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Iran : Le président pose un acte fort en direction de Trump, les Mollahs se planquent derrière lui
Publié dans Tunisie Numérique le 02 - 01 - 2026

Massoud Pezeshkian est un réformateur, du moins il s'efforce de l'être. C'est une position intenable. L'Ayatollah Ali Khamenei, le véritable maître des lieux, a validé la candidature de Pezeshkian à la présidentielle de 2024 pour donner des gages à une jeunesse qui se cabre, éprise de liberté et d'émancipation, mais aussi à l'Occident. Dès qu'il a été élu le réformateur a tendu la main aux Européens pour renégocier les contours du programme nucléaire iranien. Bon, il n'a pas formellement évoqué les USA mais personne n'est dupe, il s'adressait prioritairement à Donald Trump, qui avait fracassé en 2018 l'Accord de Vienne et remis une couche sur les sanctions. Trump est revenu à la Maison-Blanche, pour le plus grand malheur des Mollahs.
Le président agit, l'Ayatollah bénit, les journaux crient
Il se dit que Téhéran a repris l'enrichissement de l'uranium et que les bombes américaines n'ont pas complètement ravagé le programme nucléaire, contrairement aux affirmations péremptoires du président Trump. La vérité est certainement entre les deux thèses. Le républicain ne pouvait pas dire autre chose, c'est sa crédibilité qui est sur la balance. Idem pour l'Ayatollah Khamenei. Pezeshkian a tenté de sortir de ce face-à-face mortifère en accordant un entretien à l'animateur américain Tucker Carlson, qui a ses entrées à la Maison-Blanche et qui est très influent dans les milieux conservateurs.
L'interview, qui a été diffusée par les médias américains hier lundi 7 juillet, ne passe pas en Iran. Ce mardi les journaux conservateurs sont montés au front, estimant que le président iranien a eu un discours «trop doux» à l'endroit du pays ennemi qui a bombardé en juin dernier les sites nucléaires iraniens. Dans cet entretien Pezeshkian a affirmé que son pays n'a «aucun problème» pour reprendre les négociations avec les USA, même après les bombes et missiles largués sur les sites de Fordo, Natanz et Ispahan.
«Est-il juste de s'asseoir à nouveau, sans condition, à la même table que ceux qui ont déjà largué des bombes» sur la diplomatie, s'insurge le journal Kayhan, très critique avec l'Occident et opposant au dialogue sur le nucléaire. «Face à un ennemi dont les mains sont tachées jusqu'aux coudes du sang de notre peuple [...], n'y a-t-il pas d'autre solution que de rester ferme ?», écrit le quotidien, dont le directeur est nommé par le guide suprême iranien...
D'après le dernier bilan dévoilé par la télévision d'Etat, au moins 1060 personnes ont trouvé la mort en Iran durant le conflit de 12 jours lancé par Israël le 13 juin dernier, dès le lendemain de l'expiration du délai de 60 jours accordé par Washington à Téhéran pour sceller un accord sur le contrôle très stricte du programme nucléaire iranien.
Le quotidien conservateur Javan déplore les mots «un peu trop doux et gentils» du président iranien à l'égard des Etats-Unis. «Le véritable sens d'une conversation avec un présentateur américain est transmis lorsque les mots montrent la colère du public et sa méfiance totale envers l'Amérique», ajoute le journal.
Le journal réformiste Ham Mihan a pris le contrepied des médias conservateurs en magnifiant «la démarche positive» de Pezeshkian. «Cette interview aurait dû être réalisée depuis longtemps», martèle le quotidien, en soulignant que «les responsables iraniens sont malheureusement absents depuis longtemps de l'espace médiatique international et américain».
La terrible erreur des Mollahs, ils n'ont plus intérêt à se louper
Clairement le président fait ce pour quoi il a été élu : Reprendre langue avec les Etats-Unis pour les convaincre qu'il est grand temps de lever des décennies de sanctions que rien ne justifie. Et d'ailleurs Pezeshkian avait de grandes chances d'y arriver si le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu n'avait pas frappé la veille du 6e round de pourparlers avec Washington. Mais à ce qu'on sache ce sont les sbires du régime qui éructent et vocifèrent, l'Ayatollah Khamenei n'a pas officiellement renié le président iranien après son entretien avec Carlson.
Exprimer « la colère du public et sa méfiance totale envers l'Amérique » est une simple posture guerrière, ça ne change rien à l'équation du moment. Les Mollahs ont injecté des dizaines de milliards de dollars dans un programme nucléaire dont tout le monde connait la finalité, même si le guide suprême n'a jamais formellement levé la « Fatwa » contre la bombe atomique. La grande erreur des Mollahs a été de crier sur tous les toits, à chaque prière du vendredi, que leur but ultime est de pulvériser l'Etat hébreu. Maintenant la chose se sait et les satellites américains ont l'œil sur l'Iran, sans parler des espions israéliens qui ont infiltré jusqu'aux derniers cercles.
Les Iraniens savent que chacun de leurs gestes sera épié et le moindre soupçon donnera un prétexte à Netanyahu et à son soutien américain pour agir militairement. Mais en même temps Téhéran n'a pas le choix, enterrer tout enrichissement d'uranium reviendra à reconnaitre publiquement que tous les choix qui ont été faits depuis des décennies sont erronés, que toute cette masse d'argent qui n'est pas allée au développement est un crime contre la nation. Ce serait un terrible aveu de faiblesse de la théocratie, laquelle ne tient que par la terreur…
L'Ayatollah Khamenei ne peut pas s'autoriser à afficher la moindre reculade. Ce qu'il ne peut pas négocier directement et publiquement avec les Américains, parce que sa stature ne le permet pas, c'est son président qui le fera. Mais tout ça bien entendu personne ne l'assumera officiellement. Tout le reste, toute l'agitation des durs du régime n'est que cris d'orfraie.

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