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France-Algérie : « L'état de grâce » n'a pas duré, les vieux démons de Sansal lui coûtent très cher
Publié dans Tunisie Numérique le 02 - 01 - 2026


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Quand on vous parlait des propos incendiaires de l'écrivain Boualem Sansal et de leurs conséquences, 12 jours à peine après une grâce présidentielle pour laquelle l'Allemagne et la France se sont mobilisées. Le bouillant essayiste se savait surveillé à la loupe, il se savait en sursis en raison des réflexions qui lui ont valu sa condamnation à 5 ans de prison ferme, pour "atteinte à la sûreté de l'Etat et à l'intégrité du territoire national". C'était plus fort que lui, il n'a pas pu faire l'économie de sorties qui ont profondément irrité Alger…
Irrité au point que les autorités algériennes ont pris la décision radicale de bloquer son passeport biométrique, d'après une information rapportée samedi 29 novembre par le journal Le Soir d'Algérie et que TSA a corroborée, avec les confidences de sources sûres. Concrètement l'écrivain ne pourra fouler le sol algérien qu'avec son passeport français, donc il aura besoin d'un visa délivré par un des consulats d'Algérie en France.
Sansal détient la double nationalité, algérienne et française, donc théoriquement il n'a aucun frein pour voyager. Mais voilà, désormais son retour dans son pays natal est suspendu au bon vouloir d'Alger. Vous imaginez bien qu'après tout ce qu'il a déballé sur l'Algérie ce ne sera pas une partie de plaisir. Sansal clamait qu'il ne s'en est pas pris au peuple algérien mais au régime. Après tout ce qu'il vient de déclarer, dans un emballement de l'ordre de la déraison, il a un problème avec tous les Algériens.
Cela a commencé avec ses confidences détonantes sur le plateau de Laurent Delahousse, sur France 2, le 23 novembre dernier. Il a expliqué qu'il a été arrêté et sévèrement condamné non pas pour avoir déclaré publiquement que des pans du territoire algérien appartiennent au Maroc, mais parce qu'Alger veut faire payer à la France sa décision de reconnaître la "souveraineté marocaine" sur le Sahara occidental…
Sansal avait aussi assumé publiquement ses relations dans les rangs de l'extrême droite française mais surtout ses liens avec l'ex-ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau, qui a beaucoup de mal à cacher sa haine de l'Algérie et des Algériens. L'écrivain a continué de plus belle dans un long entretien avec France inter.
A la limite s'il s'en était tenu à ces discours Alger aurait pu se dire qu'après tout ses fréquentations, même sulfureuses, ne concernent que lui, tant qu'il ne reverse pas du fiel sur l'Algérie. Il a fallu que Sansal poussât le bouchon plus loin, beaucoup trop. Sur France Inter il a osé déclarer que toute la Kabylie épouse les thèses du MAK (Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie), un mouvement classé terroriste en Algérie.
C'est faux factuellement, si toute la Kabylie avait des velléités d'indépendance cela se saurait, cela ferait un boucan d'enfer. Dans les faits l'existence de cette mouvance en Kabylie est confidentielle, c'est encore plus vrai à l'extérieur du pays. Sansal ne s'est pas arrêté là, il est allé jusqu'à dire qu'il est Français de naissance étant donné que, selon son argumentaire très spécieux, il a vu le jour sous l'Algérie française.
Il a tout fait pour capter l'attention des autorités algériennes, dans une surenchère de provocations dénuées de toute rationalité, il a obtenu ce qu'il voulait et même au-delà de ce qu'il espérait. C'est l'épilogue de 3 semaines complètement folles. On ne se refait pas à 81 ans, l'essayiste a bâti sa popularité en se faisant le porte-voix des obsessions des anti-algériens français, il persiste.
Sansal n'ignore rien des bombes qui tapissent le cheminement de la France et de l'Algérie depuis la colonisation, il n'ignore rien du caractère explosif des sujets qu'il manipule et dont l'extrême droite française fait son beurre électoral. Comme la cheffe de file du Rassemblement national, Marine Le Pen, l'écrivain électrise un pays qui ne manque pas de problèmes et qui souffre de sa désunion…
Et après cette oeuvre de destruction massive l'essayiste voulait retourner tranquillement en Algérie, comme si de rien n'était. Soit il est particulièrement sot et inconscient, soit il est foncièrement téméraire, soit ce qui le meut (les thèses de l'extrême droite et de la droite de Retailleau, son « ami« ) est infiniment plus puissant que sa rationalité d'intellectuel éclairé. Dans tous les cas Sansal est devenu un problème, pour lui-même, pour Alger et Paris également.
Il disait qu'il voulait retourner très rapidement en Algérie, son droit le plus absolu arguait-il. Il disait qu'il y avait encore ses affaires à récupérer, des attaches familiales, un ancrage historique. Il avait promis aussi de se tenir tranquille, de surveiller ses mots pour donner une chance au rapprochement entre Paris et Alger, encouragé en cela par le président Emmanuel Macron, il n'a pas tenu parole…
On l'a entendu dire qu'il rêvait de prendre l'avion avec Macron pour aller voir le chef de l'Etat algérien, Abdelmadjid Tebboune, histoire de sceller la réconciliation. Manifestement ce voyage, s'il devait se faire, se ferait certainement sans Sansal. Ce dernier a réussi le « tour de force » de décrocher le même statut que l'ennemi public n°1 des Algériens, Retailleau.




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