31°C à Tunis, 38°C à Paris. Non, ce n'est pas une erreur de météo inversée ni un scénario de science-fiction. C'est bien la réalité du 1er juillet 2025. Pendant que les Parisiens font rôtir leurs baguettes sur le bitume, les Tunisiens profitent d'une petite brise estivale acceptable. Si cela continue, ce ne sont plus les hirondelles qui migreront vers le sud, mais les cadres sup' de la région parisienne, en short, à la recherche d'un coin d'ombre et d'un climat à température humaine. Le grand retournement climatique : Tunis plus tempérée que Paris Il y a encore dix ans, on faisait des blagues sur les étés tunisiens : « Ici, c'est la plaque de cuisson d'Afrique », disait-on. Aujourd'hui, on commence à entendre dans les ruelles de Bab El Bhar : « Sincèrement, je respire mieux ici qu'à Montparnasse. » Tandis que Paris suffoque sous 38°C en alerte rouge canicule, Tunis affiche une climatisation naturelle autour de 31°C, brise légère en option, et pas un seul nuage pour faire la tête. Une stratégie géopolitico-touristique se profile, Slogans déjà en test (officieux mais prometteurs) : Devant ce phénomène que même les saisons ne comprennent plus, une nouvelle stratégie nationale se dessine. Objectif : faire de Tunis un asile climatique européen. Oui, fini le tourisme médical, vive le tourisme météorologique ! On ne viendrait plus pour réparer une dent ou poser une prothèse, mais pour refroidir un Parisien en surchauffe. * « Envie de respirer ? Evadez-vous à Tunis ! » * « Le soleil tunisien, version modérée, garantie sans coup de chaud. » * « Tunis, votre clim' naturelle certifiée bio. » * « Ici, on transpire encore avec dignité. » * « L'été comme vous l'aimiez dans les années 90. » Des forfaits fraîcheur à inventer Et si on poussait le concept ? * Villages climatiques à Zaghouan, 27°C max, citronnade à volonté. * Zones tempérées à Sidi Bou Said, brise marine et café glacé inclus. * Forfaits « Echappez à l'enfer parisien » pour la diaspora française. * Bizerte « Evasion fraîcheur », avec serviette de plage et brumisateur gratuits. On pourrait même instaurer une taxe symbolique sur les valises contenant plus de trois shorts mouillés : preuve de surchauffe chronique. Une blague qui cache une vraie urgence Si l'ironie fait sourire, la situation elle, fait transpirer... et réfléchir. Ces écarts de température sont bien plus qu'une anecdote de saison. Ce sont les symptômes visibles d'un dérèglement climatique majeur. Les pics de chaleur en Europe deviennent plus fréquents que les coupures d'eau à Ezzahra — c'est dire. Et pendant que le Nord brûle, le Sud, paradoxalement, devient plus vivable. À condition bien sûr d'anticiper : meilleure gestion des ressources, adaptation urbaine, climatisation naturelle intelligente (des arbres, pas des compresseurs). Alors, demain, tous en route vers Tunis ? Si Paris continue de flamber et que Tunis reste modérément chaleureuse, ne soyons pas surpris de voir un jour la carte du tourisme inversée : « Saison haute à Tunis : afflux de Parisiens en détresse thermique. » D'ici là, restons à l'ombre... et gardons notre humour. C'est peut-être notre meilleure climatisation nationale. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!