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Pourquoi n'a-t-on pas infiltré les groupes jihadistes?
Lutte contre le terrorisme en Tunisie
Publié dans La Presse de Tunisie le 02 - 12 - 2015

L'un des points faibles de notre stratégie de lutte contre le terrorisme, c'est cette étonnante incapacité d'infiltrer les rangs des jihadistes. Et pourtant, on l'a fait, et bien fait, sous Ben Ali...
L'on sait, et les archives le prouvent, que le terrorisme a fait ses premières dents de lait, non pas après la révolution comme certains le prétendent encore sordidement, mais bel et bien sous le régime déchu.
En ce temps-là, faut-il le rappeler aux mémoires courtes, Ben Ali, à l'instar de tout dictateur obsédé par le pouvoir, a réussi à étouffer dans l'œuf ce phénomène montant. Et il l'a fait, pour rendre à César ce qui est à César, non à l'aide de l'Occident ou au prix d'une baguette magique, mais tout simplement en comptant sur le «Made in Tunisia», c'est-à-dire des compétences nationales, en matière de sécurité. Celles-ci, formées dans les grandes écoles occidentales de police, n'étaient jamais en panne d'idées, ni en mal de solutions. En effet, elles ont pu, avec une étonnante efficacité, maîtriser la situation, en torpillant les premières poches de résistance terroristes qui commençaient à émerger dans la clandestinité.
Et cela en provoquant la tactique idoine de l'effet anticipatif. Mais, tout en comptant sur les forces de sécurité et leur armée d'indics, les poids-lourds du ministère de l'Intérieur d'antan, et à leur tête le duo Mohamed Ali Ganzoui-Ali Sériati, sont allés jusqu'à faire mouche au-delà de nos frontières, en envoyant des agents secrets infiltrer les rangs des terroristes qui menaçaient le pays. Et, mine de rien, l'expérience, bien que périlleuse et aventurière, pour ne pas dire suicidaire, a connu, notamment dans les années 90, une réussite extraordinaire, particulièrement en France, en Afghanistan, au Soudan et en Algérie. Çà et là, nos «James Bond» de l'époque ont pu, le profil bas aidant, accomplir leurs missions sans encombres, ce qui a été matérialisé, plus tard, par l'arrestation de plusieurs jihadistes tunisiens signalés dans ces trois pays. D'autres arrestations similaires ont suivi dans les rangs de leurs complices, tant en Tunisie qu'à l'étranger. Dès lors, ce n'est pas un hasard si le terrorisme n'a pas fait, jadis, long feu dans nos murs. Et ce n'est pas non plus un hasard si l'ancien régime n'a compté à son passif, en tout et pour tout, que trois attentats dignes de ce nom (aucune comparaison avec ce qui passe aujourd'hui). En ce temps-là, l'autre vérité qui nous manque de nos jours est qu'on ne libérait jamais un terroriste capturé, si insignifiantes fussent les accusations portées contre lui.
En ce temps-là aussi, ils ont trouvé la bonne parade : pas de pitié avec les hordes sauvages intégristes à qui on infligeait des peines de prison ferme dépassant parfois toute imagination, n'en déplaise aux défenseurs des droits de l'Homme. Et ça a marché, comme sur des roulettes, 20 ans durant. Au point que la Tunisie n'a nullement pâti de la pourtant fulgurante guerre contre le terrorisme qui avait embrasé l'Algérie voisine dans les années 90 : aucune infiltration par la frontière, aucun attentat algérien perpétré en Tunisie et, plus remarquable encore, tant d'arrestations de takfiristes du défunt FIS algérien venus d'Europe, en transit par la Tunisie.
Osez, SVP
Ce sont là, qu'on le veuille ou pas, des vérités que nul ne peut ignorer et que l'histoire retiendra. Des vérités que l'actualité impose et nous impose de prendre en considération. Car, pour espérer battre le terrorisme, rien ne vaut un service de renseignements en bonne et due forme, qui joue l'offensive à outrance, au lieu de se cantonner dans la défensive, qui va droit au but, qui ose, qui provoque l'effet surprise. Quitte à aller espionner son ennemi chez lui. Y compris en Libye.


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