La Tunisie au cœur des grands rendez-vous franco-africains en 2026    Moyen-Orient : les événements internationaux de 2026 maintenus, assure l'ambassadrice    Interdit aux moins de 13 ans : la Tunisie protège ses enfants des réseaux sociaux    Citoyen tunisien : Découvrez comment devenir propriétaire légalement    La Société des Transports de Tunis organise des sorties culturelles pour les écoles primaires    Riadh Zghal - Des statistiques: l'image brute d'une réalité complexe    Kaïs Saïed met le focus sur les salaires et les pensions des retraités    Météo en Tunisie : pluies et vents au rendez-vous, vigilance sur les côtes    Liberta Voyages réalise un succès complet dans l'exécution des programmes de Omra du Ramadan avec un taux de 100 %    Tunisian Water Days 2026 : La Tunisie célèbre la 1ère édition des journées de l'eau du 22 au 26 mars    Désertif'actions: un sommet important à Djerba    Trump reporte les frappes sur l'Iran : un répit diplomatique qui apaise les tensions    Guerre en Iran et impact sur l'économie tunisienne: l'analyse et les recommandations de l'IACE    Chilly-Mazarin réélit Rafika Rezgui, mairesse d'origine tunisienne    Bizerte : pont mobile en travaux, anticipez vos déplacements !    Météo en Tunisie : temps nuageux sur l'ensemble du pays    Lionel Jospin, ancien Premier ministre socialiste de France, est décédé    Le fenugrec ou helba: Une graine ancestrale aux vertus multiples    Mahmoud El May - Choc énergétique global : l'entrée dans une stagflation durable    Lors d'un échange avec Emmanuel Macron: Kaïs Saïed appelle à réviser l'accord de partenariat avec Union européenne et à récupérer les fonds détournés    Mondher Mami: Le métronome du protocole    Aïd El Fitr: Leaders vous souhaite une fête de joie, de partage et d'espérance    Festival International de Cerfs-Volants en Tunisie : Tout savoir sur l'édition 2026 portée par les vents de la mer et le Sahara    Le Galaxy S26 Ultra intègre le premier 'Privacy Display' de Samsung, directement intégré à l'écran    Météo en Tunisie : temps nuageux sur tout le pays    Zakat al Fitr 2026 : la présidence du gouvernement autorise le versement de la Zakat par SMS à l'Association tunisienne des villages d'enfants SOS    Tunisie – Grâce présidentielle : libération de 1473 détenus à l'occasion de Aid El Fitr et la fête de l'indépendance    CAN 2025 : Sénégal privé du titre, le Maroc champion    Saison Méditerranée 2026 : une place de choix à la Tunisie en France avec plusieurs programmes    Le paradoxe de la « qualité » académique : standardiser l'enseignement supérieur, à quel prix ?    Comprendre le Moyen-Orient, ce foyer de crises    Décès du journaliste Jamal Rayyan, figure historique d'Al Jazeera Arabic    Marie Curie: Une figure scientifique emblématique et un modèle pour toutes les femmes    Arbitrage tunisien : 16 arbitres sanctionnés par la Fédération    "Monsieur Day", In memoriam    Al Ahly – EST : Quand et comment regarder le match ?    Ramadan 2026 : les génériques des feuilletons tunisiens Hayat et Bab LeBnet signés Karim Thlibi séduisent les téléspectateurs    Abdelkader Mâalej: L'angliciste des services de l'information    Le poulpe: Un plat raffiné et une ressource sous pression    Abdelaziz Kacem, en préface du livre d'Omar S'habou: Gabriem ou la tentation de l'Absolu    Secousse tellurique en Tunisie, au gouvernorat de Gabès ressentie par les habitants    L'avocat Ahmed Souab libre, après plusieurs mois de détention provisoire    De Tunis aux plus hautes sphères : le parcours exceptionnel de Rachid Azizi dans son livre « Un sur un million »    Ahmed Jaouadi et Ahmed Hafnaoui brillent aux Championnats SEC : la natation tunisienne au sommet aux USA    La sélection tunisienne de judo senior remporte 11 médailles au tournoi international Tunis African Open    Le tennisman tunisien Moez Echargui se qualifie pour les quarts de finale du Challenger de Pau    Sabri Lamouchi : Une bonne nouvelle impression (Album photos)    Mondher Msakni: L'orfèvre    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Crise écologique à Agareb: L'arbre qui cache la forêt !
Publié dans La Presse de Tunisie le 11 - 11 - 2021

Fermée sous la pression des habitants et rouverte, récemment, sur décision du ministère de l'Environnement, la décharge contrôlée d'El Guenna dans la région demeure, a priori, une solution d'urgence, mais non définitive.
La nuit de lundi à mardi — où les affrontements police-manifestants survenus suite à la réouverture, sans solution, de la décharge de Agareb à Sfax, se soldant par la mort d'un homme —, fut cruciale pour attiser les tensions. La ville, qui, pendant plus de 40 jours, croule sous les déchets, est entrée, hier, dans une grève générale. En réponse à l'appel de l'Urtt dans la délégation sinistrée, tous les secteurs public et privé ont débrayé toute une journée. Et la crise écologique semble revenir à la case départ.
Pourquoi la situation a-t-elle ainsi dégénéré ? Fermée sous la pression des habitants et rouverte, récemment, sur décision du ministère de l'Environnement, la décharge contrôlée d'El Guenna dans la région demeure, a priori, une solution d'urgence. Cela dit, elle continue, jusqu'à nouvel ordre, à accueillir les tonnes des ordures ménagères et assimilées qui jonchent, depuis août dernier, les artères de Sfax et ses environs. La reprise de son activité ne serait que pour un délai imparti. Soit, d'ici avant la fin de 2022, date d'expiration de la concession de son exploitation. Quitte à renouer avec le provisoire qui dure, avec en toile de fond le maintien d'un statu quo devenu intenable. Alors que la persistance d'un tel environnement de pollution était, principalement, la goûtte d'eau qui a fait déborder le vase.
Cap sur la valorisation
Et même la dernière visite de la ministre de tutelle, Mme Leïla Chikhaoui Mahdaoui, n'a pas, semble-t-il, mis du baume au cœur. Sauf que, aux dires de Mme Zouhour El Methammem, responsable au ministère, une rencontre a eu lieu avec la société civile de la région ayant débouché sur des propositions aussi stériles qu'inapplicables. Ironie du sort ! A Agareb, le problème est si complexe qu'on le traite à la légère, sans vision perspicace ni plan d'action efficace. « Pour ce faire, notre stratégie de gestion vise à mettre le cap sur la valorisation des déchets », révèle-t-elle sur un plateau télévisé sur la Nationale 1. Tout en insistant sur l'implication de toutes les parties intervenantes, société civile et médias compris, afin de venir à bout de toute forme de pollution.
Suite aux derniers événements nocturnes, le ministère de l'Intérieur a annoncé des mesures urgentes au profit de la région: nettoyage immédiat et élimination des déchets accumulés dans les quartiers de la ville, opérations de contrôle de l'air et du niveau de la pollution industrielle générée, ainsi que le lancement des travaux de réhabilitation du site d'Agareb. Cela va-t-il apaiser les tensions ? Certains partis politiques, Ettayar et Al Joumhouri en l'occurrence, ont imputé la responsabilité au Président de la République. Ces partis, faut-il le noter, se sont déclarés opposants aux décisions du 25 juillet dernier.
Des partis derrière la crise
Quant à Sarhane Nasri, président du parti «Alliance pour la Tunisie», il voit les choses autrement. Natif de Agareb, il a abordé la genèse de la crise, sur fond de mécontentement et de sympathie. Evoquant les interventions musclées des forces de l'ordre face aux manifestants, Nasri soutient fermement le droit inaliénable des habitants à un environnement sain et propre. « La décharge d'El Guenna, origine de la crise, aurait dû être fermée depuis 2013 pour qu'un plan de traitement et de recyclage des déchets soit, alors, mis en place », estime-t-il. Ce qui est de nature à rétablir la situation. Et maintenant que les dés sont jetés, l'homme a opté pour le dialogue, comme voie de solution. Car, à l'en croire, la crise écologique que vit sa région natale revêt, en quelque sorte, une dimension politique, alimentée par des règlements de comptes désavoués. Surtout que, poursuit-il, les partis représentés à la municipalité de Sfax, dont notamment Ennahdha, sont connus pour être anti-Saïed et hostiles à son mode de gouvernance post-25 juillet. «D'autres parties, telles que Ettakattol, Attayar, Al Joumhouri, Citoyens anti-coup d'Etat, sont aussi accusées d'avoir jeté de l'huile sur le feu et fait monter les habitants contre les autorités», indique Nasri, précisant qu'il n'est pas pro-Saïed, mais pour sa volonté de rectifier le tir et sauver le pays. Ces dernières, il les a qualifiées de partie du problème et non de solution.
Quelles alternatives ?
Que propose «l'Alliance pour la Tunisie», comme alternative? Son président n'a pas hésité à émettre une série de recommandations en guise de solution : suspension des activités de l'Anged, réactivation du mécanisme du partenariat public-privé et encouragement des jeunes à la création de projets de collecte, de recyclage et de valorisation des déchets. Des projets censés générateurs des postes d'emploi verts et amis de l'environnement (énergies renouvelables...). A cet effet, conclut-il, les banques devraient, elles aussi, s'y impliquer davantage, afin de leur faciliter les financements nécessaires à l'investissement.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.