en pédiatrie de rappeler l'importance vitale de la vaccination pour protéger les populations notamment les plus vulnérables d'entre elles tels que les enfants en bas âge et de faire le point sur l'actuel calendrier vaccinal en Tunisie avec ses points forts et ses manquements. Tout en estimant qu'il était tout à fait satisfaisant et assez complet, les deux experts ont déploré l'absence de quelques vaccins recommandés par l'OMS.
La vaccination dans le monde
Près de 200 ans après la mise au point du premier vaccin, l'OMS estime que la vaccination est l'une des interventions les plus efficaces et les plus rentables en matière de santé. Les vaccins disponibles actuellement permettent chaque année d'épargner de 2 à 3 millions de décès dans le monde. Selon l'UNICEF, chaque dollar dépensé en vaccination permet d'en économiser 7 sur les coûts médicaux et 25 sur les coûts généraux liés aux maladies évitables par la vaccination. Concernant les enfants, outre les maladies pour lesquelles des vaccins existent depuis de nombreuses années, comme la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite et la rougeole, il est désormais possible de les protéger d'autres pathologies telles que la pneumonie et la diarrhée à rotavirus, deux des principales causes de mortalité chez les moins de cinq ans. Malheureusement, de récentes statistiques ont montré qu'un enfant sur cinq dans le monde ne bénéficiait pas de vaccination. Ainsi, en 2013, près de 21,8 millions de nourrissons n'ont pas reçu de vaccins salvateurs. Précarité, ignorance, manque d'informations, services de santé quasi-inexistants à proximité dans les régions les plus reculées.... Autant de raisons qui peuvent expliquer ces chiffres jugés alarmants par les professionnels de la santé. En pleine expansion, grâce notamment aux efforts déployés par les laboratoires en matière de recherche et développement, l'industrie pharmaceutique ne cesse de proposer de nouveaux vaccins encore plus performants et sophistiqués. Il est désormais possible, par exemple, de protéger efficacement les jeunes et les adultes de maladies potentiellement mortelles comme la grippe, la méningite et certains types de cancers.
Qu'en est-il de la Tunisie ?
La vaccination a été introduite en Tunisie dès le début du siècle à travers des campagnes de masse mais ce n'est qu'en 1979 qu'un Programme National de Vaccination (PNV) a été officiellement mis en place. Outre les vaccins administrés aux nourrissons, les enfants scolarisés sont également pris en charge par l'Etat pour la poursuite de leur vaccination par la médecine scolaire. Le présent calendrier vaccinal tunisien protège contre neuf antigènes, dont la tuberculose, la diphtérie, la coqueluche, le tétanos, l'hépatite virale B. Un travail de longue haleine qui a donné ses fruits puisque certaines maladies ont été complètement éradiquées en Tunisie, à l'instar de la Polio dont plus aucun cas n'a été signalé depuis 15 ans. Mais malgré tous les efforts déployés tout au long de ces dernières années pour l'étoffer, le calendrier de vaccination tunisien n'inclut pas encore tous les vaccins recommandés par l'OMS, à l'instar de celui contre le pneumocoque ou encore celui contre le papillomavirus humain, indispensable dans la lutte contre le cancer du col de l'utérus. S'ils sont disponibles sur le marché privé, ils ne figurent en revanche pas dans le calendrier de vaccination scolaire et ne sont donc pas pris en charge par l'Etat. Les parents désireux de faire vacciner leurs enfants peuvent le faire mais à leurs propres frais. Seul hic, ces vaccins coûtent généralement cher et ne sont pas accessibles à tous d'autant plus que moins de 20% des enfants tunisiens sont vaccinés en privé. Pour le vaccin contre le pneumocoque par exemple, quatre doses, à 157 DT chacune, sont nécessaires pour chaque enfant. Bien que le pneumocoque soit la première bactérie responsable d'infections en pédiatrie et que la vaccination permet de prévenir les pneumococcies aussi bien communautaires comme l'otite et la pneumonie ou plus graves comme la méningite à pneumocoque qui peut occasionner de lourdes séquelles neurologiques, des handicaps ou pire des décès, le coût élevé de ce traitement préventif peut en dissuader bien des parents.
Pour Pr. Bousnina et Pr. Sfar, inclure l'ensemble des vaccins recommandés par l'OMS dans le plan national de vaccination est un vrai challenge. Bien que conscientes de leur importance, les autorités sanitaires redoutent leur coût excessif d'autant plus qu'il n'est plus possible de faire marche arrière une fois le vaccin inclus dans le calendrier. Mais les spécialistes indiquent que comparés aux coûts de la maladie, de l'hospitalisation et du traitement curatif, ceux des vaccins sembleront d'ici quelques années bien raisonnables d'autant plus qu'ils permettent de faire une économie sur la consommation d'antibiotiques. Et au Pr Bousnina de conclure : « Nous nous battons depuis longtemps pour l'égalité d'accès aux soins de santé à tous les petits Tunisiens. Nous espérons donc que de nouveaux vaccins, notamment les plus prioritaires d'entre eux, soient inclus d'ici 2016 au calendrier de vaccination scolaire. »


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.