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Knatry, le jeu tunisien qui lance le débat sur les effets des jeux vidéo
Publié dans Business News le 10 - 08 - 2020

Knatry (Contrebandier) est un jeu vidéo qui a été lancé le 19 juillet 2020. Le jeu, comme son nom l'indique, parle de contrebande et les joueurs, qui incarnent des contrebandiers, doivent délivrer leur chargement « très rapidement, en ne perdant rien de leur cargaison et surtout en évitant la police et les douaniers ». Quelques semaines après sa sortie, il suscite aujourd'hui un débat passionné sur la toile…

Le jeu est en somme une course poursuite entre les policiers et les contrebandiers sur fond de musique populaire et se déroule dans des régions tunisiennes où la contrebande est largement pratiquée. Knatry met en scène des courses poursuite entre les forces armées et contrebandiers dans les régions de Jilma, Gafsa et Feriana.

Phénomène hautement nuisible pour l'économie tunisienne qui souffre déjà d'une crise profonde, la contrebande est au centre de tous les débats et constitue, aux yeux des observateurs et surtout des économistes, l'une des raisons majeures de la déliquescence de l'Etat et de l'effondrement de l'économie.

Nombreux sont les internautes qui ont été outrés de voir qu'un jeu, tunisien de surcroît, puisse faire « l'apologie » d'une telle pratique, en donnant aux jeunes la possibilité de se mettre virtuellement dans la peau de contrebandiers pour défier les forces de l'ordre.
Des joueurs ont, de leur côté, relevé les prouesses techniques du jeu que certains ont trouvé « magnifique » alors que d'autres ont estimé qu'il était encore à « perfectionner » et que les lags sont courants. Entre ceux qui y jouent et ceux qui s'en offusquent le jeu, disponible sur androïd, a été téléchargé plus de 500 fois, ce qui en soi ne dénote pas d'un succès phénoménal.


Pour ce qui est du contexte mondial, il convient de dire que les jeux violents sont légion sur les plateformes dédiées. Le marché, qui devrait générer 200 milliards de dollars d'ici 2023, selon le cabinet spécialisé Newzoo, regorge de jeux dépeignant des scènes d'une violence inouïe. Entre vols de voitures, casses, braquages, courses poursuites, drogue, prostitution, assassinats, torture, zombies, guerres, décapitations, démembrements à la tronçonneuse, des bains de sang, des scènes très gores, les jeux violents pullulent et font de plus en plus d'adeptes. Si certains se sont vu carrément interdire dans certains pays à cause de leur incidence sur les jeunes et les communautés, d'autres, non moins violents, passent entre les mailles du filet.

La Tunisie n'est donc pas un cas isolé, les développeurs suivent juste une tendance mondiale et offrent à un certain public ce qu'il demande. Maintenant, il est vrai que de très nombreux jeux sont décriés, vivement critiqués et font même l'objet de campagnes de sensibilisation. Pour ne citer que cet exemple, tout un débat a eu lieu en 2006 sur le lien entre un jeu vidéo violent et le carnage commis par un jeune adepte dans un collège à Québec.

Dans un article paru en 2015 dans la revue française « L'information psychiatrique », l'effet des images violentes sur le comportement des joueurs est avéré et les résultats des différentes études menées sur le sujet s'accordent sur l'influence que les jeux vidéo violents ont sur les joueurs. « On retrouve davantage de pensées et d'émotions agressives, et une augmentation des comportements violents, à court terme comme à long terme. Cependant, il semble que la consommation de jeux vidéo violents n'est pas corrélée à une augmentation de la criminalité. Nous supposons que ce paradoxe s'explique par la complexité du concept de passage à l'acte, et les barrières qui existent entre le ressenti d'un individu et ses actes » précise l'article en question.

L'influence des jeux vidéo violents sur le comportement des joueurs fait l'objet d'un débat passionné mais les données scientifiques obtenues jusqu'ici ne démontrent aucune corrélation entre les jeux vidéo et la criminalité. Les comportements criminels sont multifactoriels, s'accordent à dire les spécialistes des comportements numériques, et ce ne sont pas les jeux vidéo violents seuls qui pourraient pousser un joueur à commettre un crime.

Tant que la communauté scientifique n'a pas établi un lien direct entre le crime et les jeux vidéo, ces derniers ont encore de beaux jours devant eux. En Tunisie ou ailleurs, ils ne sont au final que le reflet de la société, de la violence à laquelle sont de plus en plus confrontés les jeunes et peuvent même devenir une sorte de « défouloir ». Maintenant de là à dire que c'est une bonne chose, le débat est tout autre. Si leurs défenseurs mettent en avant le côté « stratégique » des jeux vidéo, même violents, leurs détracteurs estiment que rien ne peut justifier une telle « consommation » de contenus violents ou encore banalisant des actes criminels...


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