Au cours de la dernière nuit (samedi 4 octobre 2025), le Maroc a connu de nouveaux rassemblements liés à la dynamique genz 212, avec des veillées et marches signalées dans plusieurs villes, notamment Rabat, Casablanca, Tanger, Tétouan, Agadir, Meknès et Kénitra. La mobilisation, née le 27 septembre, reste décentralisée et fortement numérique, portée par des revendications centrées sur l'amélioration des services publics (éducation, santé), la lutte contre la cherté de la vie et la demande d'un dialogue crédible avec les autorités. Dans la séquence récente, des incidents isolés ont été rapportés, sans bilan consolidé à l'échelle nationale. Les compilations des derniers jours font état d'au moins 2 à 3 décès survenus lors d'épisodes de tension près d'Agadir/Leqliaa, de plusieurs centaines de blessés et de nombreuses interpellations, des chiffres qui continuent d'évoluer. Sur le terrain, les services de sécurité ont sécurisé des périmètres sensibles et procédé à des interventions ponctuelles, alors que des commerçants ont parfois fermé plus tôt par précaution, avec des ralentissements constatés autour des axes de rassemblement. Le Conseil national des droits de l'Homme (CNDH) a rappelé, ces dernières heures, l'importance de protéger le droit de manifester pacifiquement, de prévenir l'incitation à la violence et de documenter toute atteinte à l'intégrité physique. Le CNDH insiste sur l'encadrement légal des rassemblements et la nécessité d'un climat d'apaisement, alors que la mobilisation se prolonge et que l'opinion publique réclame des engagements datés sur la santé, l'école et le pouvoir d'achat. Parallèlement, les rédactions locales et les acteurs associatifs ont mis en garde contre une vague de désinformation : faux contenus et anciennes vidéos recontextualisées circulent en ligne (par exemple, prétendues scènes de déploiements militaires), alimentant la confusion. Les organisateurs informels et relais citoyens insistent sur la vérification des sources, la non-violence et la diffusion d'informations pratiques (conseils juridiques, numéros d'assistance) afin d'éviter tout emballement. La dynamique diaspora s'est également manifestée : des rassemblements annoncés à l'étranger, notamment à Paris, visent à relayer les revendications et à maintenir la pression médiatique. Cette extension hors des frontières conforte le caractère générationnel et transnational de genz 212, qui s'organise via Discord, TikTok et autres plateformes pour coordonner les temps forts et amplifier les messages. Sur le plan politique, l'exécutif réaffirme une ouverture au dialogue avec des relais crédibles (associations, syndicats étudiants, collectifs locaux) afin de canaliser les demandes. Des pistes évoquées par des sources proches des concertations reviennent avec insistance : renforcement budgétaire d'urgence pour des hôpitaux et établissements scolaires situés dans des zones prioritaires, dispositifs d'insertion pour primo-demandeurs d'emploi, mesures ciblées en faveur du pouvoir d'achat, et cadre de concertation régulier associant des représentants de la jeunesse. À ce stade, aucune annonce chiffrée et calendrier précis n'ont été rendus publics au cours des dernières heures. À très court terme, les initiateurs misent sur des actions de visibilité à faible risque (chaînes humaines, sit-in statiques, veillées) pour éviter l'escalade et maintenir l'attention sur le cœur des revendications sociales. L'issue dépendra de la concrétisation rapide de mesures vérifiables, de la qualité du canal de dialogue et de la maîtrise de la désinformation qui parasite la lecture des événements. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!