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Entre citoyens et fonctionnaires, une histoire sans fin…
Publié dans Business News le 02 - 08 - 2015

Si nos fonctionnaires pouvaient mettre autant d'énergie à nous en faire voir de toutes les couleurs lorsqu'ils doivent nous servir, la Tunisie se porterait mieux. En effet, avec un fonctionnaire en tong, une polémique autour d'un voile chez Tunisair, des agents de l'Etat qui enlèvent la pancarte d'affichage des horaires et autres, on a de quoi faire un vrai best of.

Dernier « dépassement » en date. Nous sommes à Monastir, il est 12h55. De simples citoyens se rendent à l'Agence technique des Transports terrestre. Mais voilà, les fonctionnaires de l'agence ne le voient pas ainsi. Ils ont en effet décidé de retirer la plaque affichée à l'entrée, indiquant les horaires d'ouverture et de fermeture de l'agence… On s'est tous déjà fait virer pour être arrivé 5 voir 10 minutes avant la fermeture. Mais là, il faut avouer qu'avec 35 minutes, c'est l'ATT qui atteint le record.

Quelques jours plus tôt, une vidéo a été publiée sur les réseaux montrant un fonctionnaire de la SNCFT en train d'aimablement répondre à un client. Ca ne suffisait pas d'avoir à supporter leur retard, leurs grèves incessantes pour un oui ou pour un non, on doit maintenant supporter et leurs grossièretés et leurs insultes… bienvenue en Tunisie. Pour tenter de limiter les dégâts, la SNCFT a réagi le lendemain en promettant qu'une enquête serait ouverte à l'encontre du grossier agent. La société note dans son communiqué qu'elle ne laisserait aucun de ses agents porter atteinte à sa réputation et sa notoriété dans le service client. Toutefois, comme dans plusieurs autres situations, l'ouverture d'enquêtes administratives ne garantit pas la disparition de certaines pratiques. Il est à noter également que enquête administrative ne veut pas forcément dire sanctions disciplinaires.

Un peu moins méchant, mais tout aussi inacceptable, la tenue de certains fonctionnaires. Début juillet, un agent de la CNAM se présente en tenue du dimanche, jogging et tong. Alors, on aura beau dire que c'est à cause de la chaleur, de Ramadan et compagnie, ce monsieur est normalement payé et pour servir les citoyen, et pour représenter l'Etat.

On ne peut évoquer les dépassements des agents de l'Etat sans mentionner ceux des policiers. Pendant le mois de ramadan, à Monastir, une escouade de police a été envoyée pour procéder à la fermeture d'un café qui était ouvert pendant la journée. Outre le bienfondé douteux de cette démarche, des images de vidéosurveillance ont montré le directeur du district violenter une jeune femme. Il l'a giflée, cassé son téléphone et copieusement insultée. Le ministère de l'Intérieur a réagi assez rapidement pour limoger la personne impliquée.

S'il y a une constante dans toutes ces anecdotes, c'est la prise de décision des autorités quand ces malheureux événements sont rendus publics. On pourra ajouter l'exemple du ministre de la Santé, Said Aïdi, qui a diligenté une enquête au sujet d'un vieil homme négligé à l'hôpital de Nabeul après que la vidéo du même vieil homme ait créé le buzz sur les réseaux sociaux.

En avril, l'association tunisienne de lutte contre la corruption nous donnait quelques chiffres intéressants. Tout d'abord, au lieu de travailler 8 heures, comme normalement convenu, une étude a montré que les fonctionnaires travaillent 8 minutes par jour. Elle indique aussi que sur les 800 000 fonctionnaires tunisiens, on à un taux d'absentéisme record de 60% ! Sans compter ceux qui pointent, sans pour autant être présents…

Il y a quelques jours, Brahim Missaoui, président de l'association demandait que Facebook soit interdit d'accès par les fonctionnaires lors de leur temps de travail. Pourquoi ? Parce que selon une étude récemment réalisée sur le comportement des fonctionnaires dans les établissements publics, les fonctionnaires de l'administration tunisienne y consacreraient un tiers de leur temps passé au bureau.

Le problème de la productivité au travail est un problème qui concerne tous les travailleurs. Il se trouve particulièrement accentué au niveau des structures publiques. Même si le fait que l'administration tunisienne compte de réelles compétences en son sein, il n'en reste pas moins qu'obtenir un certificat ou refaire ses papiers peuvent se transformer en parcours du combattant.

Cette nonchalance est due à la quasi-absence de punitions réelles en cas de dépassement. Il faut ajouter à cela la certitude des fonctionnaires de ne jamais être renvoyés de leur travail comme cela pourrait arriver dans le privé en cas de faute grave avérée. Le gouvernement en place tente de donner l'exemple en montrant une certaine fermeté. Habib Essid n'a pas hésité, lui-même, à ordonner des limogeages en cas de dépassements. On pourrait également citer le cas de Said Aïdi, ministre de la Santé, qui a procédé à plusieurs limogeages après une visite inopinée à Sfax. Toutefois, le phénomène ne pourra être réglé avec des limogeages ponctuels. Il faudrait refondre la loi concernant la fonction publique pour tordre le cou à la maxime « un clou dans un mur » qu'on sort quand on parle de la fonction publique. Mais là il faudra se mettre à dos l'UGTT, le gouvernement Essid ne semble pas avoir les reins assez solides…


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