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Ils ont de la ressource...
Les étoilés s'envolent à une altitude rarement atteinte
Publié dans La Presse de Tunisie le 01 - 12 - 2015

Il y a une certaine culture de jeu dans la formation étoilée, une originalité technique, une personnalité collective. La façon à la fois simple et décisive pour forcer la décision...
La rivalité au sommet est toujours préférable à une épreuve ordinaire. L'émulation et l'opposition que cela peut susciter sont une bénédiction pour le football. Certes, on peut toujours discuter du mérite des uns et des autres, de l'impact d'un palmarès, mais il y a des données qui ne souffrent pas la contestation. Celles de l'Etoile forcent le respect. Le visage défait, le regard dans le vide et la démarche fatiguée des joueurs d'Orlando au coup de sifflet final de l'arbitre nous donnent une idée sur ce que les deux équipes ont pu vivre et éprouver dans une finale d'exception.
Ce qu'il y a de beau dans cette équipe, c'est qu'elle est capable d'aller au-delà de ce qui est permis et que ses différentes prestations constituent une leçon permanente d'abnégation et de don de soi. C'est dire à quel point la famille étoilée a aujourd'hui une profonde conscience de cette réalité.
Dans sa tenue globale, dans ses vertus collectives et individuelles, dans l'œuvre de son entraîneur et tout le reste, l'ESS galope aujourd'hui au maximum de ses moyens et donne de plus en plus l'impression de dépasser ses propres limites. Dans ce genre d'entreprise, la force mentale et la continuité voulue dans les résultats dépassent l'impact physique. Quelles que soient les épreuves, l'équipe est en mesure d'optimiser ses points forts, une façon de suggérer encore et toujours que le réalisme et l'efficacité font toujours la différence.
On peut, certes, discourir en permanence sur les concepts, les options et les considérations tactiques, ainsi que d'autres sornettes de ce type, comme celles qu'on a pu constater lors de la deuxième mi-temps et qui ont permis à Orlando Pirates d'exercer une pression constante sur la défense étoilée. Encore, il y a au bout du compte, une certaine culture de jeu au sein de la formation étoilée, une originalité technique, une personnalité collective. La façon à la fois simple et décisive, le goût prononcé pour le mouvement, la faculté à marquer les buts. Finalement, cette aptitude à gérer les matches met en évidence un état d'esprit plus qu'un mode de comportement. La réalité du terrain, de plus en plus rebondissante, est la seule qui compte.
Le parcours de l'Etoile nous fait oublier les dérives et les manquements des autres équipes dans la compétition africaine. Elle s'est justement envolée à une altitude rarement atteinte, avec autant d'allure et de réalisme. Chose qui lui a ainsi permis d'additionner les satisfactions, d'emmagasiner de la confiance et d'installer un jeu qui prend chaque fois davantage de consistance. Cela, c'est ce que tout le monde voit, c'est ce que tout le monde retient. Mais c'est ce que l'Etoile accomplit de la manière la plus significative, la plus expressive.
Un signe d'épanouissement
Il faut dire que la régularité dans le rendement des joueurs n'est qu'un signe d'épanouissement. On leur reconnaît, en effet, cette aptitude à pouvoir forcer la décision au moment voulu et au temps opportun. Plus qu'un constat, c'est aujourd'hui une évidence: l'ESS dégage autant de force que de talent. C'est cela l'équipe d'aujourd'hui et ...de demain
Bien sûr, nous ne sommes pas tous d'accord sur la qualité du jeu développé lors de la deuxième période de jeu, et pas plus sur la valeur du spectacle exprimé. On s'étonne des considérations qui ont privilégié la passivité à la rigueur. Mais on peut aussi se dire que dans l'application de cette «philosophie» de jeu dans une finale de coupe d'Afrique, il y a quelque part une ligne de conduite et une compétence certaine. L'image que l'Etoile renvoie est tout particulièrement celle d'une équipe capable de se transcender, d'ajouter une dimension à sa valeur en dépit de tout ce qu'elle peut rater, ou même gâcher.
Quelles que soient la nature, ou encore les raisons qui ont amené ce genre de défaillances, elle reste capable d'aller très loin, aussi loin que pourrait lui permettre son intérêt pour le jeu, pour l'inspiration, pour la créativité. C'est une façon bien particulière de se relancer dans un match, d'enchaîner et surtout de ne pas douter.
Finalement, l'on se dit que les conditions favorables à l'épanouissement des joueurs étoilés sont surtout d'ordre compétitif. Il est, en effet, question de chercher à aller au-delà de ce qui existe, de faire face aux obstacles et de dépasser les insuffisances dues au manque de moyens et de ressources. La vocation même de l'équipe est dans cette quête perpétuelle de s'imposer et qui est intrinsèquement liée à la conquête du terrain. Un climat de certitude et de stabilité semble aujourd'hui motiver joueurs, entraîneurs et responsables. Un climat de confiance réciproque. Et donc une composante de la qualité du travail. Et surtout pas un à-côté.
Le combat de l'Etoile dans sa version actuelle est celui de l'essentiel contre l'accessoire, de la passion face à la raison. En un mot: de la vérité contre le mensonge.


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