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Tunisie – Qu'est-ce qui fait agir le Syndicat de la BCT ?
Publié dans Tunisie Numérique le 20 - 01 - 2012

Au lendemain du sit-in organisé, jeudi par certains travailleurs et retraités de la Banque centrale de Tunisie (BCT), de nombreuses interrogations ont été soulevées non seulement pour savoir leurs motivations mais aussi pour les revendications mises en avant et qui sont le moins qu'on puisse dire d'une nature étrange.
Si on peut comprendre les revendications portant sur la réforme de l'organigramme de l'Institut d'Emission et cautionner celles qui portent sur les avantages pécuniaires tel le bon d'achat de fin d'année d'un montant de 140 dinars accordé à chaque fonctionnaire de la BCT, par contre celle relative au coffret de dattes est beaucoup plus étrange.
Mais là où les choses dérapent réellement, c'est lorsque les revendications portent sur le recrutement des enfants des fonctionnaires de la BCT devant partir à la retraite, en lieu et place de leurs parents.
Il s'agit là d'une mentalité rétrograde qui ne peut en aucun cas servir de règle. Imaginez que dans tous les secteurs et au niveau de chaque profession on applique cette règle, combien d'injustices seraient commises.
Ce point a été jugé complètement insensé au moment où la révolution du 14 janvier dont la commémoration de son premier anniversaire s'est déroulée il y a moins d'une semaine, a été déclenchée pour justement rétablir la justice, la dignité et faire recouvrer à tous les citoyens la liberté.
Il n'y a pas besoin d'une analyse approfondie pour comprendre que cette revendication comporte en son sein une injustice flagrante et va à contre-courant des idéaux de la Révolution.
L'homme qu'il faut à la place qu'il faut !
Le sit-in d'une partie du personnel de la BCT réclamant aussi le départ de l'actuel Gouverneur Mustapha Kamel Nabli, est une fausse note dans ce cahier de doléances qui, à y voir de très près n'est pas très consistant.
Comment comprendre qu'il n'y a pas si longtemps, plus exactement au mois de décembre, lors du bras de fer engagé par toute la place financière du pays avec le nouveau gouvernement à majorité nahdhaoui qui voulait remplacer M. Nabli et mettre sous son joug la BCT, tout le personnel a fait front commun derrière son gouverneur pour préserver l'indépendance de l'institution et la tenir éloignée des tiraillements du pouvoir.
Cet éminent économiste tunisien qui a travaillé à la Banque mondiale comme directeur des études stratégiques est connu dans le milieu de la haute finance internationale.
Porté à la tête de l'Institut d'émission juste après le déclenchement de la Révolution, il a réussi à rassurer les investisseurs sur son indépendance, réussissant la prouesse de montrer les capacités de la Tunisie à honorer ses dettes.
Une situation qui a forcé le respect et la confiance des institutions financières mondiales à l'égard de la Tunisie et permis au pays de jouir du soutien économique et financier nécessaire.
Des parties occultes derrière ce mouvement
Au moment où le pays a besoin de rassurer les places financières internationales sur la crédibilité de la plus importante institution financière du pays, ces mouvements sociaux touchant la BCT portent préjudice à l'image du pays.
En effet, le pays a besoin de ses partenaires bilatéraux et multilatéraux pour le financement des projets au profit des populations notamment celle de l'intérieur pour créer des emplois, améliorer le revenu des citoyens et favoriser le développement régional.
Ainsi pour de nombreux observateurs, des forces occultes sont derrières ce mouvement social au sein de la BCT. Ces parties sont, selon ces mêmes observateurs, jalouses de l'indépendance de l'institution et de celle de son gouverneur.
On reproche à M. Nabli des faits dont il n'est pas du tout responsable tel que les agissements des banques primaires notamment certaines décisions d'octroi de prêts.
Les BCT n'a aucune autorité sur les banques primaires qui sont tenues d'observer des règles prudentielles en matière d'octroi de prêts.
En outre, le timing de ce sit-in dans une institution qui symbolise l'indépendance financière et économique du pays suscite lui aussi de nombreuses questions.
Ce mouvement social à la BCT coïncide avec une grande perturbation au niveau de la scène politique notamment la majorité à la Constituante appelée troïka qui préside aux destinées du gouvernement et qui fait face à une grande pression de la part de la rue.
On serait tenté de croire que pour desserrer l'étau , des diversions sont crées ici et là pour détourner les regards des problèmes qui se posent avec acuité aux citoyens, problèmes relatifs à leur vécu quotidien.
En tout état de cause, le gouvernement à intérêt à apaiser les tensions au niveau de la BCT qui est un interlocuteur privilégié des institutions financières internationales.
Pour un pays dont la croissance économique est quasi nulle et en quête de financement, la BCT et sa direction actuelle sont un garant de la stabilité et un gage de crédibilité auprès des places financières mondiales.


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