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Analyse d'Oxford Business Group
Publié dans L'expert le 01 - 10 - 2009

Deux projets annoncés récemment devraient améliorer le réseau de transmission d'électricité tunisien tout en améliorant l'intégration des réseaux énergétiques européens et maghrébins.
Grâce à la forte croissance qu'a récemment connue le pays, la Tunisie, selon les chiffres du Fonds monétaire international (FMI), a vu son économie doubler de taille au cours des dix dernières années, en passant de 13.7 milliards d'euros à prix courants en 1998, à 27.7 milliards d'euros en 2008. Cette croissance importante, dont une grande partie est due à l'intégration grandissante de la Tunisie dans les marchés européens, a entraîné une surcharge de l'infrastructure énergétique du pays.
Afin de répondre aux besoins croissants de l'industrie tunisienne, du tourisme et des consommateurs, la Banque africaine de développement (BAD) a accordé, le 2 septembre dernier, un prêt de 45.6 millions d'euros au pays pour la remise en état et la restructuration du réseau national d'énergie. Le prêt servira à améliorer les réseaux de basse et moyenne tensions gérés par la Société tunisienne de l'électricité et du gaz (STEG), afin de permettre à la Tunisie de « disposer d'un réseau de distribution d'électricité plus fiable et plus sûr », ainsi que, selon la BAD, « d'accroître la quantité d'énergie vendue et [le] chiffre d'affaires [de la STEG] et d'améliorer la sécurité de ses agents et des tiers. »
Selon les informations fournies par la banque, la croissance de la demande actuelle, qui est de 5% par année, a mené à une saturation du réseau existant, dans la mesure où certaines centrales et installations électriques ne sont plus adaptées aux contraintes actuelles d'exploitation des réseaux. « Ces installations sont la cause de surcharges, de pertes techniques et de chutes de tension élevées, quelquefois supérieures à 20 % », ce qui est trois fois supérieur aux 7% admissibles du cahier des charges de la STEG pour les réseaux moyenne tension et deux fois supérieur aux 10% autorisés pour les réseaux basse tension. Les travaux de rénovation devraient avoir lieu dans tous les gouvernorats du pays.
En plus d'améliorer le réseau de transmission interne, grâce aux liens de plus en plus étroits établis avec l'économie européenne, il a été annoncé, de façon presque simultanée, qu'on prévoyait d'intégrer le réseau d'électricité tunisien à celui de l'Italie. Ce projet d'une valeur de 2.09 milliards d'euros sera réalisé par une coentreprise constituée par la STEG et la société de transport de l'électricité italienne. Il s'agira d'établir un câble sous-marin de courant continu à haute tension (CCHT) d'une puissance de 1 000 MW et d'une longueur de 200 km, qui reliera les deux pays méditerranéens en passant par El Haouaria, en Tunisie, et Partanna, en Sicile. On prévoit également, dans le cadre de ce même projet, de construire, en Tunisie, une centrale de 1 200 MW qui fournira 400 MW d'énergie à la Tunisie, alors que le reste devrait être acheminé en Italie par le câble en question. Cependant, le courant devrait circuler à travers ce câble dans les deux directions, reliant ainsi le réseau d'électricité tunisien au reste de l'Europe occidentale.
Le projet de connecter la Tunisie à l'Italie s'inscrit dans une stratégie euro-méditerranéenne plus vaste, qui vise à intégrer les réseaux d'électricité et d'énergie européens à ceux des pays du Maghreb riches en pétrole et en gaz. De par sa proximité de l'Algérie et de la Tunisie, l'Italie s'est naturellement imposée comme la clé de voûte de cette stratégie, dans la mesure où l'on prévoit également, pour l'année prochaine, la réalisation du projet gazoduc Galsi, consistant à augmenter les capacités du gazoduc existant Transmed, qui relie l'Algérie à l'Italie. Ainsi, en comptant également les gazoducs reliant l'Algérie à l'Espagne, la capacité de transport du gaz entre l'Algérie et l'Europe s'élèvera, dans les cinq prochaines années, à 62 milliards de m3 par année.
Etant donné que la fourniture en gaz provenant de Russie devient instable, il paraît logique que l'Europe s'approvisionne davantage en gaz algérien. En ce qui a trait à la délocalisation des capacités de production, le projet El Haouaria est peut-être un projet pionnier qui frayera le chemin à de nombreux autres dans les années à venir. Ainsi, le projet Desertec d'une valeur de 400 milliards d'euros, officiellement lancé au mois de juillet par les réassureurs allemands Munich Re, prévoit d'utiliser les déserts d'Afrique du Nord pour alimenter en énergie les économies européennes. En effet, le modèle, soumis à l'origine par le Club de Rome sous forme de livre blanc et parrainé par le prince jordanien Hassan bin Talal, propose d'utiliser les centrales solaires à concentration du Sahara pour alimenter l'Europe en énergie (il s'agit d'un système où des miroirs reflètent les rayons du soleil dans une colonne d'eau qui fait fonctionner une turbine à vapeur, soit un dispositif différent de celui des cellules photovoltaïques). L'électricité ainsi créée serait ensuite acheminée vers le Vieux Continent à travers des câbles sous-marins CCHT.
Le projet Desertec constitue-t-il une réponse viable à long terme et écologique aux besoins européens ? Les chiffres de l'industrie et ceux des analystes de l'énergie sont divergents. En effet, selon les estimations, 20 câbles CCHT seraient nécessaires pour la réalisation de ce projet et chacun coûterait approximativement le même prix que le câble reliant la Tunisie à l'Italie. De plus, ce type d'installation (tout comme celle d'El Haouaria) requiert la mise en place d'une infrastructure de part et d'autre du câble pour convertir le courant alternatif (CA) en courant continu (CC) et vice-versa (le CC se dégrade moins sur les longues distances que le CA), ce qui représente également un coût important. Compte tenu de ces préoccupations pécuniaires, il est certain que le gouvernement tunisien espérera que l'expertise que lui apportera le projet El Haouaria dotera le pays d'un avantage comparatif s'il est question, ce qui se produira sans doute, d'installer d'autres câbles du même type.

Source : Oxford Business Group


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