The liveblog has ended. No liveblog updates yet. La France a apporté son soutien à la résolution américaine sur Gaza adoptée par le Conseil de sécurité des Nations unies. Dans un message publié sur X, la Représentation permanente de la France à l'ONU a résumé la position française en une phrase : « La France a voté en faveur de la résolution afin de répondre aux besoins les plus urgents des populations et soutenir les efforts de paix en cours. » Derrière cette formule diplomatique, se joue un vote lourd de conséquences, qui engage Paris aux côtés des Etats-Unis dans une nouvelle architecture de gestion du conflit à Gaza. Une résolution américaine au cœur du nouveau dispositif pour Gaza Le texte adopté est une proposition américaine qui "endosse" le plan présenté par le président Donald Trump pour Gaza. Ce plan vise à transformer le cessez-le-feu en place depuis le 10 octobre en un dispositif plus structuré, avec notamment : * la mise en place d'une force internationale de stabilisation chargée d'appuyer le cessez-le-feu et de sécuriser le terrain ; * un cadre politique censé ouvrir la voie à une fin durable de la guerre et à une nouvelle gouvernance dans l'enclave. La résolution a été adoptée par 13 voix sur 15 : les Etats-Unis ont obtenu une large majorité au Conseil, tandis que la Russie et la Chine se sont abstenues, marquant leurs réserves sans aller jusqu'au veto. La France met en avant l'urgence humanitaire et la "dynamique politique" Dans sa communication officielle, Paris insiste d'abord sur l'urgence humanitaire. La France affirme avoir voté "en faveur de la résolution afin de répondre aux besoins les plus urgents des populations", alors que Gaza reste plongée dans une crise humanitaire majeure : destructions massives, système de santé exsangue, infrastructures détruites. Au-delà du volet humanitaire, la diplomatie française parle d'un vote destiné à "appuyer la dynamique politique qui vise à mettre durablement fin à la guerre à Gaza". En creux, Paris assume un pari : celui selon lequel la résolution américaine, malgré les critiques, peut offrir un cadre, même imparfait, pour éviter une reprise à grande échelle des hostilités et maintenir un minimum de pression internationale en faveur d'une solution politique. Des critiques palestiniennes et arabes sur une "tutelle internationale" Sur le terrain politique, le texte reste loin de faire consensus. Des responsables palestiniens, notamment au sein du Hamas, dénoncent ce qu'ils considèrent comme un mécanisme de tutelle internationale sur la bande de Gaza, estimant que la résolution ouvre la voie à une présence étrangère durable et à un dispositif qui servirait d'abord les objectifs de sécurité d'Israël, notamment en matière de désarmement des groupes palestiniens. Dans plusieurs capitales arabes, la résolution est accueillie avec prudence. Certains saluent la perspective d'un apaisement et d'un encadrement international, d'autres craignent qu'elle ne fige un rapport de force défavorable aux Palestiniens sans offrir de garanties claires sur l'issue politique, en particulier sur la question d'un Etat palestinien viable. Un exercice d'équilibre pour la diplomatie française Pour la France, ce vote s'inscrit dans une ligne qu'elle revendique depuis le début de la guerre : conjuguer soutien humanitaire, recherche d'un cadre politique et volonté d'éviter une escalade régionale. En soutenant une proposition américaine parfois perçue comme déséquilibrée, Paris prend toutefois un risque d'image, notamment auprès de l'opinion publique dans le monde arabe et au sein de pays partenaires, où domine un sentiment d'injustice face au sort réservé aux civils de Gaza. La France tente donc de se positionner comme un soutien critique : * soutien, en votant oui à une résolution qui renforce l'aide humanitaire et encadre la phase actuelle de cessez-le-feu ; * critique, en rappelant publiquement ses lignes rouges de long terme : respect du droit international, protection des civils, et horizon politique fondé sur une solution négociée. Ce que cela signifie pour la suite Ce vote ne règle évidemment pas le conflit. Il ouvre plutôt une nouvelle étape, où : * une force internationale, conçue et promue par Washington, devra se déployer dans un environnement explosif ; * les Palestiniens, divisés et meurtris, devront composer avec un mécanisme qu'une partie d'entre eux rejette ; * la communauté internationale sera jugée sur sa capacité à traduire les résolutions votées à New York en améliorations concrètes pour les habitants de Gaza. Pour la France, l'équation est claire : elle assume son soutien à une proposition américaine qu'elle présente comme le "moins mauvais" véhicule disponible aujourd'hui pour soulager la population, maintenir un cessez-le-feu fragile et garder vivante l'idée d'une sortie politique. Reste à savoir si cette ligne sera validée par les faits... ou rattrapée, une fois encore, par la dure réalité du terrain et l'injustice de l'occupation Israélienne. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!