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Exploitation éhontée du problème
Chômage des jeunes
Publié dans La Presse de Tunisie le 11 - 08 - 2015

Leur nombre serait de 650.000. La pression sur le marché du travail continuera jusqu'en 2017 avec l'arrivée de 79 mille demandeurs d'emploi chaque année. Il faut savoir que la masse des diplômés au chômage est de près de 250.000.
Se complaisant dans cette terminologie anesthésiante inventée par des politicards en mal d'ingéniosité, de nombreux jeunes détenteurs de diplômes du supérieur peinent à se caser. On leur a dit qu'ils sont «inemployés» (moattalin). C'est-à-dire «empêchés de travailler». Par qui ? Personne ne peut répondre.
C'est à croire que tous les gouvernants et tous les responsables qui ont dirigé ce pays n'ont eu d'autre tâche que de former des cadres pour, ensuite, les mettre au chômage ! Toute personne douée de bon sens ne peut qu'en rire. Des discours pompeux sont prononcés par les dirigeants de certains partis qui dénoncent « une politique de marginalisation » de cette classe de jeunes. Pour quelle raison ? Là, non plus, ils ne donnent pas d'explication.
L'exploitation des souffrances de cette jeunesse en dérive est une manne pour eux. Ils aimeraient bien que cette catégorie sociale demeure indéfiniment au chômage. Sans elle, ils ne pourraient plus «travailler». Que cette situation sans issue persiste, c'est leur plus grand désir. Cela permet à ces politiciens de décocher des flèches à tous les gouvernements (de quelque couleur qu'ils soient) et de critiquer «l'absence de stratégie en faveur des classes «appauvries» (ils ne disent pas «pauvres». Ils n'aiment pas appeler les choses par leur nom et des «moattalin».
Ce qui est bizarre, c'est que rien ne leur plaît. Le refus est leur mot d'ordre. Ce sont les «Béni non-non ». Pourtant, ils n'ont rien à proposer de réaliste et de crédible. Ils se complaisent dans l'attitude de spectateur et ne veulent pas s'enrôler dans l'action de développement du pays. C'est parce qu'ils ont peur d'être démasqués et de donner la preuve à tout le monde qu'ils sont incapables d'honorer un poste de responsabilité nationale.
Les discours en question sont de parfaites répliques des discours prononcés par les étudiants dans les A.G. des Campus universitaires dans les années 70 et 80 du siècle précédent. Ainsi, donc, ces gens qui exploitent la misère des milliers de nos jeunes diplômés sans travail sont en retard d'une génération.
Leur horloge s'est arrêtée depuis longtemps et ils ne sont pas parvenus à changer de méthode et à s'adapter aux exigences du nouveau siècle. Savent-ils, d'ailleurs, que nous sommes au XXIe siècle ? Nos jeunes ne sont plus dupes même si certains d'entre eux sont manipulés et utilisés pour organiser des manifestations, des sit-in ou des blocages d'usines et d'administrations publiques.
La preuve en a été donnée lorsque des parties insistent pour instaurer une prime à ces jeunes. Justement, l'aide et le soutien sont nécessaires. Mais de là à créer une mentalité d'éternel assisté, il y a loin. La Tunisie a besoin de cette ressource humaine. Mais elle la veut entrepreneuse, engagée et volontariste.
On crie volontiers au chaos devant les chiffres du chômage. On prédit toutes les catastrophes. Mais, en même temps, on appelle au chaos ! Au lieu de donner des messages d'espoir à nos jeunes et de chercher à leur trouver des solutions concrètes, on fait tout pour maintenir ces chômeurs dans un état de tension et de désespoir.
Certes, le nombre de chômeurs en Tunisie n'est pas insignifiant. Il serait de 650.000 aujourd'hui, contre 738.000 en 2011. Il est vrai que la pression sur le marché du travail continuera jusqu'en 2017 avec l'arrivée de 79 mille nouveaux chômeurs chaque année (la masse des diplômés en chômage est de près de 250.000).
Ces messieurs à qui rien ne plaît savent-ils combien il y a de chômeurs en France ? Sûr que non.
On le leur dit, tout de même : 6.073.600 toutes catégories confondues (dans l'Hexagone uniquement). Savent-ils aussi que la France compte environ 66 millions d'habitants ?
Donc ! Donc, la comparaison est très surprenante. La différence n'est pas aussi dramatique que «ces oiseaux de mauvais augure» veulent le faire croire. La Tunisie compte environ 11 millions. La France, c'est six fois la population tunisienne. Soit 600.000 chômeurs pour 10 millions d'habitants. Les statistiques ne se ressemblent-elles pas comme deux gouttes d'eau. Pourquoi, alors, cet alarmisme et ces propos d'un pessimisme à toute épreuve ?
Bien que les conditions et l'environnement économiques ne soient pas les mêmes, la Tunisie peut prétendre relever le défi à condition qu'on laisse les responsables faire leur travail. Sinon, que ces ténors et «défenseurs» des «moattalin», des «mouhammachin» et des «moufakkarin» exposent leurs plans et leurs stratégies miracles pour sortir de l'impasse !
En fin de compte, il faudrait avoir un peu de pudeur en parlant de ce dossier. Les chômeurs ne sont pas une marchandise à vendre. Car quand bien même il n'y aurait qu'une seule personne sans emploi dans un pays, le devoir d'un gouvernement serait de lui trouver une solution.
Quant à ceux qui se croient, toujours, plus intelligents que les autres qu'ils descendent de leur piédestal et soient plus sincères avec eux-mêmes, d'abord ! Le Tunisien ne leur accorde aucun crédit.


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