The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Quand on vous disait qu'il y a un parfum de défaite dans l'air pour le tout-puissant président américain, Donald Trump, aux élections à mi-mandat (midterm) de novembre 2026. Cette fois c'est le républicain qui reconnait qu'il y a le feu au lac et qu'à ce rythme sa formation pourrait être terrassée aux prochaines législatives. L'aveu a été tardif, le locataire de la Maison-Blanche s'est longtemps emmuré dans le déni, multipliant les frappes contre la démocratie et la Grandeur de l'Amérique qu'il prétendait raviver durant sa campagne. A l'arrivée aucune des promesses n'a été tenue… Trop de coups contre son pays, ses concitoyens, le monde A force de multiplier les coups d'éclat qu'il persistait à prendre pour des coups de génie, à force de brutaliser et violenter la société américaine, son élite intellectuelle, ses médias et la classe politique, à force de forcer le trait du président iconoclaste en assommant le pays avec des décisions dont la rationalité échappe à tout le monde, lui en premier, Trump a usé les nerfs de ses concitoyens en à peine 12 mois de gouvernance. Même les plus fervents soutiens de la sphère MAGA (Make America Great Again) ont fini par se lasser de ses « saillies », de ses turpitudes, de ses fulgurances, de ses élucubrations, de ses combats délirants. Il y a des limites à ce que des partisans peuvent ingérer, même les plus zélés. Ses contorsions et reniements avec les dossiers du sulfureux Jeffrey Epstein, accusé du pire (trafic sexuel de mineures), alors que le président s'était engagé à tout déballer, ont sans doute été l'incartade de trop pour ses fans. Le divorce est national mais il est aussi international. L'administration Trump n'a cessé de martyriser ses partenaires historiques que sont les Européens, jusqu'à ce document infect dénommé « Stratégie de sécurité nationale » dans lequel le président américain piétine copieusement l'Europe, assume ses compromissions avec les ennemis de la démocratie et des libertés que sont le président russe et les monarques du Golfe… Bref, le républicain a scié méthodiquement tout ce qui faisait la Grandeur des USA et que tous les présidents avant lui, démocrates et républicains, ont tout fait pour conserver. Il est allé tellement loin que 62% des Américains – selon un sondage – ont refusé de le suivre dans son étrange vision de l'Amérique et du monde. Un président que ses concitoyens boudent après à peine 12 mois de gouvernance est un leader condamné, ses défaites électorales successives l'augurent. Mais pour l'Américain lambda ce sont surtout les rendez-vous économiques manqués, les promesses électorales non tenues qui posent problème. Le candidat Trump s'était engagé à inonder ses électeurs avec des montagnes de dollars, à obliger les industriels de la planète à rappliquer aux Etats-Unis pour y produire et y créer des emplois, il avait promis de remplir à ras bord les coffres du pays grâce aux surtaxes et droits de douane… L'entretien qui a ruiné le mythe Trump Le républicain parle de 400 milliards de dollars engrangés par les caisses publiques mais d'abord aucun organisme habilité n'a confirmé ce chiffre, ensuite cette somme est une broutille au regard du déficit public abyssal du pays, quelque 31 400 milliards de dollars. Ce que Trump considère comme un triomphe économique inégalé dans l'histoire des USA, il l'a lui même tempéré dans un entretien avec le Wall Street Journal (WSJ), publié samedi dernier dans la soirée. « J'ai créé la plus grande économie de l'histoire. Mais il faut du temps pour que les gens s'en rendent compte« , a dit le président américain dans le quotidien économique, calé dans le fauteuil du Bureau ovale. « Tout cet argent qui est en train de se déverser dans notre pays (permet) en ce moment de bâtir des choses: des usines automobiles, de l'IA, beaucoup de trucs. (Mais) je ne peux pas vous dire comment cela va se traduire pour l'électeur. Tout ce que je peux faire, c'est mon boulot« , a nuancé le républicain. Un ton mesuré et une lecture objective qui n'ont rien à voir avec la grandiloquence et les effusions péremptoires de ses débuts jusqu'aux dernières semaines. « Je pense que d'ici à ce qu'on parle des élections, dans encore quelques mois, je pense que le niveau des prix sera bon« , a ajouté le président américain… C'est ce qu'il dit, nous verrons bien d'ici l'élection de la Chambre des représentants et d'un tiers du Sénat. « Même ceux, vous savez, qui ont eu une présidence réussie » ont connu des déroutes électorales, a argué Trump. « Nous verrons ce qu'il va se passer. Nous devrions gagner. Mais, vous savez, statistiquement, c'est très difficile de gagner« , a-t-il répété. Des certitudes le milliardaire de 79 ans n'en a plus, envolées. Pourtant pas plus tard que mardi dernier il disait dans un entretien publié par Politico que la première économie mondiale mérite un « 25/20 » (A+++++). Il a été bien obligé d'ouvrir les yeux et les oreilles face à la détresse des Américains, malmenés par l'inflation, des tourments qu'il avait anticipés mais certainement pas à ce niveau. D'après une enquête d'opinion de l'université de Chicago pour l'agence Associated Press, publiée jeudi dernier, à peine 31% des Américains approuvent la politique économique du président Trump. « Quand les sondages vont-ils refléter la grandeur de l'Amérique aujourd'hui? Quand dira-t-on enfin que j'ai créé, sans inflation, peut-être la meilleure économie de l'histoire de notre pays? Quand les gens vont-ils comprendre ce qu'il se passe?« , avait-il répliqué sur sa plateforme Truth Social. Ses concitoyens ont bien compris ce qui se passe, ils le vivent dans leur chair au quotidien, ce qui n'est certainement pas le cas de la dynastie Trump, dont le seul fait d'armes a été de s'enrichir sur le dos des Américains. La facture risque d'être très salée pour le président en novembre prochain.
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