The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Les grandes rédactions internationales ont consacré leurs unes, ce week-end, à une série de révélations et de tensions politiques autour de la crise de Gaza. Au centre des débats : la désignation de Tony Blair par Washington pour superviser la gestion de la bande de Gaza, un choix qui suscite une vague de refus arabe et musulmane, mais aussi la publication de nouveaux rapports accablants sur les violations des droits des prisonniers palestiniens, les troubles psychologiques massifs en Israël et le rôle controversé de sociétés américaines dans le soutien technologique à l'armée israélienne. Rejet diplomatique du rôle de Tony Blair Selon le Financial Times, plusieurs capitales arabes et musulmanes ont exprimé leur opposition à la proposition américaine de confier à l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair la supervision de Gaza dans le cadre du plan post-conflit envisagé par l'administration Trump. Des sources diplomatiques citées par le journal ont expliqué que cette méfiance découle du passé politique de Blair, notamment de son rôle dans l'invasion de l'Irak en 2003, ainsi que de la mise à l'écart du rôle palestinien dans le processus décisionnel. Le Wall Street Journal, pour sa part, souligne que la récente opposition de Trump à une éventuelle annexion de la Cisjordanie par Israël ne visait pas à sanctionner Benyamin Netanyahou, mais à préserver le fragile équilibre politique avec les pays arabes engagés dans le processus de normalisation. Trump aurait averti, dans une interview à Time Magazine, qu'une telle initiative pourrait conduire Israël à perdre tout soutien américain, déclarant : « L'annexion n'aura pas lieu, car j'ai donné ma parole aux pays arabes qu'elle ne se produirait pas. » Abus dans les prisons israéliennes : des témoignages glaçants De son côté, le quotidien The Independent a publié des témoignages d'anciens prisonniers palestiniens, révélant des pratiques de torture systématiques dans les prisons israéliennes. Les détenus auraient subi des privations prolongées de sommeil et de nourriture, des expositions forcées à des températures extrêmes, et dans certains cas, des exécutions sommaires. À leur libération, plusieurs ont découvert que leurs familles avaient été décimées et leurs maisons détruites. Ces révélations renforcent les appels des ONG à une enquête internationale indépendante sur les abus commis. Un "tsunami psychologique" en Israël Dans un autre registre, Le Monde alerte sur une crise psychologique sans précédent au sein de la société israélienne. Plus de 19 000 soldats sont actuellement suivis pour des troubles de stress post-traumatique, un chiffre qui pourrait grimper à 50 000 d'ici deux ans. La guerre à Gaza, note le quotidien, a créé un choc collectif, avec une multiplication des cas de dépression, de burnout et de comportements suicidaires parmi les civils et les militaires. Certains soldats auraient même commencé à s'organiser politiquement pour réclamer leurs droits face au gouvernement. Amazon et les entreprises américaines impliquées Enfin, une enquête du site américain The Intercept révèle que des entreprises américaines participent indirectement à l'effort militaire israélien. Le rapport cite notamment Amazon Web Services, accusée de fournir des services de cloud computing à des sociétés d'armement israéliennes telles que Rafael Advanced Defense Systems et Israel Aerospace Industries (IAI). Ces technologies auraient été utilisées dans des opérations ayant causé la mort de civils à Gaza. Toujours selon l'enquête, Amazon aurait également fourni des services à des organismes supervisant le programme nucléaire israélien et la gestion administrative de la Cisjordanie occupée. Une crise mondiale aux multiples répercussions Ces révélations, publiées simultanément dans plusieurs grands médias occidentaux, traduisent une montée des tensions internationales autour du dossier palestinien. Elles soulignent également la polarisation croissante entre Washington et les pays arabes, alors que le choix de Tony Blair, les abus contre les prisonniers, et la collaboration de multinationales avec l'armée israélienne ravivent le débat sur la responsabilité morale et politique des puissances occidentales dans le conflit. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!