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Feuilletons ramadanesques 2021: L'omniprésence de la musique
Publié dans La Presse de Tunisie le 27 - 04 - 2021

Ce qui nous frappe dès le début dans nos feuilletons c'est l'omniprésence de la musique. La musique n'est plus une écriture dramaturgique, cela devient de la poudre aux yeux. Il y a même des passages où l'on perçoit plus la musique que la voix du personnage. C'est pour cacher quoi ?... Et pourtant nous avons des acteurs irréprochables, il suffit de savoir les diriger.
Plus d'une semaine de production audiovisuelle ramadanesque sur nos écrans. Le gargantuesque menu est servi en tir groupé dans la même tranche horaire à tel point qu'un peu plus tard dans la soirée il ne reste plus rien à voir. Pour ceux qui n'arrivent pas à tout suivre, il reste toujours internet pour se rattraper. Pas le même charme qu'en famille autour de la télé avec le cliquetis des assiettes et des cuillères, mais bon... On fait des montagnes avec ce qu'on peut, dirait Jaques Brel.
Plus d'une semaine mais on peut d'ores et déjà émettre un avis général en attendant d'effectuer une lecture un peu plus poussée à mesure qu'on entre dans ces mondes qu'on nous propose. «Ken Ya makanech», empruntant un concept qui a fait ses preuves en France, a réussi son défi surtout en donnant à ce concept une touche tunisienne pleine de couleurs et a réussi à nous emporter dès le début . Un décor qui nous sort de l'ordinaire, des personnages hauts en couleur et des acteurs d'un grand talent Abdelhamid Gayess, Mongi Ouni ou plus jeunes comme Héla Ayed. «Ibn Khaldoun», lui, reste dans l'humour facebookien où les «vannes» ne sont pas bien ramenées, la plupart du temps. Et pourtant un acteur comme Jaâfar Gasmi aurait pu être mieux exploité en tant que talent. Pour sa part Bassem Hamraoui reste bancal et Karim Gharbi a inventé un personnage original mais qui n'accroche pas toujours. Dans «El Jassous», les vannes sont beaucoup mieux ramenées et Lotfi Abdelli reste le pilier de cette série humoristique.... Il le reste même trop puisqu'il y a des moments où l'on sent que tous les autres personnages ne composent pas avec lui, mais lui préparent le terrain pour ses vannes. Il y a des fois où l'on n'a pas le choix quand on a une vedette sur le plateau mais cela ne doit pas se communiquer au spectateur. Or, on sent qu'un personnage comme Riadh Nahdi n'est là que pour savonner la pente à Lotfi Abdelli. Côté dramatique, les séries principales comme «Al Harga», «Awled El ghoul» ou «Foundou» traitent de thématiques différentes. A reconnaître que dans «El Harga», Lassaad Oueslati essaie de sortir le sujet de son côté trop consommé par les «news». Il réussit néanmoins à nous accrocher, mais reste le problème des sous-titres qui sont minuscules et difficiles à lire parfois. Comme chaque année, et c'est la plus grande tare des feuilletons tunisiens, on est confronté à la lenteur du démarrage ! Pourquoi il nous faut toujours au moins trois épisodes et parfois plus pour qu'on arrive à entrer dans l'histoire... Le sempiternel problème de l'écriture demeure toujours... Et pourtant les productions font appel aux acteurs les plus talentueux qui ne demandent qu'à exploser à l'écran ! C'est cette lourde mise en place qui reste trop gênante et qui fait d'ailleurs fuir toute une génération de spectateurs qui a grandi devant des séries qui démarrent vite sur les plateformes de streaming comme Netflix. Le rythme narratif de nos «papas» a vraiment vécu. On arrive maintenant au plus grand défaut qui nous saute aux yeux dès le premier jour. L'omniprésence de la musique. Dans chaque feuilleton on a l'impression que la musique est là non pas pour soutenir la narration ou souligner certains de ses moments. Elle est là comme si elle était la seconde voix du réalisateur et c'est un constat que nous faisons pour tous les feuilletons. Dans certains passages, le niveau de la bande sonore dépasse même la voix du personnage .C'est vrai qu'on peut utiliser la musique également pour camoufler une mauvaise image ou un jeu d'acteur défaillant mais pas à ce point tout de même !


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