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Entrée sud de la capitale : le calvaire au quotidien
Reportage
Publié dans La Presse de Tunisie le 03 - 03 - 2016

Des signalisations exigent des automobilistes de ralentir à 30 à l'heure, d'autres indiquent une déviation de la circulation, d'autres encore signalent des travaux, rétrécissement de la voie, «Attention travaux», etc. !
Des marteaux-piqueurs, des tracteurs en mouvement gênant la circulation en pleine heure de pointe, de gros engins occupant la moitié de la chaussée, des bitumes cassés, des routes brisées, des eaux qui stagnent, etc. Telle est la situation sur les principales entrées sud de la capitale. Situation qui s'installe dans la durée depuis l'engagement de travaux un peu partout, il y a quelques mois.
Depuis le début de l'année 2016, les habitants de la banlieue sud vivent au rythme d'un calvaire quotidien à cause des bouchons sur les principales artères menant au centre-ville de Tunis. Il est quasiment impossible d'échapper à ces chantiers, quel que soit le détour.
En effet, des travaux sont en cours aussi bien sur la route nationale n°1 (RN1), que sur la Saint-Gobain (Z4), ou encore au niveau de la voie express TGM-Goulette.
Ces trois artères constituaient par le passé des alternatives pour échapper au bouchon de l'autoroute A1, impraticable le matin à cause du grand flux de véhicules, venant des Mourouj, Hammamet, Sousse, etc.
D'après certains témoignages, si on dépasse 7h00, on risque de passer une heure et demie pour parcourir une distance de 4 km.
Les embouteillages commencent au niveau de Ben Arous-Bir Kassâa jusqu'à l'échangeur de Ouardia, et parfois jusqu'à l'avenue de la République à Tunis.
Qu'y a-t-il au juste?
Sur la RN1, les travaux consistent à refaire toute l'infrastructure : chaussées, trottoirs, canalisations, et ce, depuis le rond-point de Mégrine-Riadh jusqu'à Bab Alioua. Cela fait des mois, maintenant, que pratiquement plus personne ne s'aventure à passer par cette route, pourtant principale, sauf ceux qui y sont vraiment obligés.
Sur la Z4, c'est à peu près la même chose. Depuis plus de deux mois, des travaux se déroulent au ralenti pour réhabiliter les chaussées et construire des trottoirs.
C'est une artère très fréquentée par les habitants de la banlieue sud, car elle constitue un raccourci par rapport à la RN1 et à l'autoroute A1. Mais depuis le démarrage des travaux, elle est devenue trop pénible, surtout pendant les heures de pointe.
Certains automobilistes, pour aller à Tunis, à partir de la banlieue sud comme de la banlieue nord, faisaient un détour via le pont Radès-La Goulette. C'est plus long, mais c'était plus rapide et plus clément pour la mécanique.
Mais cette option s'est estompée, depuis le démarrage des travaux de refonte d'un petit pont au niveau du TGM. Au lieu de deux fois deux voies, il n'y a maintenant qu'une petite passerelle pour entrer ou sortir de la capitale. Du coup, la route devient elle aussi un goulot d'étranglement, et la queue peut aller jusqu'à cinq kilomètres le matin pendant les heures de pointe.
D'après la pancarte fixée par l'entrepreneur sur place, ces travaux devraient durer 300 jours. «Patience» !
Que faire donc ?
Pour faire avec, les usagers réagissent de façon variable, selon la situation socioprofessionnelle de chacun. Par exemple, pour quelqu'un dont le travail dépend de la circulation, comme Youssef, 50 ans, chauffeur d'un taxi collectif, une telle situation a des répercussions matérielles directes. «Au lieu de travailler 10 ou 12 heures par jour, on travaille uniquement six heures», déplore-t-il, d'où un manque à gagner. En outre, «les embouteillages engendrent des dépenses supplémentaires de 10 dinars environ par jour, en termes de carburant, sans compter l'usure du véhicule... » C'est une situation à laquelle il ne peut remédier, du fait que son travail est lié directement à la circulation. Mais pour d'autres usagers, il existerait plus d'options. Elyès, 35 ans, cadre travaillant à la Charguia 2, habitant Radès, pour éviter les bouchons de la première heure, part à 7h00 ou même avant parfois pour éviter le calvaire de la circulation. Il met 20 minutes pour arriver à destination (20 km environ). «Si on dépasse 7h30, on risque de mettre un heure ou même plus pour faire le même parcours». Hier, pour rentrer plus rapidement, il a fait un long détour, via le Lac-nord de Tunis, puis le Kram, puis le pont La Goulette-Radès, soit une distance supplémentaire de 10 km...
C'est la même logique adoptée par Zied, célibataire de 24 ans, qui attend tranquillement dans son bureau jusqu'à 18h30 pour sortir lorsque la circulation devient plus dégagée...
Mais cette option n'est pas toujours possible pour d'autres usagers comme Manel, 34 ans, mère de famille qui habite à Boumhel, mais qui doit passer par Mégrine entre 7h30 et 7h45 pour déposer ses deux enfants à l'école avant de se rendre au centre-ville pour travailler. Elle explique qu'elle est parfois bloquée dans les embouteillages de fin de journée, ce qui la contraint à faire appel «au secours» de son père pour récupérer ses enfants. Il est à la retraite et il le fait avec plaisir, mais pour les enfants, c'est déstabilisant et c'est stressant d'arriver à domicile vers le coup de 20h00. «Quand est-ce qu'ils vont dîner, quand est-ce qu'ils vont réviser et faire leurs devoirs...»
C'était là quelques illustrations de ce qu'endurent les banlieusards au quotidien, calvaire qu'ils auraient pu éviter, si les autorités concernées avaient mieux réparti les chantiers dans le temps. Mais le fait qu'il y ait des travaux donne un peu d'espoir à tout un chacun, afin que la circulation devienne plus fluide et la vie meilleure après l'achèvement des travaux.
Justement, c'est ce que confirme une source bien informée au ministère de l'Equipement : «Après l'achèvement de ces travaux, la circulation devrait s'améliorer nettement à l'entrée, comme à la sortie de Tunis. D'ailleurs, ce n'est pas uniquement à la banlieue sud que des travaux sont engagés, mais plutôt dans toute la capitale». 13 projets sont actuellement en cours ou en cours de démarrage. Toujours selon le ministère, «Les usagers devraient faire preuve de patience et de compréhension...»
(Un reportage vidéo et photos, des témoignages sont disponibles sur le site www.lapressenews.tn)


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