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Quand on vous dit qu'il ne faut jamais faire confiance aux islamistes !
Publié dans Business News le 21 - 09 - 2020

Les islamistes d'Ennahdha sont au pouvoir depuis presque dix ans. Mise à part la formidable avancée en matière de démocratie et de liberté d'expression, tout le reste est en déliquescence. Depuis 2011, le pays ne cesse de souffrir de son inflation galopante, de son déficit commercial et déficit budgétaire abyssaux, de sa monnaie dévalorisée, de son insécurité, de sa saleté, de son administration moyenâgeuse, de l'augmentation exponentielle de ses fonctionnaires, etc. Vous connaissez le tableau, inutile de vous le resservir, jamais la Tunisie dans son histoire moderne n'a atteint ce niveau. Les Nations avancent, la nôtre recule et, personne ne peut dire le contraire, les islamistes sont les premiers à accabler pour ce constat. Le mot islamiste comprend les membres d'Ennahdha, mais également les CPR, les LPR, les Karama et les différentes ONG satellites qui ont divisé la société tunisienne depuis la révolution.
C'est au nom de la démocratie et grâce à elle que les islamistes ont pu atteindre le pouvoir et c'est toujours en son nom qu'ils l'occupent aujourd'hui. Grâce à leur argent sale, les tricheries, les morts qui votent et les innombrables mensonges, les islamistes ont su manier l'outil démocratique de telle sorte qu'ils évincent leurs adversaires honnêtes et ne leur laissent aucune chance de victoire.
Quand on pense à Saïd Jaziri, par exemple, qui a réussi à entrer à l'assemblée grâce à sa radio coranique, à Seïf Eddine Makhlouf qui est passé au travers des mailles du filet en dépit de sa fraude fiscale et de sa condamnation pour injures contre un magistrat ou quand on pense à Ridha Jaouadi qui a utilisé la mosquée et son statut d'imam pour se faire une place sous l'hémicycle, il y a de quoi se mettre en colère. Toute leur triche se fait sous nos yeux et on ne peut rien contre eux.

Si on les interroge, les islamistes vous diront qu'ils sont des démocrates nés. Ils balaieront tout ce qui précède d'un revers et vous diront que vous êtes un adepte de l'exclusion, un malade, un islamophobe, un juif à la solde d'un lobby sioniste ou d'une chambre maçonnique. A les entendre, ils sont de bons musulmans pacifiques démocrates qui font de la politique de la même lignée que les chrétiens démocrates d'Europe et qu'ils ne cherchent que l'essor du pays. Islam et démocratie font bon ménage dirait l'un d'eux qui gagne sa vie grâce aux dons américains versés à son ONG éponyme. Really ?
Deux faits ont eu lieu la semaine dernière et qui font tomber à l'eau toutes ces belles paroles.
Samedi dernier était le premier anniversaire du décès de l'ancien président Zine El Abidine Ben Ali. Dans une volonté de montrer qu'ils sont de sérieux pacifistes, bons et gentils, l'ancien ministre Lotfi Zitoun a formulé les phrases usuelles destinées aux morts et a appelé à une sorte de clémence à l'égard de la famille Ben Ali. Attitude louable et, peut-être, sincère de cet islamiste né.
Ces belles paroles sont cependant comme un mirage dans le désert, car autour de M. Zitoun, des milliers de voix se sont exprimées pour dire totalement l'inverse. Les méchancetés proférées contre Ben Ali, ce week-end, sont d'une acuité à couper le souffle. Palme d'or à Seïf Eddine Makhlouf qui traite Ben Ali de criminel enterré et à Salim Ben Hamidane qui appelle le Bon Dieu à lui doubler la torture et les douleurs qu'il subit actuellement. L'un est un évadé fiscal, l'autre est mis en examen dans l'affaire BFT et les deux sont des islamistes aux milliers de fans. Les deux disent à ceux qui veulent bien les croire (et ils sont très nombreux) qu'ils sont de bons musulmans pacifiques, gentils, aimants, gracieux, doux, tendres, sensibles, généreux…
Voilà pourtant la vérité. Leur comportement, vis-à-vis d'un mort, n'a rien de pacifique et de musulman. C'est là toute la différence entre le musulman et l'islamiste. Le premier applique la religion à la lettre et sait faire preuve de pardon, comme la religion le lui ordonne. Il est sincèrement et profondément gentil et généreux. Le second est un satan qui se cache derrière le masque d'un agneau et utilise la religion à des fins politiques. Le véritable examen pour distinguer le musulman de l'islamiste, c'est de voir leur comportement quand ils font face à de pareilles situations. C'est bien beau de se dire pacifique et gentil, on ne le saura que quand il y a du concret.

Le second événement de la semaine, c'est ce niet de Rached Ghannouchi à la lettre envoyée par cent membres d'Ennahdha qui lui ont demandé de ne pas se représenter à la présidence du parti islamiste.
Dans leurs chroniques hebdomadaires, Karim Guellaty et Ikhlas Latif ont bien analysé le comportement « rachidique » de celui qui se dit islamiste démocrate. Pour tester le véritable sens démocratique d'un individu, il faut le voir à l'œuvre. C'est là le véritable examen et, dans celui-ci, Rached Ghannouchi a perdu haut la main. Il peut se dire démocrate du matin au soir, le fait est qu'il ne l'est pas avec sa lettre de « j'y suis, j'y reste ».
Partant de là, la question essentielle qui nous intéresse, est « peut-on faire confiance à pareil individu et lui remettre les clés du pouvoir ?». Depuis 2011, on ne cesse de dire « attention, ce type est dangereux et il n'a rien de démocratique ».
Les sympathisants musulmans et les pauvres citoyens ont pourtant balayé d'un trait ces avertissements et continuent à croire en l'esprit démocratique et pacifique des islamistes. La preuve, ils leur ont accordé une confortable majorité au parlement.
A ces sympathisants et aux crédules parmi nos concitoyens de regarder le comportement islamiste de cette semaine. Rien que celui de cette semaine !
Ils doivent s'interroger si un musulman, un vrai, peut se comporter de la sorte à l'égard d'un mort. Ils doivent s'interroger si un démocrate, un vrai, peut se comporter de la sorte à l'égard d'une élection.
Que ces sympathisants et ces crédules regardent la haine que dégagent les islamistes à l'encontre d'un mort et qu'ils sachent qu'ils seront la prochaine cible si jamais ils s'opposent à eux. Qu'ils regardent la soif du pouvoir que ressent Rached Ghannouchi dans son siège d'Ennahdha et qu'ils sachent que ceci est infinitésimal par rapport à sa soif de détenir tous les pouvoirs.
Une conclusion, une seule et unique : ne jamais faire confiance aux islamistes, jamais !


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