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L'Arabie saoudite a-t-elle aboli la kafala en réaction à "The Goat life" ?
Publié dans Business News le 26 - 08 - 2024

En Tunisie, une information a circulé sur Facebook, suggérant que l'Arabie saoudite avait officiellement aboli le système de kafala, qui régit depuis longtemps la main-d'œuvre étrangère dans le Royaume. L'information s'est rapidement propagée sur les réseaux sociaux, suscitant des discussions animées parmi les citoyens et les expatriés. Beaucoup se demandaient si cela était vrai et cherchaient à vérifier l'information.


Certains internautes ont spéculé que l'intrigue du film, qui aborde des questions sociales et de travail, pourrait être liée à une décision de l'Arabie saoudite concernant le système de kafala, alimentant ainsi davantage les rumeurs.
Pour les internautes tunisiens, l'abolition supposée du système de kafala serait le résultat de pressions exercées sur les autorités saoudiennes après la diffusion du film indien « The Goat life ». Ce film raconte l'histoire d'un travailleur migrant confronté à des conditions de vie difficiles en Arabie saoudite, symbolisant les luttes quotidiennes des travailleurs sous le système de kafala.
Le protagoniste, exploité par son employeur, tente de regagner sa liberté, exposant ainsi les injustices sociales et les abus liés à la dépendance envers un sponsor (kafil). Le film a provoqué une vive réaction du public, particulièrement sur les réseaux sociaux, où beaucoup ont fait le lien entre l'intrigue et la réalité des travailleurs migrants dans les pays qui appliquent ce système, intensifiant ainsi les débats sur sa potentielle abolition.
De nombreux internautes se sont interrogés sur la véracité de l'abolition du système de kafala par l'Arabie saoudite, tandis que d'autres ont commencé à partager des affirmations non vérifiées. Très vite, les termes "abolition du système de kafala en Arabie saoudite" sont devenus une tendance en Tunisie, alors que les intenrautes attendaient impatiemment des nouvelles officielles.

Mais, contrairement aux affirmations qui circulent en ligne, il n'y a pas eu récemment d'annonce officielle concernant l'abolition du système de kafala. Nous avons trouvé une déclaration du porte-parole du ministère des Ressources humaines et du Développement social, Nasser Al Hazani, qui date de 2020, dans laquelle il parle de nouvelles réformes sur le système de kafala, mais jamais de son interdiction.
En réalité, bien que l'Arabie Saoudite ait introduit plusieurs réformes visant à améliorer les lois du travail et à accorder plus de droits aux expatriés, l'affirmation selon laquelle le système de kafala a été entièrement aboli est une déformation des faits. Les rumeurs suggérant une abolition immédiate et totale sont sans fondement.

Il est important de noter qu'en 2021, l'Arabie saoudite a pris des mesures importantes pour réformer le système de kafala. L'Initiative de réforme du travail a été introduite, offrant aux travailleurs étrangers plus de liberté pour changer d'emploi et se déplacer dans le pays sans avoir besoin de la permission de leur employeur. Ces réformes ont été perçues comme un mouvement significatif vers la modernisation du marché du travail et l'octroi de plus de droits aux travailleurs étrangers. Cependant, il ne s'agissait pas d'une abolition complète du système de kafala, comme certains ont pu le suggérer.

Comment fonctionne actuellement le système de kafala en Arabie saoudite ?
À l'heure actuelle, le système de kafala implique encore plusieurs règles et engagements :
Les travailleurs faisant partie de la main-d'œuvre professionnelle en Arabie saoudite restent soumis aux règles du système. Ils doivent avoir été employés avec leur employeur actuel pendant au moins douze mois avant d'être éligibles à un transfert.
Les employeurs doivent recevoir un préavis électronique de 90 jours avant tout transfert de travailleur vers un nouveau poste.
En résumé, l'affirmation selon laquelle l'Arabie saoudite a aboli le système de kafala est fausse. Bien que des réformes importantes aient été mises en place, le système existe toujours sous une certaine forme, et tout changement aussi radical nécessiterait une confirmation officielle du gouvernement saoudien.


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