Tunisie – Rapport : Les taxes municipales ne dépassent pas 1.7% du total des recettes fiscales...    L'entraîneur Manuel Pellegrini s'engage avec le Betis    Le ministère du Tourisme œuvre à la mise en place d'une vision stratégique pour le secteur (Toumi)    Tunisie : Le parti Courant Populaire considère l'initiative de la coalition Al Karama comme dangereuse pour la liberté de presse    10 nouveaux cas de coronavirus en Tunisie    Tunisie : Des plans terroristes visant le secteur du tourisme déjoués    Une nouvelle loi assure à Ghanouchi la présidence de l'ARP pour encore 5 ans    Vers l'élaboration d'un Guide sur le Reporting Extra-Financier (ESG) pour les sociétés cotées    En raison de l'abondance des produits locaux : Nouvelle stratégie de rationalisation de l'importation    Portrait poignant de deux afghanes sous le joug masculin    Plan de sauvetage économique : Fakhfakh se réunit avec les principaux partenaires internationaux    Business infos    Taoufik Mekacher : «Nous ne céderons jamais !»    Blocage du processus politique en Libye : La Tunisie incite à surmonter la crise    3 cas de fraude à Sousse    Services de santé en régression : Gafsa réclame une faculté de médecine et d'un CHU    Mémoires militantes et mots incandescents    Le transfert des archives de Cinéma se poursuivra en 2021    "Il faut porter encore en soi un chaos, pour pouvoir mettre au monde une étoile dansante".    Ministère de l'Intérieur : Avortement de plans terroristes visant le secteur touristique et des sièges de souveraineté en Tunisie    Tunisie : Selim Azzabi en visite à Beja [vidéo] : Plusieurs visites de terrain sont prévue tout au long de cette semaine    Le point sur l'épidémie du coronavirus : Mise à jour du 9 juillet à 11H00    Nizar Yaiche, ministre des Finances : L'impact du Covid-19 sur les finances publiques est estimé à 5 milliards de dinars    Projet Elife pour faciliter l'insertion professionnelle des jeunes Tunisiens    Cinéma | A L'Agora, regardez votre film à côté de votre star préférée !    Amical : L'AS Rejiche défie l'Espérance de Tunis et l'Etoile du Sahel    Patric (Lazio) suspendu quatre matchs pour morsure    Bizerte : 300 mille dinars pour le réaménagement des zones industrielles    Reportage | Baccalauréat – Démarrage de la session principale : Les épreuves du premier jour à la portée    Tunisie : Abdelatif Mekki et Mohamed Ali Toumi tiennent une conférence de presse ce jeudi    Un Tunisien remporte le 1er prix d'un concours mondial de poésie, Découvrez son poème    Retour au calme à Remada après une nuit agitée    Nouveau projet «Bassamat Ebdaaia» : Laboratoire de création    Sfax et son histoire urbaine : Vue plongeante sur l'histoire d'un centre urbain    STB Bank    Météo : ciel dégagé et températures stables    Club Africain : Plusieurs personnalités Clubistes pour vérifier la liste des adhérents    Tunisie-ONU : Vers la mise en place d'un cadre de coopération quinquennal    L'amendement de l'art. 10 de la loi relative à la Cour constitutionnelle est juridiquement possible (Saloua Hamrouni)    Il y a 14 ans jour pour jour, la photo la plus triste de l'histoire de football    32 nouveaux décès en France en 24 heures    469 nouveaux cas en Algérie en 24 heures    Concours international de poésie en langue française : le Tunisien Nadhir Guedri lauréat du 1er prix    L'Ocean Viking sur le point de débarquer 180 migrants en Sicile    Plus de 1 000 nouveaux cas en 24 heures    Une étudiante tunisienne active dans le secours des migrants remporte le prix de l'organisation Pro-Asyl-2020    Ces pays ont procédé encore une fois au confinement    Gouvernement Castex : La parité femmes/hommes respectée, mais plus à droite    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Nouveaux maires: Le grand mensonge de la démocratie participative
Publié dans La Presse de Tunisie le 12 - 05 - 2019

Il existe aujourd'hui un sérieux hiatus entre le discours des élus municipaux et les attentes des citoyens aspirant à de réelles réformes et non à un retour à des pratiques de l'ancien régime et à un discours imprégné d'autosatisfaction et de fausses promesses.
Les partis politiques savent très bien le grand enjeu des élections municipales en raison de l'autonomie en matière de gestion des affaires locales que confère le nouveau code des collectivités locales aux municipalités (principe de l'autonomie administrative et financière) et notamment à certains maires peu soucieux de faire participer les citoyens à la prise de décision et peu enclins à travailler dans la transparence.
Quand les partis politiques contournent la loi
Tout a été permis par les partis politiques lors des dernières élections municipales pour accéder à la gouvernance locale dans les 350 municipalités dont 85 ont été créées après la publication du décret gouvernemental le 26 mai 2016. Dépassement des délais fixés pour présenter les rapports financiers ou non-présentation de ces rapports, absence totale de transparence et flagrantes infractions au niveau des revenus et des dépenses électorales marqués notamment par un financement d'origine inconnue qui jette la suspicion sur des alliances et des pratiques douteuses. Cerise sur le gâteau, ces financements au profit du parti Ennahdha et qui rappellent les dérives de l'ancien régime avant la révolution quand les morts avaient droit au vote.
La Cour des comptes n'a fait que constater les dégâts pour certains dépassements émanant surtout des partis politiques et a avancé des recommandations se rapportant à trouver les solutions idoines à même de mieux contrôler la campagne électorale et imposer des règles strictes en matière de financement. Certes des listes ont été sanctionnées et dont le nombre s'élève à 84, mais c'est très peu comme mesures prises si nous prenons en considération les autres graves dépassements enregistrés et qui ont permis à des partis bien connus de rafler la majorité des sièges et de se positionner en pole position dans ces élections sans risque d'être dérangés puisque la loi n'a pas encore prévu de sanctionner le financement des campagnes électorales par les « revenants ».
«Le parti avant la patrie», semblent-ils lever comme slogan. Pour l'heure, le constat d'échec n'est plus à démontrer avec des situations qui déroutent dans la majorité des communes ressemblant de plus en plus à des surfaces lunaires, des étals anarchiques favorisant le commerce parallèle et qui étouffent la liberté de circulation des citoyens et une police (qui n'en est pas une) environnementale dépourvue de moyens et qui manque cruellement de visibilité dans la majorité des communes.
Le nouveau code des collectivités locales avait promis monts et merveilles aux citoyens mais au bout du compte le principe de la démocratie participative n'a pas été respecté et la bonne gouvernance dans la gestion des affaires locales s'est muée en cauchemar pour le citoyen avec des maires s'offrant des véhicules de luxe et d'autres occupés beaucoup plus à régler des comptes avec les intellectuels de la gauche tunisienne et «tirer» sur la libre parole sans se soucier des problèmes des communes relatifs à l'hygiène et la propreté des communes, la pollution sonore en été, la préservation de l'environnement et des places publiques.
Les municipales un tremplin pour les élections législatives
Entre démission de certains élus, dissolution d'autres conseils municipaux et refus de la mesure de dissolution, comme c'est le cas au Bardo, la gouvernance locale passe indubitablement par une zone de turbulences et la gestion kafkaïenne de la majorité des conseils municipaux, dont certains souffrent inexorablement d'encadrement et d'appui financier, n'est que la partie émergée de l'iceberg qui cache une course acharnée et effrénée au pouvoir. Les partis politiques sont en train de fourbir leurs armes pour les prochaines élections impliquant dans ces préparatifs leurs alliés dans certains conseils municipaux. Ainsi, commence-t-on à voir sur les réseaux sociaux des appels aux citoyens à s'inscrire sur les listes électorales. Ce qui est frappant dans ces appels, ce sont les noms des partis politiques et les logos des municipalités qui figurent côte à côte.
Il existe aujourd'hui un sérieux hiatus entre le discours des élus municipaux et les attentes des citoyens aspirant à de réelles réformes et non à un retour à des pratiques de l'ancien régime et à un discours imprégné d'autosatisfaction et de fausses promesses, comme l'attestent ces rues qui s'enjolivent pour un moment et perdent leur décor et leur charme en un clin d'œil après la fin de certaines cérémonies officielles. Sur la majorité des sites web des municipalités, c'est la communication de pacotille qui domine, illustrant cette descente vertigineuse aux bas fonds du ridicule. Un ridicule qui laisse le citoyen pantois et le pousse à boycotter les élections.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.