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Lagune de Tazarka classée «Ramsar» : adieu les oiseaux d'eau !
Publié dans La Presse de Tunisie le 03 - 08 - 2019

Encore une fois, c'est le tollé général à Tazarka. Les industriels, ayant signé des engagements avec le ministère des Affaires locales et de l'Environnement, il n'y a pas si longtemps, se sont, pour la plupart, dérobés à leurs engagements de bien prétraiter leurs rejets dans la lagune. Et, pour d'autres, de cotiser pour financer la construction de leur propre réseau d'assainissement à raccorder à celui de l'Onas. Les jeunes de Tazarka sont sur le point d'exploser. Mais l'Association locale de l'environnement calme le jeu et demande à tous d'attendre et de laisser le temps au temps. Entre-temps, la pauvre lagune classée «Ramsar» perd totalement ses oiseaux d'eau… Pauvre convention Ramsar !
La lagune de Tazarka continue à préoccuper la société civile de la cité.
Des décisions sans lendemain !
Et les jeunes de la ville, de retour au bercail pour y passer leurs vacances estivales, extrêmement jaloux de leur splendide plage, menacée par la pollution, ont essayé depuis le mois de juillet dernier d'organiser un mouvement de protestation contre la dégradation de la situation écologique de leur fief natal. Surtout que la promesse du ministre des Affaires locales et de l'Environnement, ayant promis de retourner à la région pour faire le point de la situation et le suivi de ses décisions, prises lors de sa visité des lieux, n'a pas été exécutée.
Un habitat d'oiseaux sans oiseaux !
Les rejets industriels continuent de polluer la lagune. Ils sont encore insuffisamment prétraités par les intéressés qui continuent à traîner les pieds. Ceci malgré leurs engagements fermes et signés lors de la mission ministérielle à Tazarka.
La situation est si grave que l'on ne voit plus les oiseaux d'eau survoler la lagune depuis un certain temps… Une lagune, d'un intérêt mondial, d'une haute portée sur l'écosystème, classée par la convention internationale dite «Ramsar», une grande ville iranienne ayant abrité en 1972 une manifestation écologique internationale, ayant regroupé des experts et des sommités en la matière, représentant divers pays issus des cinq continents.
Le traité… «mal traité» !
Selon la convention «Ramsar» donc, la lagune si offensée est consacrée zone internationale humide protégée, destinée à l'habitat des oiseaux d'eau de diverses espèces.
Le hic, c'est que, comme on sait, en hiver, et, en cas d'abondance de pluies, la lagune infectée déborde sur la plage.
Ce qui expose celle-ci à des risques incommensurables et la rend impropre à la baignade en été comme c'est le cas de certaines plages de la banlieue sud de Tunis.
Les industriels polluants aux abonnés absents
A rappeler que les industriels polluants se sont engagés au départ et lors de la visite de travail et d'inspection du ministre des Affaires locales et de l'Environnement de prendre en charge les frais d'installation d'un réseau d'assainissement propre à eux, à raccorder à celui de l'Onas. Le coût global de la réalisation de ce projet si salutaire pour tous a été alors estimé à trois cent cinquante mille dinars (350.000d.000).
La part de chaque unité impliquée a été fixée à cinquante mille dinars. La moitié de cette somme devait être versée par les intéressés à titre d'avance. Tandis que le reliquat définitif est à régler dès l'achèvement des travaux de construction dudit réseau.
Mais voilà qu'aujourd'hui la plupart des industriels concernés se dérobent à leurs engagements, se disant incapables de supporter de telles charges, considérées énormes et lourdes pour leurs trésoreries par ces temps de disette…
Autre problème qui affecte la lagune, constituant une pomme de discorde entre la commune de Tazarka, d'une part, et celles de Maâmoura et Somaâ, d'autre part. C'est que les rejets déversés dans la lagune de Tazarka par les communes de Maâmoura et Somaâ, quoique traités par l'Onas, contribuent largement dans l'augmentation du volume d'eau de la lagune et du débordement de celle-ci sur la plage limitrophe, surtout en temps d'abondantes pluies.
Le triple «fardeau» contesté
Le maire de Tazarka, M.Abderrazak Jaziri, trouve ce fait aggravant pour les conditions écologiques. «Il faudrait que chaque commune prenne en charge ses propres rejets. Il est anormal que la commune de Tazarka continue à supporter un fardeau qui n'est pas le sien», précise-t-il.
Le directeur régional de l'Onas à Nabeul, M.Béchir Ben Youssef, soutient, quant à lui, que «la station d'assainissement a été initialement installée à grands frais pour desservir à la fois les communes de Tazarka, Maâmoura et Somaâ. Et le découpage géographique communal ne peut, en aucun cas, servir d'alibi pour qui que ce soit et quel qu'il soit. Car, si l'on admet ce raisonnement, rien n'empêcherait alors, ajoute-t-il, telle ou telle autre commune d'interdire la circulation automobile, dans ses propres voies routières communales, à des citoyens issus d'autres communes. Ce qui serait un non-sens».
La balle est dans le camp de l'Apal
Cela dit, nous estimons qu'il revient à l'Agence de protection et d'aménagement du littoral (Apal) de lancer sans tarder une étude hydro-géologique pour prévenir, d'une manière scientifique et adéquate, le débordement si néfaste de la lagune sur la plage de Tazarka.
Le ministre des Affaires communales a d'ailleurs lâché le mot lors de sa dernière visite à la région. Et l'on attend un coup de fouet de sa part pour que cette étude, si salutaire, soit lancée au plus vite.
Par ailleurs, les nombreux baigneurs à la plage de Tazarka ont dû déplorer récemment des odeurs nauséabondes dégagées par une partie polluée du côté gauche de la voie principale d'accès à la plage. Renseignement pris auprès du bureau de l'association locale de protection de l'environnement, — le problème nous a été confirmé —, on l'attribue au phénomène dit savamment eutrophisation. L'infaillible bel ami google nous en donne l'explication. Il s'agit d'un processus par lequel des nutriments, tels que les algues, s'accumulent dans un milieu ou un habitat terrestre ou aquatique. Ce processus est préjudiciable à la biodiversité et pose des problèmes de santé environnementale.
Le point noir à clarifier
Cela dit, étant donné le danger guettant les baigneurs, précisément au niveau de ce point noir, les braves messieurs de l'Apal feraient œuvre utile et salutaire, en songeant à intervenir prestement pour éradiquer le mal et préserver la santé du public de céans. Le ministère de la Santé publique, pour sa part, gagnerait à effectuer les prélèvements nécessaires aux fins d'analyses. Ce qui permettrait de déterminer le degré de dangerosité du phénomène en question. Dans l'éventualité où ce degré s'avérerait élevé, il serait alors recommandé d'interdire purement et simplement la baignade dans la zone frappée par l'eutrophisation. Mais l'on espère ne pas en arriver jusque-là.


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