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L'incident d'El Aouina : Ce n'est pas un simple dégage..
Publié dans Business News le 20 - 10 - 2013

Les trois présidences, Moncef Marzouki, Mustapha Ben Jaâfar et Ali Laârayedh ont été empêchés à El Aouina, de participer aux obsèques des deux gardes assassinés par des terroristes à Goubellat. Au même moment à Sfax, Sihem Badi était dégagée par les populations. Plusieurs autres ministres de la troïka et dirigeants d'Ennahdha ont connu le même sort au cours des derniers mois. C'est toute l'étendue de la déchéance des dirigeants du nouveau régime guidé par les islamistes. Ils avaient été portés au pouvoir par la grâce et la force magique du mot dégage scandé à la face de la dictature. Ils se trouvent aujourd'hui la cible de ce slogan lancé à leurs visages par ceux-là même qui à peine trois ans déjà, l'avaient lancé au visage moribond du régime de Ben Ali.
C'était le vendredi matin, dans la place centrale de la caserne de la garde nationale d'El Aouina. Deux corps inanimés drapés des couleurs nationales gisaient sous le soleil. C'étaient les dépouilles du lieutenant Mahmoud Ferchichi et du sergent Karim Hamdi assassinés la veille à Goubellat par des terroristes. Leurs familles étaient là. Leurs amis et leurs collègues étaient là aussi pour rendre un dernier hommage aux martyrs et attendre…
Attendre quoi au juste ? Que les trois présidences finissent leurs salamalecs interminables qui durent depuis une heure vingt minutes et daignent sortir pour s'adresser à des troupes excédées de voir des camarades tomber les uns après les autres par la faute des tergiversations des politiques. Alors naturellement, quand les trois présidents sont enfin sortis de leur salon climatisé, les hommes et les femmes de la garde nationale ainsi que leurs collègues des autres corps de la sûreté nationale présents sur les lieux, aveuglés par le soleil et la colère, leur ont demandé de dégager précisant qu'ils sont assez grands pour honorer seuls leurs martyrs.
Ce coup de gueule ne visait pas un seul parmi les trois présidents. Il les visait tous les trois, d'une manière collective et solidaire. Moncef Marzouki pour avoir oublié qu'il était aussi le chef des forces de sécurité intérieures. Il aurait dû se déplacer à Goubellat le jour même. Il aurait pu décréter un deuil immédiat. Au lieu de cela il annoncé un deuil le samedi, un jour de congé. Mustapha Ben Jaâfar aurait pu aussi du haut de son perchoir à l'ANC accélérer l'adoption des statuts des forces de l'ordre et des lois donnant plus de moyens aux forces de l'ordre dans la lutter contre le terrorisme et le crime organisé. Il n'a rien fait de cela. Quant à Ali Laârayedh, il est carrément responsable des difficultés actuelles du système sécuritaire dans sa guerre contre le terrorisme à cause de son laxisme et sa bienveillance envers les extrémistes religieux et les terroristes quand il était à la tête du ministère de l'Intérieur. Le seul rescapé de ce désaveu collectif est l'actuel ministre de l'intérieur, Lotfi Ben Jeddou. Ses hommes l'ont adopté parce qu'ils ont senti chez lui un soutien réel, une compassion sincère et une volonté de bien faire.
Du coup, on comprend mal l'alignement de Mohamed Abbou pour dénoncer l'éviction symbolique du trio présidentiel, l'excès de zèle du commandant de la garde nationale, Mounir Ksiksi, qui menace de poursuivre ceux qui ont scandé le mot dégage ou la schizophrénie du chef du gouvernement Ali Laârayedh qui voit des complots partout. Ceux-là et bien d'autres ailleurs, veulent faire du mot dégage qui est le slogan de la révolution, un délit et un crime passible de sanctions.
Mais il n'en sera pas ainsi car la révolution est passée par là et les esprits ont changé. Ceux qui s'agrippent encore à un système despotique où la liberté d'expression n'est pas tolérée se trompent de contexte d'autant plus qu'ils n'ont pas les moyens de leurs désirs. Tout au plus, ils ne font qu'exacerber les tensions et pousser vers l'escalade. Ils ont maintenant dix jours pour se sortir du marécage dans lequel ils ont plongé tous seuls, la tête en premier.
Pour avoir oublié que l'autorité n'est pas la force. Pour avoir ignoré que le pouvoir est avant tout un contrat d'acceptation mutuelle entre le gouvernant et le gouverné et qu'il ne s'exerce que sur ceux qui reconnaissent son autorité sur eux, ce qui s'est passé à El Aouina n'est pas un simple dégage à la face des trois présidences. C'est le début de la fin. Sofiene Ben Hamida


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