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Marché du diamant en Tunisie : une pierre peut en cacher une autre !
Publié dans Business News le 23 - 02 - 2018

Avec l'apparition du « diamant de synthèse » il y a quelques années, le marché de la pierre précieuse est actuellement en crise. Fabriqués en Asie à partir de simples morceaux de charbon et au moyen d'un procédé à haute températures (CVD : Chemical Vapor Deposition), les diamants synthétiques ressemblent en tout point aux diamants naturels. Une différence imperceptible à l'œil nu, ni au microscope d'ailleurs, faisant que beaucoup de Joailliers se laissent aujourd'hui berner. Enquête sur une pierre invisible.

De faux diamants parfaits. Tellement parfaits que sans machine spécialisée dans la détection des impuretés, les experts n'y voient que du feu. De quoi inquiéter les diamantaires et créer une sérieuse crise de confiance.
Contrairement aux marchés asiatique et américain, le marché européen reste réticent face à cette pierre produite à la chaine, chimiquement et physiquement identique à celle qu'on trouve dans la nature et dont la formation a pris des millions d'années.

Contacté par Business News, pour les besoins de l'enquête, l'expert judiciaire en matière d'or et de pierres précieuses, Mehdi Chaouch, a révélé que la pierre synthétisée en laboratoire, rode sur la place tunisienne.
« En suivant le cours du diamant dans le monde l'on se rend compte que la Tunisie n'est pas épargnée par le phénomène. Depuis à peu près deux ans, j'observe quotidiennement sur le marché des pierres aux prix qui soulèvent la suspicion » dit-il.
L'expert explique, en outre, que très peu sont les joailliers équipés pour démasquer la fausse pierre. « En Tunisie, nous ne disposons pas encore d'un bureau de contrôle, une mesure devenue indispensable par les temps qui courent. Une poignée de personnes est en train de s'enrichir en profitant de l'ignorance des joailliers. Alors que pour moi, chaque commerçant doit assumer ses responsabilités face à cette question » souligne l'expert auprès du Conseil supérieur des diamantaires d'Anvers.

Par la voix de son porte-parole, Haythem Zanned, la Direction générale des Douanes tunisienne s'est dite au courant du phénomène. Contacté par Business News, M. Zanned a déclaré : « Nous sommes clairement au courant de l'existence de la fraude, mais nous n'avons encore pas pu effectuer de saisies à ce jour. Nous ne disposons pas du matériel nécessaire ».
Haythem Zanned, rejoint l'expert en pierres précieuses et souligne la nécessité d'un bureau de contrôle « que les joailliers doivent créer, pour rétablir la confiance ». « Nous espérons que votre article fasse bouger les choses ! » conclut-il.

A Anvers, capitale mondiale du diamant, le contrôle se veut sérieux mais pas systématique. « Pour des pierres de petites dimensions le contrôle n'est fait que rarement » avait dit la directrice de l'institut international de Gemmologie, Deborah Pienica, lorsqu'elle fut interrogée sur la question par une chaîne locale. Cela dit Mme Pienica s'est voulue calme étant donné le nombre importants de bureaux pour le contrôle « indépendants » sur territoire belge. « Il faut être vigilant et demander à son joaillerie un certificat d'un laboratoire indépendant, lors d'un acte d'achat » a-t-elle ajoutée.
« En Tunisie, impossible donc, de savoir combien de « ces fausses pierres parfaites » sont en circulation », d'après les dires de M. Chaouch, qui assure tout de même qu'un cercle très restreint d'experts peut effectuer la certification de manière adéquate. Pour lui, il suffirait de le mentionner sur le certificat, pour que le problème soit résolu.

Ces pierres produites à la chaîne en Asie, où des machines reproduisent parfaitement les gestes de la nature, sont ensuite acheminées vers les bourses de Hong Kong où ils trouvent leurs acheteurs. Selon les données dont nous disposons, elles couteraient 50% en moins que celles extraites dans les mines d'Afrique ou d'Asie. Comme l'a indiqué plus haut l'expert, pour le client, l'unique moyen de savoir c'est le prix.

Faux diamants ou pas, le secteur de l'orfèvrerie en Tunisie est en crise depuis un bon moment. La cause principale est la crise économique qui touche le pays. Pour la nouvelle génération de joailliers, l'Etat doit tendre vers une ouverture du marché tout en leur permettant d'exporter leurs créations. C'est ainsi que de grandes firmes telles que Tiffany, ont pu voir le jour.
La déferlante des « diamants CVD », ne s'arrêtera pas par miracle aux frontière de la Tunisie. Sans une collaboration sérieuse entre les professionnels du secteur, beaucoup de Tunisiens continueront à en acheter.


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