Tunisie : jusqu'à 200 mm de pluie et retour du beau temps après la dépression    Crise du carburant : le transport aérien mondial en alerte    Passerelles Savoirs-Médias : la FTDJ, SavoirsEco et Expertise France engagent une dynamique inédite pour rapprocher recherche et médias en Tunisie    Emanciper aussi les hommes: la révolution inachevée du féminisme tunisien    Vers une baisse des prix du poulet en Tunisie ?    Hervé Kamdem nommé Directeur Général de Philip Morris International en Tunisie et Libye    La Cité des Sciences à Tunis accueille le Cosmonaute russe Kirill Peskov    Dernier rappel fiscal: la date à ne pas dépasser    QNB publie des résultats solides au premier trimestre 2026 malgré un contexte régional tendu    Carrefour Tunisie célèbre les 25 ans de ses hypermarchés avec plus de 200 000 dinars de gains et des offres exceptionnelles chaque jour    Etude : une sœur "bavarde" protège du stress et améliore le bien-être    Autoroute Enfidha-Kairouan : des entreprises tunisiennes décrochent 102 millions d'euros face à un géant chinois    Ministère du Commerce : un répit attendu sur les prix des légumes dans la période à venir    Météo en Tunisie : pluies éparses parfois orageuses au nord et au centre    Le Géoparc Dahar inscrit sur la liste des géoparcs mondiaux de l'UNESCO    Centenaire de Youssef Chahine : L'ESAC et l'ATPCC organisent un séminaire à Gammarth    Avis aux étudiants tunisiens, découvrez le guide 'Etudes à l'International — Edition 2026'    Riadh Zghal: L'IA, une opportunité pour l'innovation et la révision de la pédagogie universitaire    Agil Energy met à l'épreuve ses dispositifs de gestion de crise lors d'une opération blanche à dimension internationale    Météo en Tunisie : pluies orageuses sur le nord et le centre , l'INM actualise la carte de la vigilance    Mondial 2026 : voici le prix des billets des matchs de la Tunisie    Où voir en direct Bayern Munich vs Real Madrid et à quelle heure ?    Liverpool vs PSG et Atlético de Madrid vs FC Barcelone : ou regarder les demi-finales de Ligue des Champions UEFA    Agil Energy met à l'épreuve ses dispositifs de gestion de crise lors d'une opération blanche à dimension internationale    Université tunisienne: qui fait quoi? Repenser la gouvernance    Korbous : un projet touristique pour faire de la station thermale tunisienne un joyau méditerranéen    Recrutement de travailleurs tunisiens : la Tunisie et l'Italie signent un accord    Turquie : attaque dans une école, 16 blessés    Le député Tarak Mahdi présente ses excuses au peuple tunisien    Mondial 2026 : calendrier des matchs de la Tunisie    Habib Touhami: Quand le Plan s'appelait Tas'mim تَصْمِيم    Inauguration de Isharat Gallery à Sid Bou Saïd: une réhabilitation lumineuse de l'abstraction tunisienne    Le ciel va s'éteindre en plein jour... une éclipse exceptionnelle attendue en 2026    Tahar Ben Lakhdar - Sadok Belaïd,L'architecte silencieux d'une réforme qui a changé la Tunisie: Comment la réforme des études d'ingénieurs des années 1990-1991 a refondé le paysage de l'enseignement supérieur tunisien    Général Mohamed Nafti - Trois Lettres Persanes    La caille domestique: Un grand potentiel nutritionnel et économique peu exploité    El Kazma et K-off : Sous le signe du rire, la résilience et la réflexion    9 avril : Musées et sites historiques gratuits en Tunisie    Match PSG vs Liverpool : où regarder le match des Quarts de finale aller de la ligue des champions UEFA du 08 avril    Vidéo-Buzz : la pub LEGO spécial Coupe du monde 2026 avec les stars du foot : secrets de tournage    L'Université de Tunis et l'Université Gustave Eiffel à Paris scellent une coopération académique et scientifique    Analyse - Récupération en Iran: «Il faut sauver le pilote Ryan»    Augmentation tarifs Musées Tunisie 2026 : Agences de voyage en colère    Gouverner dans le brouillard permanent: les trois qualités du dirigeant de demain    Artémis II lancée : une mission spatiale habitée vers la lune, plus de 50 ans après Apollo 17    Mohamed Nafti: L'engrenage de la destruction    L'effet Jaouadi ou le triomphe de l'excellence opérationnelle    Sabri Lamouchi : Une bonne nouvelle impression (Album photos)    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Commentaire | L'espoir renaît
Publié dans La Presse de Tunisie le 30 - 07 - 2021

L'on n'hésite pas aujourd'hui à considérer la dernière décennie comme étant une période et une étape d'abaissement politique, économique et social. Un déchirement provoqué par des gouvernants et des acteurs qui ont commis l'énorme erreur de s'éloigner des objectifs de la Révolution, de ses exigences et des alternatives qu'elle était censée produire. Une révolution dont la valorisation et la consécration sont restées tellement pauvres et tellement insignifiantes que les valeurs et toute la signification qui s'y rattachent n'avaient plus, au fil du temps, de sens ou de raison d'être. Rares sont les Tunisiens qui s'y retrouvaient et plus personne n'était vraiment convaincu des raisons et des choix des gouvernants et de toute la classe politique. La fracture n'a jamais été aussi grande entre les politiques et le Tunisien. Entre les acteurs eux-mêmes : accuser en permanence et sans arguments valables l'autre d'être pire que soi.
Dans les différentes considérations, individuelles ou collectives, il n'était plus question de vrai changement, encore moins de reconversion. La révolution est restée sur un goût et un mélange d'imparfait, d'incomplet et d'inachevé. Les principaux acteurs, notamment ceux qui s'en étaient rapidement emparés, ne bougeaient que pour ne rien changer. Ils n'étaient pas dans le ton. Pas bien dans leurs convictions aussi. Et trop tournés vers la médiocrité. L'impact était négligeable et les rôles sonnaient faux. Le paysage politique se serait ainsi installé sur une montagne de dérives. Trop risqués car soutenus par des responsables privés de discernement, d'imagination, d'initiatives et surtout de compétence. Les standards et les règles communément respectés étaient plus que jamais bafoués. Il s'est avéré que se partager la médiocrité, c'est ce qu'on aimait le plus dans le monde «merveilleux» d'Ennahdha et de ses alliés.
Arès les décisions et les mesures exceptionnelles annoncées par le Président de la République, la révolution peut-elle vraiment retrouver ses vertus, redevenir ce qu'elle était, et surtout ce que le peuple tunisien a toujours aimé qu'elle soit ?
Il n'est pas difficile d'affirmer aujourd'hui que les mesures et les décisions présidentielles ont rapidement conquis les cœurs et que les Tunisiens vivent aujourd'hui avec tout ce qui en fait une raison d'être, un soulagement. Selon le dernier sondage d'Emrhod Consulting, 87% des Tunisiens approuvent les décisions de Saïed. Le doute fait place à l'espoir et le sens des responsabilités prend de plus en plus forme. C'est dans ce sens que le Président de la République a appelé, lors de son entretien avec le président de l'Utica, les grossistes et les détaillants à concéder une baisse des prix et à tenir compte du pouvoir d'achat du citoyen et, surtout, à ne pas favoriser le gain au détriment de la pauvreté des gens. La décision de récupérer les fonds publics pillés et d'ailleurs mentionnés dans le rapport de la Commission nationale d'enquête sur la malversation et la corruption ne peut que rassurer les Tunisiens, notamment face aux déviations, à la monopolisation et la spéculation dans lesquelles s'est enlisée l'activité économique et commerciale et dont beaucoup de parties assument visiblement une grande responsabilité.
On doit admettre aujourd'hui que tout ce qui a rapport avec le quotidien du Tunisien ne peut plus être laissé au pouvoir de quelque personne que ce soit sur le plan de la fiabilité, ou d'ordre structurel. Personne n'ignore que le pouvoir d'achat du citoyen est tombé si bas et que ceux qui sont aux commandes n'ont rien fait pour y remédier. La responsabilité de toutes les parties est totalement engagée dans la mesure où plus personne ne semblait s'inquiéter du calvaire du Tunisien face à la cherté de la vie. Personne ne semblait aussi s'inquiéter des dérives qui ont plus que jamais atteint une situation de non-retour.
Les décisions présidentielles devraient soulever une réelle prise de conscience et entraîner une mobilisation de tous les instants. Cela ne manquera pas de réchauffer le cœur des Tunisiens. Et pourquoi pas servir de message à tous ceux qui ont porté, d'une manière ou d'une autre, atteinte aux intérêts de la nation.
Sauver la Révolution, cela passe par l'affirmation, mais aussi la confirmation. Deux qualités qui ont une signification particulière dans la démarche avant-gardiste déclenchée par le président de la République face à laquelle des partis politiques ont perdu tout crédit et toute crédibilité. Une démarche qui rassure les Tunisiens alors qu'elle plombe d'autres parties. Une démarche qui fait frissonner ceux qui se voyaient au-dessus de la loi. C'est pour cela qu'on fait confiance au Président de la République. Et c'est pour la même raison que l'exemplarité passe avant la pédagogie et le populisme.
Incontestablement, il y a une majorité de Tunisiens autour de Saïed. Une majorité soucieuse d'en finir avec les dérives qui ont conduit la Tunisie là où elle est aujourd'hui. Mais elle parviendra certainement à se relever...


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.