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Rencontre secteur privé - DG de l'OMC : Le patronat demande du temps et des investissements
Publié dans WMC actualités le 23 - 02 - 2003

Management & Nouvelles Technologies - Magazine On-Line : 21-01-2003 à 10:00


Notre Pays a fait le choix de l'ouverture et de l'intégration dans l'économie mondiale par son adhésion à l'OMC et par la signature de l'Accord d'association avec l' Union Européenne.
Le secteur privé croît à la nécessité de l'ancrage à l'économie mondiale et notre adhésion au système du commerce multilatéral est sans équivoque malgré tous les défis que cela nous pose. La Tunisie, bien qu'ayant réussi ses derniers plans de développement depuis le changement du 7 Novembre 87 initié par le Président Ben Ali, reste consciente de la nécessité de tenir compte d'un certain nombre de préalables pour mener à bien cette transition à une économie de marché.
Le tissu industriel tunisien, tout comme celui des pays en développement, étant fragile, il serait à notre avis légitime de demander aux pays développés de tenir compte de cet aspect et de prévoir des délais raisonnables et même d'accompagner ces pays en développement dans l'ouverture de leurs marchés.

Dans le cadre d'une solidarité internationale qui est de plus en plus recherchée, un soutien plus important des pays en développement notamment par un plus grand engagement en matière d'investissement dans ces pays permettrait de compenser au moins partiellement les pertes d'emploi et de richesses qui découleraient de l'ouverture de leurs marchés.
Plusieurs pays en développement attendent des pays du Nord un meilleur partenariat en matière d'assistance technique, de transfert de technologie devant aboutir à un co-développement. Ce faisant, on aura évité de considérer nos pays comme de simples marchés. Une telle solidarité dissiperait aussi le malentendu selon lequel l'OMC serait une « Organisation faite pour les pays riches ».

Ce partenariat serait nécessaire compte tenu de l'expérience de notre pays. La Tunisie a entamé un vaste programme de mise à niveau, aussi bien pour l'industrie que pour les ressources humaines, qui a démontré malgré les améliorations obtenues, la nécessité d'un délai supplémentaire pour nous prémunir contre la concurrence déloyale et nous permettre d'accomplir cette restructuration.

Cette mise à niveau doit s'étendre également au secteur des services qui revêt une très grande importance puisqu'il représente à lui seul de + de 50% du PIB tunisien et emploie + de 43 % de la population active.

La Tunisie, qui est dépourvue de richesses naturelles, a toujours misé sur l'éducation et la formation et ce sont grâce à ce capital humain que nous avons eu le Courage de nous engager dans l'accord de Libre Echange avec l'Union Européenne en Juillet 1995. Les résultats enregistrés de cette association ne sont pas à la hauteur de nos espérances aussi bien au niveau de la coopération financière, qu'à l'assistance technique et encore moins au niveau des investissements dans notre pays. C'est pourquoi le secteur privé tunisien et les responsables du gouvernement, en symbiose avec les orientations du Président Ben Ali, déployons d'énormes efforts pour l'attraction de capitaux étrangers nous permettant d'accéder aux nouvelles technologies, d'améliorer nos exportations et de créer autant d'emplois que possible pour nos jeunes diplômés .

Tout ce que nous entreprenons est vital pour le maintien de la stabilité de notre pays tant au niveau politique, social qu'économique.

Notre économie est en pleine restructuration dans plusieurs domaines et va être prochainement confrontée à de nouveaux défis, dont l'ouverture du secteur des services à la concurrence internationale.

En effet, la Tunisie demeure préoccupée quant aux résultats attendus des négociations sur les Services en raison du déséquilibre entre le pouvoir de négociation des grandes puissances et des pays moins bien lotis. Cette appréhension est sans doute partagée par plusieurs Pays en développement puisque nous savons à travers vos communiqués que l'OMC a reçu, rien qu'en 2002, plus de 60 demandes de la part de ces pays en vue de l'organisation de séminaires et ateliers de sensibilisation et de formation en prévision des futures négociations.

Aux difficultés internes que nous devons surmonter, nous ne pouvons pas omettre de souligner un obstacle externe de taille qui s'impose à nous et qui est relatif au mouvement des personnes physiques.

Toutes ces constatations seraient valables à la plupart des Pays en développement et nous avons pris note avec beaucoup d'intérêt de la Déclaration de « Doha » dont nous considérons que le point fort a été le fait de prendre en compte la réalité du niveau de développement des Pays en développement et qui, par conséquent, prône la progressivité.

Nous espérons que la 5ème Conférence Ministérielle de l'OMC qui se tiendra en Septembre 2003 à Cancun (Mexique) apportera un début de réponse à nos attentes.

Pour notre part, il est important de souligner que notre gouvernement ne cesse de nous impliquer dans les questions relatives à l'OMC : en témoigne aujourd'hui votre présence parmi nous.

Notre Organisation l'UTICA se prépare à contribuer efficacement dans la préparation de la position Tunisienne dans les futures négociations. Notre souhait serait que l'OMC nous aide davantage dans le renforcement des capacités (capacity-building) au niveau du secteur privé avec le programme conjoint d'assistance technique JITAP

Votre riche parcours et votre grande expérience d'économiste ainsi que votre connaissance des Pays en développement font que vous êtes conscient des difficultés et défis auxquels font face ces pays et ce n'est pas par hasard que vous avez fait de la composante « Développement » l'élément essentiel de votre mandat. Vous avez les qualités et la légitimité d'agir comme une force catalytique dans le processus de globalisation, intégration, libéralisation…

Vous ne perdez sans doute pas de vue le fait que durant la première décennie de ce siècle, 700 millions de jeunes des Pays en développement feront leur entrée dans le marché de l'emploi. A tous ces jeunes, il est nécessaire de créer des richesses. Par ces temps où l'incertitude de l'économie mondiale combinée à une tension internationale croissante persiste encore, cela semble être un défi mondial à relever. Nous sera-t-il permis d'espérer que ce 21ème siècle sera le siècle de la prospérité, de la vitalité et de la paix ?

Hédi Djilani
Président de l'UTICA


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