The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Dans un entretien accordé à la chaîne Al Jazeera, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, est revenu longuement sur la guerre en cours, l'assassinat du guide suprême et les accusations visant l'Iran concernant des attaques contre des pays du Golfe. Ses déclarations dessinent la ligne officielle de Téhéran dans cette phase critique, marquée par une transition politique interne et une confrontation militaire directe avec les Etats-Unis et Israël. « Un acte extrêmement dangereux et sans précédent » Abbas Araghchi a qualifié l'assassinat du guide suprême d'« acte extrêmement dangereux et sans précédent », estimant qu'il s'agit d'une violation flagrante du droit international. Selon lui, cette opération rend la confrontation « plus complexe et plus dangereuse », tout en affirmant que l'Iran ne se fixe « aucune limite » dans l'exercice de son droit à la légitime défense. Il a insisté sur le fait que le pays agit dans le cadre d'une guerre « imposée » par Washington et Tel-Aviv, précisant que ce conflit est « un choix de l'Amérique et d'Israël ». Une transition constitutionnelle en cours Sur le plan interne, le chef de la diplomatie iranienne a affirmé qu'un processus constitutionnel est déjà engagé. Il a annoncé la formation d'un conseil transitoire chargé de gérer les affaires du pays dans cette période sensible. « Les choses se déroulent de manière ordonnée et conformément à la Constitution », a-t-il assuré, ajoutant que les institutions de l'Etat restent pleinement opérationnelles. Araghchi a également laissé entendre qu'une élection d'un nouveau guide suprême pourrait intervenir « dans un jour ou deux », soulignant que l'absence ou la disparition du dirigeant ne signifie pas l'effondrement du régime. Selon lui, l'objectif d'un changement de régime poursuivi par les adversaires de l'Iran serait « impossible ». Relations avec les pays du Golfe : distinction entre voisins et présence américaine Le ministre iranien a tenu à clarifier la position de Téhéran vis-à-vis des Etats du Golfe. Il affirme que les relations avec les pays situés « de l'autre côté du Golfe » sont bonnes et qu'il n'existe pas de conflit direct avec eux. Il précise toutefois que les frappes iraniennes visent la « présence américaine » dans ces pays et non les gouvernements voisins eux-mêmes. « Nous n'attaquons pas nos voisins, nous attaquons les bases militaires américaines dans ces pays », a-t-il déclaré. Selon lui, les attaques iraniennes contre des bases américaines dans la région auraient conduit Washington à entamer des évacuations de certaines installations. Araghchi reconnaît cependant que plusieurs capitales du Golfe ont exprimé leur mécontentement face aux frappes iraniennes. « Je suis en contact permanent avec mes homologues de la région. Certains ne sont pas satisfaits, certains sont en colère », a-t-il admis. Il appelle néanmoins ces pays à faire pression sur les Etats-Unis et Israël, qu'il tient pour responsables du déclenchement des hostilités. Une riposte « mesurée » et des consignes de prudence Interrogé sur la nature des frappes iraniennes, le ministre affirme que les forces armées ont reçu des instructions pour faire preuve de prudence dans le choix des cibles situées dans des pays de la région. Il souligne que l'Iran ne peut rester passif si des attaques sont lancées contre lui depuis le territoire de pays voisins. « Nos voisins ne peuvent pas s'attendre à ce que nous regardions des attaques partir de leurs territoires sans réagir », a-t-il déclaré. Araghchi insiste toutefois sur le fait que les unités militaires iraniennes opèrent selon des directives générales établies à l'avance et agissent de manière autonome sur le terrain. Diplomatie et conditions d'un arrêt des hostilités Sur le plan diplomatique, le chef de la diplomatie iranienne affirme que Téhéran a toujours été ouvert au dialogue, accusant les Etats-Unis d'avoir lancé une seconde attaque alors que des négociations étaient en cours. Il pose une condition claire à toute désescalade : la fin des attaques. « S'il y a une tentative de mettre fin à l'agression, ils doivent d'abord cesser les attaques et expliquer pourquoi ils ont agi ainsi. Nous examinerons alors la possibilité de répondre », a-t-il déclaré. Selon lui, l'évolution de la situation dépendra du moment où « l'agression » prendra fin. Pas de fermeture du détroit d'Ormuz à ce stade Enfin, Abbas Araghchi a abordé la question stratégique du détroit d'Ormuz. Il affirme que l'Iran n'a « aucune intention, pour l'instant, de fermer le détroit » et ne prévoit pas de mesures visant à perturber la navigation maritime à ce stade. Cette déclaration intervient alors que les marchés énergétiques et les compagnies maritimes surveillent de près toute décision susceptible d'affecter l'un des corridors pétroliers les plus importants au monde. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!