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Tunisie: L'entreprise virtuelle… un gisement de potentiel
Publié dans WMC actualités le 11 - 07 - 2011

Un jeune a créé une série en BD (Bande dessinée), il en publie un extrait nouveau chaque jour. Sur Internet bien sûr, sur un site dédié. Les gens viennent voir, et reviennent, presque tous les jours. Le site fait du trafic. Le jeune en question gagne très bien sa vie, en dessinant tranquillement des personnages de BD, derrière son écran de PC. Il «travaille» quand il veut, là où il veut, au lit à 10h du matin, dans un café, à la plage, où il veut. Il n'a besoin que de son PC, et de son envie de dessiner. D'où «travailler» entre guillemets, puisque cette personne fait ce qu'elle aime, et a la chance de gagner sa vie en se faisant plaisir.
Les «knowledge workers», c'est comme ça qu'on les appelle, autrement dit pour faire simple, les “travailleurs du savoir“. L'économie de la connaissance, des activités à forte valeur ajoutée, intensives en connaissances, etc. Des concepts qu'on retrouve de plus en plus dans les manuels de gestion des écoles de commerce.
Mais pour bien cadrer les choses, il faut dire que tout secteur de l'économie, ou toute activité quelle qu'elle soit, contient de la connaissance, un certain savoir, qu'il soit théorique, ou pratique, ce qu'on appelle le savoir-faire. Ce qui est nouveau dans les secteurs dits de l'économie de la connaissance, c'est que les activités en question sont intensives en connaissances. Et que, le plus souvent, ces connaissances sont exploitées, intégrées dans les processus de production, et gérées… de façon virtuelle.
On n'a pas besoin de donner un bureau au salarié, il ne pointe pas tous les jours à 8h du matin. C'est un «knowledge worker», un travailleur du savoir. Le rapport qu'il entretient avec son employeur est particulier, en tout cas différent du rapport employeur/employé classique, ou traditionnel. Celui du taylorisme, des chaînes de montage, et de l'organisation scientifique du travail (OST).
C'est un rapport basé sur les objectifs. Une obligation de résultat, pas de moyens. Il faut accomplir telle et telle tâche, dans tel et tel délais; peu importe s'il va bosser le matin, la nuit, en pyjama, ou devant sa télé. Et bien sûr, ce qui a rendu tout cela possible, c'est la révolution technologique; révolution oui, parce qu'on peut acquérir, traiter, stocker, gérer et diffuser une très grande quantité d'informations, de connaissances. Qui qu'on soit, peu importe où on est. Internet, un monde dans le monde.
Un gisement de potentiel, oui. Tiens, Google par exemple, une entreprise qui fait un chiffre proche du PIB de certains pays (parfois des grands), une entreprise en grande partie virtuelle, et en réseaux. L'Inde, une croissance à deux chiffres, en bonne partie grâce à des activités intensives en connaissances, le plus souvent virtuelles. Des ingénieurs qui gèrent la plateforme d'une banque installée en Suède. Des comptables qui font de la comptabilité à distance, sous-traitée par une entreprise qui fabrique je ne sais quoi, et qui est installée en Australie, etc.
Quid de notre pays?
Pour lancer une véritable économie de la connaissance dans notre pays, il faut une stratégie. Des actions cohérentes et un objectif donné.
Il faudrait orienter les jeunes vers le virtuel. Le virtuel, c'est bien plus que FB. Il faudrait équiper les écoles, les lycées, les universités, les maisons de jeunes, en ordinateurs et en connexion haut débit… et même créer des structures appropriées, qui soient dédiées à l'économie de la connaissance.
Il faudrait encadrer les jeunes. Leur donner l'envie de créer, l'envie de réussir, en créant des choses. Tous ces jeunes qui «habitent» les cafés, et qui s'abrutissent en regardant Rotana ou MTV, que ce soit dans les villages les plus pauvres, ou dans les quartiers chics de la capitale.
Il faudrait bien leur expliquer que chacun peut gagner sa vie, derrière son écran de PC. Que l'économie de la connaissance c'est un tournant dans l'histoire de l'humanité peut-être, et qui va (ou qui a déjà…) inverser les rapports de forces nord-sud.
Chacun peut se découvrir un talent, un «skill» disent bien les Américains, c'est-à-dire quelque chose qu'il sait faire, et qu'il peut vendre. Une compétence particulière, loin, bien loin des sentiers battus, et des classifications bidon de nos universités. Un skill, un talent, comme cette personne qui dessine des personnages de BD. Elle n'a pas appris ça dans une école. C'est quelque chose qu'elle aime faire.
Il faut sortir des approches classiques de l'emploi. Le monde change, l'économie devient de plus en plus virtuelle. Surtout celle intensive en connaissance. Il faut aller dans le sens de cette évolution. Envisager une nouvelle approche de l'entrepreneuriat… Mais ça, c'est un autre chantier! On y reviendra.


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