Gafsa et Tataouine : l'ambassadeur chinois découvre les chantiers énergétiques    Instalingo : les auditions se poursuivent devant la Cour d'appel    Sfax : le nouveau code du travail au cœur d'un débat entre cadre juridique et réalité sociale (vidéo)    Ooredoo annonce la nomination de Eyas Naif Assaf au poste de Directeur Général de Ooredoo Tunisie    Comment s'inscrire pour bénéficier d'une bourse universitaire ou d'une aide scolaire ?    Epson et Socrate School: une synergie technologique pour un enseignement innovant    Tourisme en Tunisie: sortir de l'illusion du chiffre    Elue Marque de l'Année, 2e édition : 'Produit de l'année Tunisie' récompense les marques élues par les consommateurs tunisiens    iPhone 17 en Tunisie : de 4 999 TND en officiel à 3 000 TND sur le marché parallèle    America First 2026: Le Mémorandum qui redessine l'échiquier mondial    Biens, mariage, divorce : ce que chaque couple tunisien doit savoir    ENNAKL Automobiles distinguée aux HR Awards 2025 pour son engagement en faveur de l'Innovation Verte    Tunisie : vers une régulation des gardes d'enfants à la maison    Club Africain participe au Championnat international de Dubaï de basketball    Succession de Trabelsi : un Français en tête de liste pour le poste    Météo en Tunisie : averses isolées attendues la nuit    Hausse record de la consommation des bouteilles de gaz : explications    Ridha Behi: Et si les JCC étaient, plus que jamais, le miroir de notre société?    Mohamed Dräger arrive en Tunisie pour signer à l'Espérance de Tunis    Prix stables et gaz disponible : bonne nouvelle pour les familles tunisiennes    nouvelair lance sa promo «Janvier magique» avec 30 % de réduction sur l'ensemble de son réseau    Pourquoi le Somaliland a choisi Israël : les vraies raisons dévoilées    Jordanie : Tunisiens, risque d'amende de plus de 1 000 dinars si séjour non déclaré    Abdelaziz Ben Mlouka: Tanit d'honneur des JCC    Météo en Tunisie : averses isolées, températures en légère hausse    Atlantique Nord : un pétrolier russe capturé par les forces américaines    La banane: saveurs, bienfaits, secrets et petites histoires    Le film Palestine 36 d'Annemarie Jacir arrive en Tunisie : un film événement présenté par CineMad (trailer)    Lancement du programme d'aide à la publication Abdelwahab Meddeb 2026 par l'IFT    Météo en Tunisie : temps froid, chutes des neiges aux hauteurs ouest    Commémoration ce vendredi au CNOM du 40ème jour du décès de Dr Mounira Masmoudi Nabli    De 'Sahar El Layali' à l'Académie d'Art de Carthage : Tamer Habib transmet l'art du scénario à la nouvelle génération tunisienne    Secousse tellurique en Tunisie, au nord de Béja ressentie par les habitants    Mathilde Panot (LFI) : « La France doit impérativement refuser d'être le vassal des Etats-Unis »    CAN : l'analyse de Mouaouia Kadri sur le parcours de la Tunisie et l'absence d'un buteur décisif    Béja : secousse tellurique de 4,3 ressentie    L'Université de Sousse et le Centre Universitaire de Maghnia (Algérie) scellent un partenariat stratégique    Combien coûte le jogging de Maduro ? Le prix qui surprend    L'Ecole de Tunis (1949): modernité picturale, pluralisme culturel et décolonisation du regard    La Fédération tunisienne de football se sépare à l'amiable de l'ensemble du staff technique de la sélection nationale de football    Tunisie–Mali (1-1, tab. 2-3): Une élimination frustrante    Match Tunisie vs Mali : où regarder le match des huitièmes de finale de la CAN Maroc 2025 le 03 janvier?    ''Bourguiba, l'orphelin de Fattouma'', ce dimanche matin à Al Kitab Mutuelleville    Fusillade de Bondi : 1,1 million de dollars récoltés pour le héros blessé !    Forum de l'Alliance des civilisations : Nafti plaide pour un ordre mondial plus juste et équilibré    Accès gratuit aux musées et sites archéologiques ce dimanche 7 décembre    Daily brief régional: Messages pour Gaza: Des bouteilles parties d'Algérie finissent sur le sable de Béja    CHAN 2024 : avec 3 tunisiens, la liste des arbitres retenus dévoilée    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Eaux usées, déchets et cadavres d'animaux au barrage Sidi Salem : La santé des Tunisiens de nouveau mise en jeu
Publié dans La Presse de Tunisie le 08 - 03 - 2021

Les scandales sanitaires et environnementaux se succèdent en Tunisie. Après les affaires des déchets italiens et des semences avariées et autres, le député Badreddine Gammoudi révèle un nouveau scandale environnemental qui, selon ses dires, met en danger la santé des Tunisiens.
A Béja, et plus précisément à Testour, ville qui abrite le plus grand barrage en Tunisie, celui de Sidi Salem, la surprise était grande, lorsque le président de la commission de lutte contre la corruption, Badreddine Gammoudi, a rendu une visite d'inspection à cet édifice. Déchets toxiques, cadavres d'animaux, saletés et eaux infectes, le constat de la désolation était grand pour ce député, qui ne cesse de révéler des affaires de corruption.
Au fait, pour lui, il s'agit d'un «crime contre l'humanité» commis à l'encontre des Tunisiens, d'autant plus que ce barrage approvisionne en eau potable Tunis, le nord-est, la région du Sahel et Sfax. Le député, qui crie au scandale sanitaire, affirme avoir constaté que les eaux usées et non traitées de la station d'assainissement de Béja sont déversées dans ce barrage.
Sur sa page Facebook, Badreddine Gammoudi a pointé du doigt le gouverneur de Béja, le ministre de l'Agriculture, le PDG de l'Office national de l'assainissement ainsi que le délégué régional à l'agriculture, compte tenu de ce qu'il appelle un crime contre les Tunisiens et contre l'environnement.
Il affirme que pratiquement tous les barrages tunisiens sont alimentés en eau d'assainissement comme notamment celui de Sidi El-Barrak à Béja. «C'est du terrorisme, c'est un crime contre les Tunisiens», s'est-il désolé.
« Il est temps que chaque partie assume ses responsabilités dans ce dossier, que ce soit aux niveaux régional ou central, c'est-à-dire le gouverneur de Béja, les directeurs régionaux de l'agriculture et de l'assainissement et les directions centrales à Tunis», a-t-il averti. Et d'appeler le ministère public à ouvrir une enquête dans cette affaire, ajoutant que les terres adjacentes, en majorité des champs de blé et d'orge, sont arrosées à partir des eaux polluées de ce barrage.
Quid de la qualité des eaux de barrages ?
La Tunisie, qui demeure un pays aride, s'est lancée depuis son indépendance dans la construction de barrages qui a permis une meilleure gestion des ressources hydriques. Les barrages tunisiens sont aujourd'hui gérés par la direction générale des barrages et des grands travaux hydrauliques (Dgbgth). Ce sont en majorité des barrages en terre et la majorité de ces barrages se trouvent dans le nord. Le barrage Sidi Salem est l'un des plus importants barrages en Tunisie, avec une capacité de 555 millions de m3. En effet, avec une hauteur de 57 mètres, une longueur en crête de 340 mètres pour une surface de réservoir de 4.300 hectares, il constitue le plus grand barrage du pays.
Sauf que la protection et le contrôle des barrages en Tunisie posent problème. Plusieurs associations et composantes de la société civile ne cessent de mettre en garde contre la dégradation de la situation environnementale dans nos barrages et de la qualité des eaux collectées.
D'après les analyses d'échantillons des eaux de boisson, réalisées par la Direction de l'hygiène du milieu et de la protection de l'environnement relevant du ministère de la Santé, en 2017, le taux de non-conformité des analyses bactériologiques et physico-chimiques dépasse largement les normes pour plusieurs régions. «Cette non-conformité est signalée dans les zones alimentées par la Sonede et surtout celles alimentées par le génie rural. Le contrôle de la pollution des eaux de surface par l'Agence nationale de protection de l'environnement a permis de constater que la situation ne s'est pas améliorée pour les principaux milieux affectés. Cette dégradation est due principalement aux rejets hydriques non conformes ainsi qu'à l'évacuation anarchique des margines et des huiles usagées et aux déchets solides», a-t-on expliqué.
Le rapport national sur le contrôle de la qualité des eaux publié en 2017 pointe du doigt la stratégie nationale de gestion des eaux usées et d'assainissement.
«L'Onas maintient la croissance de son réseau avec plus de 1,910 million d'abonnés. Malgré tout, environ un million d'abonnés à la Sonede ne sont pas raccordés à l'Onas. Cette différence provient en grande partie du fait que l'Onas n'a pas eu jusque-là vocation à prendre en charge les populations non urbaines. Les décisions du CMR de juin 2016 sur l'assainissement rural ne sont pas encore concrètement mises en œuvre. Des études sont effectuées à ce sujet et la Tunisie devrait rapidement se doter d'une stratégie d'assainissement rural, compatible avec la communalisation engagée avec la politique nationale de décentralisation», a-t-on expliqué.
Sauf que chaque année, l'Anpe suit avec une fréquence de deux fois par an un réseau d'environ 350 points d'échantillonnage répartis sur tout le territoire tunisien et touchant la plupart des types de milieux aquatiques, que ce soit pour les eaux de surface ou les eaux souterraines : oueds, zones humides, barrages, sebkhas, nappes souterraines, et effectue en moyenne 4.000 analyses. Ses différents résultats ne sont pas si alarmants.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.