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De la botanique et de la politique !
Publié dans Business News le 30 - 07 - 2018

Une des plus célèbres citations de Shakespeare relate avec force et minutie le délabrement à la fois politique et morale de l'Etat en l'occurrence celui du Danemark quand Marcellus dans Hamlet constate avec amertume que « Something is rotten in the state of Danemark. ». Il affirmait alors qu'il y avait quelque chose de pourri dans le royaume du Danemark. Ce fut une œuvre littéraire majeure (1603) relatant les intrigants et immoraux arcanes de la politique sur fond de lutte de pouvoir. Déchirement familial, trahison, meurtre, guerre fratricide, vengeance, sont au fondement même de ce que Shakespeare voulait mettre en évidence pour illustrer les travers de l'homme accablé par sa soif de pouvoir et par son immoralité. L'Histoire ne fait que se répéter pour ceux qui ne veulent pas en retenir les leçons.

Quatre siècles plus tard, nous constatons « qu'il y a quelque chose de pourri dans le royaume de Tunisie ». Une pourriture, qui prouve à quel point la réalité dépasse la fiction. En effet, dans notre « royaume de Tunisie » la roi Ubu n'est autre qu'un roi d'opérette. Il ne connait de la politique que les manigances, les basses manœuvres et les trahisons.
Entouré de bouffons et de sbires, le roi Ubu est tiraillé entre les exigences de sa reine, les ambitions d'un rejeton pressé de lui succéder d'un côté, et d'un jeune prince d'opérette, qui s'était fixé l'objectif d'être roi à son tour. Le roi Ubu lui-même, malgré son âge bien avancé et son incapacité à gérer son royaume, ne veut pas abdiquer et croit pouvoir manœuvrer entre les obstacles et prolonger ainsi son règne jusqu'à ce que la mort nous sépare, (« until death do us part » The Book of common Prayer) ! C'est ubuesque !!!!

En biologie du vivant, il y a plusieurs sortes de pourritures. Certaines sont souhaitées, comme la pourriture dite noble qui sert à révéler les saveurs et la douceur du suc comme pour le raisin. D'autres, comme la pourriture racinaire est une maladie qui provoque la putréfaction générale de la plante sous l'effet ravageur de plusieurs agents polyphages. « Tunisie la verte » subie cet effet ravageur causé par des agents pathogènes qui sont en train de causer la désintégration des organes de l'Etat. Comme pour les plantes, la désintégration peut provenir de l'action conjuguée des nématodes qui gangrènent les racines et de parasites secondaires qui gravitent autour des nématodes. Observons le phénomène de plus près et transférons la putréfaction de la plante à celle de l'Etat.

Tout comme la plante, les organes de l'Etat ont des racines historiques, culturelles, sociales, politiques. Ces racines se développent en de multiples ramifications et peuvent donner lieu à une plante prospère produisant des fruits qui peuvent profiter à tous. Il est évident que malgré tous les soins qu'on peut y mettre pour contrôler le développement de la plante, il peut y avoir des facteurs exogènes qui peuvent influer sur ce développement. Un Etat dépend lui aussi du soin que ses agents ont envi d'y mettre pour l'entretenir et le développer et ainsi donner des fruits sains à même de subvenir aux besoins de tous.
Comme une plante a besoin d'un terreau riche, d'eau, de lumière et des soins du jardinier, un Etat a lui aussi besoin d'être entretenu, soigné, sans cesse réformé pour grandir et devenir prospère. Pour les plantes, il y a des greffes qui ne prennent pas et causent la mort de la plante, il y a aussi des greffes politiques qui tuent. Comme quand on demande à une personne qui n'a jamais cru dans les vertus de la démocratie de devenir démocrate (le cas du roi Ubu), ou faire croire à un « greffon » politique qu'il peut se substituer à la plante elle-même, ce qui peut causer la perte et du greffon et de la plante en même temps.

Que faire quand une plante, tout comme un Etat sont attaqués par les parasites ? Elaguer. Oui élaguer, tailler, couper dans le vif les banches pourris pour sauver ce qui peut l'être encore. Si nous voulons que la « Tunisie la verte » le devienne vraiment, agissons comme de véritables jardiniers soucieux du bien-être de leur plante comme du bien-être de l'Etat. Il y a des règles et des conditions à respecter pour débarrasser aussi bien les plantes que l'Etat des agents pathogènes qui provoquent la désintégration de leurs organes vitaux. Extirper le greffon et le mettre dans un petit pot pour qu'il apprenne d'abord à évoluer dans un milieu propice à son développement et le laisser grandir et apprendre avant de vouloir faire de l'ombre à d'autres plantes bien plus grandes et plus saines.
Eloigner les vieilles souches qui empêchent les bonnes graines de pousser et empoisonnent le sol en s'entourant de parasites polyphages qui prolifèrent tel un rhizome sans racine, et envahissent le terrain.
Couper tous les tubercules infectés et prendre des mesures phytosanitaires draconiennes.
Labourer la terre et débarrasser la de tous les microorganismes fongiques.

Pour que la plante puisse pousser et ses organes puissent prospérer de manière saine, il faut d'abord aimer la terre sur laquelle elle pousse. Il faut lui être fidèle et en prendre soin pour qu'elle puisse donner les meilleurs sédiments nutritifs possibles. Faire grandir une plante requière tout l'amour et le soin du jardinier et de tous ceux qui participent à sa croissance et son épanouissement. Agissons comme des jardiniers qui n'hésitent pas à se salir les mains pour que le moment venu, d'autres puissent manger des fruits mûrs. Pour que les « raisins de la colère » se transforment en raisins de la vie tels que décrits aussi bien dans les textes sacrés (La Bible et le Coran) que les textes profanes de la Grèce antique, j'invite les véritables patriotes tunisiens à agir comme des jardiniers.
Citoyens tunisiens à vos pioches !


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