Permis tunisien en Italie: ce qu'il faut absolument savoir    Marchés apaisés : le pari de Donald Trump fait grimper l'or    Après la chaleur, des pluies attendues dans plusieurs régions    Bébé et lingettes humides : sont-elles vraiment sans danger ?    Le ministre de l'Economie clarifie la question des hausses de salaires et des prix    Bonne nouvelle: l'eau revient dès ce soir dans ces régions    Bonne nouvelle: hausse des aides sociales et rappel rétroactif depuis janvier    Scatec inaugure deux centrales photovoltaïques phares à Tozeur et Sidi Bouzid    Mare Nostrum Voice Festival en Tunisie pour une 3ème édition au Théâtre de l'Opéra de Tunis    Egypte : vers un divorce automatique en cas de consommation de drogues ?    Ons Jabeur maman : une nouvelle page s'ouvre pour la championne tunisienne    Météo en Tunisie : températures toujours en légère hausse    Les étudiants de l'Université de Sfax entrent dans le Guinness des Records avec une startup IA    Ooredoo Tunisie, sponsor officiel de la 50e édition du festival international de Dougga    Nesrine Ben Ali condamnée en Suisse : vols, violences et séjour illégal révélés à Genève    Tunisie – Bac 2026 : cours de soutien scolaire en ligne via la plateforme gratuite Joussour    Coupe de Tunisie : à quelle date se tient le tirage au sort ?    MY FIRST DOC 2026 : à Nabeul, le festival du film documentaire comme acte de résistance et de voyage    Driss Guiga, l'ancien ministre et avocat tunisien est décédé    Le Ribat de Sousse et le Musée archéologique de Sousse abritent le symposium "Le Céramiste du Musée"    Météo en Tunisie : température en légère hausse    Neïla Chaabane - Le professeur Sadok Belaïd nous a appris à réfléchir et à questionner la règle de droit    L'Union Internationale de Banques renforce sa proximité avec les PME et confirme son rôle de partenaire engagé    Qui était Driss Guiga, ancien ministre décédé ce dimanche    Driss Guiga, ancien ministre de Bourguiba, est décédé    Espérance vs Sundowns : où regarder le match en direct ?    Fonction Audio Eraser avec la série Galaxy S26 : pour une immersion totale sur toutes les plateformes de streaming    La menthe verte: Fraîcheur, traditions et art de vivre    Visite nocturne surprise de la ministre de la Justice à Ben Arous    Passerelles Savoirs-Médias : la FTDJ, SavoirsEco et Expertise France engagent une dynamique inédite pour rapprocher recherche et médias en Tunisie    La Cité des Sciences à Tunis accueille le Cosmonaute russe Kirill Peskov    Etude : une sœur "bavarde" protège du stress et améliore le bien-être    Liverpool vs PSG et Atlético de Madrid vs FC Barcelone : ou regarder les demi-finales de Ligue des Champions UEFA    Recrutement de travailleurs tunisiens : la Tunisie et l'Italie signent un accord    Inauguration de Isharat Gallery à Sid Bou Saïd: une réhabilitation lumineuse de l'abstraction tunisienne    Tahar Ben Lakhdar - Sadok Belaïd,L'architecte silencieux d'une réforme qui a changé la Tunisie: Comment la réforme des études d'ingénieurs des années 1990-1991 a refondé le paysage de l'enseignement supérieur tunisien    Général Mohamed Nafti - Trois Lettres Persanes    El Kazma et K-off : Sous le signe du rire, la résilience et la réflexion    9 avril : Musées et sites historiques gratuits en Tunisie    Match PSG vs Liverpool : où regarder le match des Quarts de finale aller de la ligue des champions UEFA du 08 avril    Vidéo-Buzz : la pub LEGO spécial Coupe du monde 2026 avec les stars du foot : secrets de tournage    Analyse - Récupération en Iran: «Il faut sauver le pilote Ryan»    Augmentation tarifs Musées Tunisie 2026 : Agences de voyage en colère    Gouverner dans le brouillard permanent: les trois qualités du dirigeant de demain    Artémis II lancée : une mission spatiale habitée vers la lune, plus de 50 ans après Apollo 17    Mohamed Nafti: L'engrenage de la destruction    L'effet Jaouadi ou le triomphe de l'excellence opérationnelle    Sabri Lamouchi : Une bonne nouvelle impression (Album photos)    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Tunisie - Administration:
135.000 recrutements depuis 2011 dont 88.000 entre 2012 et 2013
Publié dans WMC actualités le 08 - 11 - 2015

«135.000 recrutements ont eu lieu en Tunisie depuis 2011 dont 88.000 postes au sein des administrations centrales et les autres dans les différents établissements publics». C'est ce qu'a affirmé, récemment sur Cap FM, Hafedh Ateb, spécialiste en analyse numérique, expert en emploi, formation et enseignement et expert auprès de l'Institut des études stratégiques.
Les 88.000 recrutements fatidiques ont eu lieu sous le règne de la Troïka. Ces nominations n'ont pas été révisées par les gouvernements qui leur ont succédé.
L'Administration tunisienne a été minée par ces nominations ou désignations déraisonnables car elles ont concerné des personnes qui ont été écartées de la fonction publique pendant des années ou qui n'y ont jamais travaillé en se basant sur deux critères: l'âge et l'ancienneté du diplôme. Ce qui revient à dire qu'un diplômé en ingénierie en 1985 occuperait le même poste qu'un diplômé des années 2010/11/12 ou 13. Il n'est pas à la page, il pourrait même n'avoir jamais été formé aux nouvelles technologies, industries ou techniques du marketing. Mais la politique a des raisons que la raison ne connaît pas et l'allégeance a supplanté la compétence. Ainsi, les compétences, affirme M. Ateb, ont été écartées ou «congelées» et des inconnus ont pris leurs places ou encore des «retourneurs» de veste, opportunistes habitués à courber l'échine et à s'adapter au contexte suivant leurs intérêts.
Inefficacité absolue…
Tous ces recrutements ne garantissent ni l'efficience de l'administration ni la préservation de ses compétences, dont une partie, écartée, est presque inactive tout en profitant des salaires et indemnités de fonctions. Pire, on ne peut même pas comptabiliser les fonds consacrés à des associations ayant, prétendument, pour mission d'employer des jeunes dont ceux servant au mécanisme 16, assure M. Ateb. «J'ai dénombré un grand nombre de ces associations dispersées sur tout le sol national dont une à Gafsa, religieuse et caritative».
Le mauvais exemple…
Le ministère de l'Emploi n'aurait pas été le meilleur exemple en matière d'usage des deniers publics pendant l'ère de la Troïka. A ce jour aucune enquête ou investigation n'a été ouverte pour évaluer l'impact des fonds alloués aux associations et le nombre d'emplois créés sans parler des travailleurs dans le domaine environnemental opérant dans des entreprises situées dans les villes du bassin minier, à Gabès, Sidi Bouzid et à Sfax. Des travailleurs payés pour un environnement très mal entretenu et qui sont pourtant passés du stade de contractuels à celui de titulaires. Une décision qui a mis fin à une situation de précarité qui les a pendant longtemps fragilisés mais qui appelle aussi en retour qu'ils travaillent réellement et qu'ils ne s'installent pas dans le confort des salaires des smigards en se la coulant douce chez eux.
Les cinq dernières années et surtout celle de la Troïka ont été un séisme pour l'Administration tunisienne qui a perdu définitivement son indépendance, sa neutralité et surtout ses compétences.
Des solutions? Difficile, affirme Hafedh Ateb, car il va falloir des décisions politiques très courageuses pour déminer l'Administration mais surtout pour la doter des compétences nécessaires qui pourraient pallier aux insuffisances des «parachutés déconnectés» et nommés sur la base de l'allégeance à un parti.
Quid de la pression du syndicat?
Il s'est gardé de dire qu'il y en a aussi qui ont été nommés sous la pression des syndicats ce qui est grave car les syndicats sont censés préserver les intérêts de tous les travailleurs sans aucune distinction entre eux, mais là, c'est une autre histoire.
L'Administration souffre d'une autre tare suite aux milliers de nominations qu'elle a subies: celle des surplus des personnels dans certains départements et de l'insuffisance des effectifs dans d'autres: «Je peux vous assurer que personne ne réussira à les faire changer de place, l'indiscipline est devenue de mise».
Il n'y a qu'une réponse à l'indiscipline, c'est l'application de la loi et une volonté politique pour l'appliquer. Il revient au chef du gouvernement et à ses ministres de faire régner l'ordre dans leurs différents départements et surtout d'assainir une administration qui peut être nocive pour le développement socioéconomique du pays. Aucune chance pour une relance des investissements et un rétablissement de la confiance entre les contribuables et leur administration sans que la loi ne reprenne sa place et sa suprématie.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.