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Par Abdelaziz Gatri : Un ministre aveugle, est-ce si dérangeant ?
Publié dans Tunisie Numérique le 27 - 08 - 2020

Depuis l'annonce de la composition du nouveau gouvernement par Hichem Mechichi dimanche à minuit, aucun de ses membres n'a fait autant l'objet de polémique que le ministre de la culture. Même Ali Hafsi, l'ancien (récent) secrétaire général du Nida, reconduit dans un gouvernement supposé être indépendant de tous les partis, après avoir fait l'objet de quelques remous au sein du magma des partis, a fini par bénéficier d'une certaine forme d'indulgence, due certainement au peu de prérogatives dont jouissait son ministère.
Que reproche donc la clique des caciques de la culture à Walid Zidi au juste ? Après avoir parcouru la toile et les différents posts Facebook, j'ai constaté que ces gens aux idées biens étranges, parmi lesquels figurent quelques amis malheureusement, ont commencé par lui reprocher son profil : il ne serait que titulaire d'un doctorat en lettres arabes. Quel blasphème ! Chedli Klibi, premier, puis troisième titulaire du poste après l'indépendance, dont le nom fut attribué il quelques semaines à la cité de la culture, n'était que licencié en...arabe ; son successeur, Habib Boularès, avait un diplôme d'économie, après des études d'anglais effectuées au Caire. L'illustre Messadi lui-même, a effectué des études de langue arabe et de français à la Sorbonne, sans avoir jamais soutenu sa thèse. Mais personne ne s'en offusque.
Les reproches ne se sont pas arrêtés là. Zidi serait coupable d'accointances avec le défunt RCD (ressuscité) et d'avoir eu des activités au sein de l'association Besma, créée par l'épouse de l'ancien président. Quel autre sacrilège ! Pourquoi donc les doctes de la culture n'ont pas eu cette levée de boucliers contre Mohamed Zinelabidine qui tenait une chronique hebdomadaire au sein du journal du RCD, El Hourria, en plus d'une tribune libre au journal du gouvernement, La Presse, pour y défendre le régime despotique de Ben Ali et son « œuvre civilisatrice » à coup d'articles jalonnés d'éloges ? Sans oublier Sonia Mbarek et Mourad Sakli qui servaient de vitrine culturelle du régime en contrepartie de larges subsides sous forme de concerts subventionnés. Ni même Mehdi Mabrouk le ministre de la culture de la troïka sous lequel a été opéré le pillage en règle de nos musées et de nos sites archéologiques. Et quid des agissements frauduleux de certains pour faire bénéficier leurs amis et alliés de largesses imméritées, comme ce virement mensuel net de 12 000 dinars, en sus d'avantages en nature, accordés à un journaliste, originaire de la même région du ministre, pourtant salarié de l'Etat, pour promouvoir l'image d'un festival de Carthage, vieux de 56 ans, et sur la scène duquel des dizaines d'artistes de renommée mondiale se sont déjà produits.
Mais les coups les plus vils, les plus bas, avaient pour cible la cécité de Zidi. Comment un aveugle (je n'aime pas l'expression mal voyant) pourrait-il donc juger de la valeur d'œuvres picturales, cinématographiques ou théâtrales pour lesquelles la vue est indispensables ? Voici donc un argument massue, comme si le rôle du ministre de la culture est de présider les commissions d'achat des tableaux et autres sculptures ou de visionner les projets de films et de pièces de théâtres éligibles à la subvention. Certains, pourtant prétendument intellectuels, trop fiers de leur trouvaille, se sont même demandé de quelle manière Zidi allait-il signer les arrêtés ministériels et autres documents administratifs relevant de son domaine de compétences de ministre de la culture. Imparable, non ?
Enfin, certains sont allés jusqu'à affirmer que ce n'est pas ce Zidi-là qui est nominé pour le poste, mais une autre personne des mêmes nom et prénom. Donc, en plus d'avoir deux Kamel au ministère de l'équipement, dont l'un se nomme Omezzine et l'autre Dokh, il y aurait deux Walid au ministère de la culture, mais portant le même nom de famille cette fois-ci : Zidi. Le tout sous couvert d'un mutisme sombre de la part de Saïed et Mechichi. C'est la nef des fous ! Et que de poux est-on allé chercher dans la tête de ce Zidi !
Avant d'être pressenti pour le poste de ministre, Walid Zidi est citoyen tunisien, redevable de toutes les obligations lui incombant en tant que tel, et éligible à tous les privilèges ou missions dont il peut être chargé, en tant que tel aussi. Il n'est qu'un humain, et rien de ce qui est humain ne peut lui être étranger. Et de même qu'il n'est pas exigé d'un ministre de la défense d'être un tireur d'élite ou un conducteur de blindés, ni d'un ministre de la santé d'être un professeur en médecine, il ne peut être exigé d'un ministre de la culture d'être forcément un professionnel du domaine. Le rôle d'un ministre, quel que soit son département, est de proposer une politique dans son domaine au gouvernement, de la faire adopter, et de l'appliquer. Un seul critère de jugement peut être admis à ce propos : son rendement. S'il réussit, même relativement, ce sera à son honneur. S'il échoue, vous aurez toute la latitude de vous abattre sur lui, surtout ceux qui ne rêvent que de ça...
En attendant, accordez-lui le bénéfice du préjugé favorable, comme vous l'avez fait pour les autres membres du gouvernement Mechichi, sans indulgence pour sa cécité, mais sans acharnement à cause de cette même cécité ou de tout autre subterfuge.
Abdelaziz GATRI. Conseiller pour les opérations douanières, le commerce international et le contentieux douanier.
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