Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a appelé à accepter la Palestine comme membre à part entière des Nations unies, à l'issue de la conférence internationale de haut niveau sur le règlement pacifique de la question palestinienne et la mise en œuvre de la solution à deux Etats, tenue à New York sous la présidence de la France et de l'Arabie saoudite. Sánchez, qui fut l'un des premiers dirigeants européens à reconnaître l'Etat de Palestine en mai 2024, s'est félicité de voir des pays majeurs comme la France, le Royaume-Uni, l'Australie et le Canada rejoindre cette position, rapporte le quotidien espagnol El País. Hier lundi, le président français Emmanuel Macron avait officiellement annoncé cette reconnaissance lors de la 80e session de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, affirmant que « la reconnaissance par la France des droits légitimes du peuple palestinien ne diminue en rien les droits du peuple israélien, que la France soutient depuis le début et dont elle reste engagée à défendre les droits ». Monaco, Malte et le Luxembourg ont également exprimé leur soutien à cette démarche. Le chef du gouvernement espagnol a estimé que cette décision, prise au siège des Nations unies, devait être suivie par une autre étape : l'octroi à la Palestine de la pleine adhésion à l'ONU, une initiative déjà soutenue par 156 des 193 Etats membres, les Etats-Unis figurant parmi les principaux opposants. Sánchez a déclaré que ce processus « doit être achevé au plus vite, sur un pied d'égalité avec les autres Etats », soulignant que « cette conférence constitue une étape importante, mais elle n'est pas une fin en soi : elle marque le début ». Le journal a relevé que Sánchez a employé un ton ferme pour critiquer les actions d'Israël à Gaza. Il a affirmé que « le peuple palestinien est victime d'un génocide », une déclaration qui rejoint les critiques virulentes adressées à Israël par les quarante pays ayant pris part au sommet sur la solution à deux Etats, coprésidé par la France et l'Arabie saoudite. Et d'ajouter : « Au nom de la raison, au nom du droit international qui trouve ici son symbole, et parce que nous croyons en la dignité humaine, nous devons arrêter ce massacre maintenant. Les bombardements se poursuivent et la famine tue femmes et enfants... Oui, nous franchissons aujourd'hui une étape cruciale en appelant, dans cette conférence, à la solution à deux Etats. Mais soyons clairs : il ne peut y avoir de solution tant que la population de l'un des deux Etats est victime d'un génocide. » Actuellement, environ 75 % des 193 Etats membres de l'ONU reconnaissent la Palestine. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!