Les ressortissants tunisiens résidants en France, tout comme plusieurs ressortissants en provenance de 50 autres pays, et propriétaire d'un compte épargne codéveloppement peuvent investir dans leur pays d'origine tout en bénéficiant d'une réduction d'impôt sur le revenu de 40 % du montant des sommes versées. Les sommes versées doivent servir à financer des projets d'investissements dans le pays d'origine. Selon plusieurs sources financières française, une instruction fiscale présente ce dispositif et précise que les investissements éligibles à la réduction d'impôt, qui doivent concourir au développement économique du pays, peuvent consister à la création, reprise ou prise de participation dans une entreprise locale, l'abondement de fonds destinés à des activités de micro-finance ou encore au rachat d'un fonds de commerce. Pour les versements effectués, à compter du 1er janvier 2009, sur un compte épargne codéveloppement, transforme cette déduction du revenu brut global en une réduction d'impôt sur le revenu au taux de 40 %. La réduction d'impôt sur le revenu est opérée dans la double limite annuelle de 25 % du revenu net global du foyer fiscal et de 20 000 €, quel que soit le nombre de personnes composant le foyer fiscal. Cet avantage fiscal est subordonné à la condition que les sommes épargnées soient effectivement investies au bénéfice du développement économique des pays concernés. En cas de non-respect de cette condition d'investissement et sous réserve de situations particulières, chaque retrait, qu'il soit total ou partiel, des sommes versées sur un compte épargne codéveloppement et ayant donné lieu à réduction d'impôt sur le revenu, fait l'objet d'un prélèvement de 40 % opéré par l'établissement bancaire, majoré de l'intérêt de retard de 0,40 %.