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UGTT : le dialogue doit être global et le gouvernement cherche à céder les entreprises publiques
Publié dans Business News le 25 - 05 - 2022

L'Union générale tunisienne du travail (UGTT) a réitéré, par le biais de son porte-parole Sami Tahri, son refus de participer à un simulacre de dialogue. Il a rappelé que la centrale syndicale avait présenté, depuis novembre 2020, une initiative de dialogue national portant sur la dégradation de la situation politique, sociale et économique. « Nous avons ressenti une réticence face à cette initiative… Malheureusement, près de deux ans après, il n'y a pas eu de résultat et nous nous sommes retrouvés face aux mesures du 25 juillet 2021. L'appel à un dialogue doit résulter d'un échange et non-pas d'un décret », a-t-il ajouté.
Dans une conférence de presse du 25 mai 2022, Sami Tahir a assuré que l'UGTT n'a pas été consulté au sujet du décret n°30 portant création de la commission consultative nationale pour une nouvelle République et relatif au déroulement du dialogue national tel qu'envisagé par le président de la République. Sami Tahri a expliqué que l'UGTT n'avait pas été surprise par les dispositions du décret en question et par l'approche du président. Il a évoqué les nombreuses déclarations remettant en cause le rôle de la centrale syndicale et le dialogue national entamé en 2013. Ceci a porté, selon lui, atteinte à l'histoire de l'organisation et à la réputation de ses militants. Il a affirmé que l'UGTT a demandé, suite au discours prononcé par le chef de l'Etat Kaïs Saïed à l'occasion de l'Aïd El-Fitr, de s'entretenir avec lui afin de débattre du déroulement du dialogue.
« Il a limité le dialogue à un rôle consultatif. Or, un dialogue doit aboutir à des accords permettant de sortir le pays de la crise… Il a fixé au préalable la composition des comités ! Nous estimons que nous sommes concernés par l'ensemble des domaines… Le dialogue doit être global et non-pas fragmenté… Il est possible de prendre en considération les résultats de la consultation électronique même si nous n'avons toujours pas eu accès à ces données. Pourquoi donc ne pas adopter une nouvelle approche ? Qui nous garantit le déroulement de la consultation dans le cadre de la transparence ? », a-t-il poursuivi.
Sami Tahri a assuré que la décision de l'instance administrative de l'UGTT de refuser de participer au dialogue national dans sa forme actuelle, résultait d'un consensus de toutes les structures de l'organisation. Il a assuré le refus de la centrale syndicale d'un retour en arrière. Il a, également, exprimé l'attachement de l'UGTT à la poursuite en justice des responsables de la dégradation de la situation. L'UGTT considère, selon lui, que le 25 juillet 2021 était une chance historique devant être transformé en un processus historique pour la Tunisie. Sami Tahri a critiqué le retard dans la prise de mesures permettant une amélioration de la situation et une stabilité politique
Le porte-parole de l'UGTT a estimé que les opposants aux 25 juillet et les acteurs politiques responsables d'agressions et d'actes de violence au sein de l'Assemblée des représentants du peuple étaient opposés au dialogue et avaient choisi l'exclusion. Toutefois, il a critiqué le calendrier imposé par le chef de l'Etat et les courtes durées tout en évoquant un possible changement de la date de la tenue du référendum.
Sami Tahri a expliqué que l'UGTT n'a pas appelé au boycott du dialogue national, mais à la révision de sa forme. Il a, également, affirmé que l'UGTT comptait tenir une série de réunions avec d'autres organisations nationales proches de la centrale syndicale afin d'échanger sur certaines questions concernées par le dialogue.
Par la suite, Sami Tahri a insisté sur la nécessité de dissocier la position de l'instance administrative par rapport au dialogue national et l'annonce d'une possible grève générale par les fédérations générales de la fonction publique et du secteur public. Il a précisé qu'un accord entre l'UGTT et le gouvernement pourrait conduire à une annulation de la grève sans pour autant apporter une modification au niveau de la position de l'organisation quant au dialogue national.
A ce sujet, Anouar Ben Kaddour, secrétaire général-adjoint chargé des études et de la documentation, a évoqué l'absence de réformes visant à améliorer la situation économique et sociale des Tunisiens. Il a critiqué l'absence d'une évaluation de la situation économique actuelle. Il a appelé à la clarification de la vision économique du pays. Il a affirmé l'existence de divergence entre le gouvernement et la présidence de la République au niveau de la vision économique. Il a, également, insisté sur l'importance d'apporter les éclaircissements nécessaires quant à la situation des finances publiques. Il s'est interrogé sur les réformes envisagées par le chef de l'Etat et celles évoquées par le gouvernement.
« L'UGTT est favorable à la mise en place de réformes. Nous voulons réformer les entreprises publiques. Nous voulons étudier les dossiers de ces structures au cas par cas. Nous en avons parlé à l'occasion des rencontres avec le gouvernement… Nous devons, également, procéder à une réforme de l'enseignement de base, secondaire et supérieur, de la formation professionnelle, de la santé et de l'agriculture afin de garantir la sécurité alimentaire de la Tunisie… La Tunisie est menacée par le flou… Personne ne parle de l'employabilité… Le gouvernement limite les mesures sociales à l'aide aux familles défavorisées. Or, nous voulons trouver des solutions aux chômeurs et leur donner espoir… L'UGTT a l'habitude d'échanger avec la Banque mondiale et le Fonds monétaire international… Nous sommes conscients des conditions de déroulement des négociations et des remarques présentées par ces institutions… La question de la masse salariale est une question de pourcentage par rapport à la productivité… Personne ne peut limiter le champ d'action de l'union ! », a-t-il ajouté.
D'un autre côté, le secrétaire général adjoint chargé des affaires juridiques, Hfaiedh Hfaiedh, a insisté sur l'importance de dissocier la position de l'instance administrative par rapport au dialogue national et l'annonce d'une possible grève générale par les fédérations générales de la fonction publique et du secteur privé. Il a affirmé que le décret n°20 était illégal, s'opposait aux dispositions de la Constitution et empêchait la tenue de négociations sociales. Il a assuré que la centrale syndicale s'était montrée souple face à l'application des accords précédents et que l'entame de négociations sociales avait été fixée en avril 2021 depuis 2015. Il a précisé que l'UGTT avait choisi de ne pas entamer les négociations à cette date-là en raison de la situation économique et de la crise provoquée par la propagation du Coronavirus.
Hfaidh Hfaiedh a exprimé l'attachement de la centrale syndicale à la révision du salaire minimal et à la formation d'une commission chargée de l'étude de la situation des entreprises publiques en difficulté tel que convenu dans un accord de 2018.
« Le gouvernement ne cherche pas à sauver les entreprises publiques, mais à causer leurs faillites afin de les céder… Le gouvernement ne cherche pas à trouver de solution pour les éléments que nous venons d'évoquer… Il n'est pas prêt à entamer des négociations sociales… Nous sommes prêts à interagir avec toutes propositions garantissant les droits des employés et des travailleurs », a-t-il affirmé.


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