Qui est Imed Hazgui, pressenti ministre de la Défense nationale    Agil réalise les rêves des jeunes talents en sport de moins de 14 ans    Elyes Fakhfakh s'entretient avec Kaïs Saïed    Abassi : la relation du Tunisien avec la banque reste très limitée    Mustapha Mezghani - L'Industrie 4.0: une vraie menace pour l'économie Tunisienne    CONDOLEANCES: Emna TRABELSI    REMERCIEMENTS ET FARK: Mongia MOALLA veuve Hédi TARIFA    La STEG réalise un excédent d'électricité    Taux d'intérêt directeur : L'investissement des projets productifs en priorité    Attaque signalée dans le port de Tripoli    Parité hommes-femmes en Tunisie : Au-dessous de la moyenne mondiale    Tunisie-Ligue 1: programme de la 16ème journée    Centre d'écoute : Un abri pour les femmes victimes de violence    Après une mise en quarantaine au cours de laquelle ils ont été placés sous contrôle médical : Les Tunisiens rapatriés de Wuhan rentrent enfin chez eux    Retour sur la célébration du 31ème anniversaire de l'Union du Maghreb Arabe    Meubles Mezghani dévoile ses nouveautés pour 2020    Le couvert végétal n'a pas connu, au 15 janvier 2020, une dégradation malgré le déficit pluviométrique    Bras de fer politico-constitutionnel : Kais Saïed se réunit avec Rached Ghannouchi et Youssef Chahed    Après 2 semaines de quarantaine, les internautes rendent hommage à l'héroïsme de Dr. Abdelmoumen    Tentative collective de suicide aux portes de l'ARP    Après le nul du CA face au CSHL : Sens interdit !    CHAN 2020 : le Cameroun, pays-hôte, versé avec le Mali, le tenant marocain affrontera le Togo    Contrepoint | Deux voix, deux joyaux    6e édition du Sicca jazz : Vibrez sur les fusions !    Karaté | En prévision des J.O de TOKYO : Quatuor au tournoi d'Autriche    Handball | Retour sur le derby : Une question de moyens    Amir Ben Yahmed: Pour un capitalisme africain au profit de tous        La Maison de la poésie tunisienne lance un appel à candidature pour sélectionner des volontaires dans le cadre de la manifestation « Mars Poésie 2020 »    Des missionnaires chrétiens arrêtés à Sousse    Programme TV du mardi 18 février    Mohamed Salah Ben Ammar: Le dernier recours!    Suite à un incendie sans grands dégâts, Tarak Ben Ammar : les studios Carthago sont opérationnels    Retour au centre-ville    Conférence de presse: Les droits humains des migrants, victimes des politiques européennes en matière de migration    Santé : 9 Libyens revenant de Chine resteront en isolement pendant 14j en Tunisie avant de retourner à leur pays    Mustapha Kamel Nabli: Abdelwaheb Mahjoub, mon ami de toujours (Album Photos)    Boxe avec les Etoiles – Galaoui … honore la Tunisie    Météo : temps stable    Tebboune : les visites officielles se feront désormais en bus    Libye: « nous n'avons pas de partenaire de paix », déplore le gouvernement    Plongez dans la biographie de l'inégalable artiste-peintre-caricaturiste tunisien si Abdelhamid Hanafi    Pas de mariage pour tous en Russie tant que Poutine est président    Exposition Silhouettes du 15 au 29 février à la Galerie d'Art Alexandre Roubtzoff    RENCONTRE-DEDICACE : « Hend, le prince de Djerdjer » par l'auteur IZA LOU, Librairie Al Kitab Tunis    L'alpiniste tunisien Anis Trimeche au sommet de l'Aconcagua    Monji Ben Raies: «Deal du siècle», deal de dupes    Les extrémistes terrorisaient les habitants : Opération de ratissage près de Ghardimaou    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





A cause de la crise économique et le climat : l'Afrique se trouve seule - Par Dali Najeh
Publié dans L'expert le 17 - 12 - 2011

A cause de la crise économique et le climat les pays riches ont laissé l'Afrique se battre seul contre la pauvreté.pour l'Europe
Dali Najeh en analysant les publications, les dossiers et la presse issus de la conférence des parties contractantes (COP 17) à la convention cadre des nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) qui a été tenue à Durban, Sud de l'Afrique trouve que cette rencontre a focalisé ces travaux sur des priorités qui touchent en premier lieu de façon directe les pays riches et industrialisés soit les problèmes liés à l'énergie et les émissions des gaz à effet de serre (GES) issus de leurs fortes activités industrialisées, le transport et leurs modes de productions et de consommation.
En effet, les vrais problèmes qui touchent l'Afrique et en particulier les problèmes liés à l'agriculture, la sécheresse, les ressources en eaux et la déforestation, quoi les problèmes liés à la désertification.
A ce sujet, Najeh Dali, précise que l'Afrique ne pollue pas au-delà de 4% de l'ensemble de la pollution mondiale, moins d'un seul pays qui est le Canada dont les émissions avoisinent le 5%. Les Etas-Unis et la Chine dégagent chacun plus de 25% des gaz à effet de serre. Pour l'Europe elle est environ de 17%.

Donc, les vrais problèmes de l'Afrique sont autres que ceux des pays riches. Selon la Banque Mondiale, la désertification et la dégradation des sols menacent la subsistance des Africains. La désertification et la dégradation des sols constituent de graves problèmes pour l'environnement.

Ce phénomène pèse sur l'avenir environnemental de l'Afrique, mais plus encore sur son avenir économique, en raison du coup de frein qu'il impose aux activités liées à l'agriculture, tourisme, pèche, …..
Prenons l'exemple de l'agriculture. La désertification, la sécheresse et, ces derniers temps, avec les effets des changements climatiques produisent leurs effets néfastes sur ce secteur, menaçant par là même la principale source de subsistance – et d'exportations – de millions de personnes déjà démunies.

D'ailleurs, cette même problématique est généralisée à travers le monde. Les terres sèches, arides ou semi-arides sont particulièrement exposées aux ravages de la désertification. Les régions sèches abritent environ deux milliards de personnes, soit le tiers de l'humanité, et couvrent plus de 40 % de la surface de la planète.

Les négociations de Durban ont non seulement tourné à l'avantage des pays développés, mais ont aussi créé des divisions parmi les 53 pays africains, sur la question de l'agriculture. L'objet du désaccord: fallait-il ou non céder à la demande des pays développés de rentrer dans le marché des gaz à effet de serre? Cette approche de l'agriculture (mitigation) visant à réduire l'impact négatif de son activité sur l'environnement n'est pas dans l'intérêt de l'Afrique, qui cherche à développer son agriculture pour atteindre la sécurité alimentaire. En effet, c'est au contrainte les demandes pays industrialisés pour l'agriculture se base sur les aspects émissions de gaz en et non la production.

D'abord, l'approche adoptée par le protocole de Kyoto, elle ne vise pas à réfléchir et développer un nouveau modèle agricole pour ce continent. Ensuite, le marché des émissions de dioxyde de carbone qui permet des transactions de droits d'émissions de gaz à effet de serre entre les pays ne serait pas intéressant pour les pays africains. Selon Najeh Dali, ce marché ne peut pas fonctionner en Afrique parce que la majorité des agriculteurs africains ont moins de deux hectares de terres.

D'ailleurs, le rapport « The Economics of Climate Change » (2007) de sir Nicholas Stern tire la sonnette d'alarme sur ces questions. La baisse de productivité agricole pourrait priver des centaines de millions de personnes, particulièrement en Afrique, de la possibilité de produire ou d'acheter suffisamment de nourriture. L'étude souligne également que les écosystèmes seront lourdement affectés par le changement climatique, puisqu'un réchauffement de 2° C seulement pourrait entraîner l'extinction de 15 % à 40 % des espèces.

La préservation de la fertilité des sols et la protection de la base de ressources écologiques est primordiale pour les économies fondamentalement agraires des 47 pays, au sud du Sahara, dont les activités agricoles représentent 25 % à 50 % du produit intérieur brut.

Donc, il apparaît que les pays riches occupés par la crise économique et la relance économique qui dépendent en grande partie de l'énergie dont les prix augmentent de plus en plus nécessaire pour créer l'emploi et attirer l'investissement et améliorer la qualité de vie de leurs populations, n'ont plus dans leur agenda l'Afrique comme priorité et la lutte contre la pauvreté dans ce continent.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.