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Il y a quarante jours, disparaissait Boubaker Bouzidi : Architecte discret des droits de l'Homme et des libertés
Publié dans La Presse de Tunisie le 14 - 07 - 2020

Le 2 juin 2020, au moment où le confinement devait être finalement allégé, Boubaker Bouzidi mourait victime d'un terrible accident de la route, heurté par un camion à quelques pas de chez lui. C'est la fatalité ; tragique destin.
Feu Boubaker n'avait que des amis. Et il est naturel qu'ils soient émus et bouleversés par ce drame inattendu.
Né le 6 mars 1942, dans ce coin de paradis qu'est Teboursouk, cadet d'une fratrie dont les membres ont suivi les cours de la Zitouna, il a intégré le mythique collège Sadiki à la fin de son cursus primaire. Cette double appartenance culturelle allait le marquer. Licencié en droit public, doté d'un doctorat d'études supérieures, ancien élève de l'ENA, il avait suivi aussi des cours de philosophie et de psychologie. Dès son plus jeune âge, il avait pris l'habitude de fréquenter les manifestations culturelles et d'assister à des conférences données à l'époque par de véritables sommités nationales et internationales. Féru de théâtre, il ne ratait pas l'occasion d'assister notamment aux représentations données dans le cadre de la saison lyrique italienne.
Cela l'avait marqué et devait aussi marquer son cheminement.
A l'image de nombreux anciens de cette époque, il avait ainsi contribué, et de quelle manière, à la configuration d'une administration qui a fait et continue de faire la fierté du pays.
Affecté aux services du marché public au Premier ministère, il a ensuite accédé à la Cour des comptes où ses supérieurs ont choisi dDéfinir l'image mise en avante le désigner. Il s'était construit la réputation de grand commis de l'Etat.
Loyal et compétent, il était aussi un homme de principe et avait le courage de ses idées. Il s'est ensuite retrouvé à la direction des Affaires politiques du ministère de l'Intérieur.
Ce sera une aventure exaltante où, au sein d'une équipe d'un certain niveau et à l'histoire semblable, il a été associé à des travaux d'analyse, d'investigation et d'études budgétaires, sociales, économiques et sociétales. Témoin privilégié, juriste distingué et esprit critique, il a pris part à de nombreuses décisions où il fallait faire évoluer l'administration et la mettre au diapason de l'époque.
La légalisation de la Ligue des droits de l'Homme, l'avènement des journaux indépendants ou d'opposition et des mesures devant mettre fin au monopartisme, ont fait partie du lot.
Ce sera aussi la participation active à la recherche de solutions aux problèmes de la société, à l'anticipation des crises et à la recherche d'un mouvement de réforme, de toutes les réformes.
Ce ne sera qu'études, travaux et propositions pour un pays qui avance et une jeunesse qui a toujours été à l'avant-garde.
Ses écrits dans les revues du ministère de l'Intérieur, notamment La vie des régions, en 1976, restent à nos jours d'une actualité étonnante.
Mais lorsque la Direction des Affaires politiques a fini par oublier ce pourquoi elle a été créée, feu Boubaker quitte l'administration classique pour aller rejoindre le Conseil économique et social. Une équipe d'esprit libre et ouvert, attachée au développement durable et à l'analyse des attentes de la société.
Tel a été feu Boubaker Bouzidi, esprit libre, doté d'une culture éblouissante, homme de nature optimiste et qui avait pour credo de combattre la grisaille du monde par un humour absolu.
Après la retraite, feu Boubaker n'a jamais coupé les ponts avec la chose culturelle et le souci intellectuel. Il était sans faute au rendez-vous de la réunion hebdomadaire au café du Quatrième art. Réunions conviviales et informelles du cercle très fermé du «Club du mardi».
Font partie ce cercle très fermé de grosses pointures dont Racha Ettounisi, Moncef Charfeddine, Mohamed Karboul, Abdelkader Mâalej, Khaled Ben Sassi, Hamadi Ghali et nous en oublions. Ce sont des réunions où il n'est question que de livres, d'histoire, de littérature, de manuscrits et d'esprit.
Avec sa femme Fatma, ses enfants, Yacine, Khaled, Mohamed, Imen et Banene et ses proches, ils partagent leur douleur. Le souvenir d'un homme exceptionnel qui restera à jamais gravé dans les esprits et les cœurs. Une page de leur histoire qu'ils ne sont pas près de tourner.
Pour Boubaker Bouzidi, «Les amis du mardi»


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