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Ils re-tracent une mémoire
Retour sur l'exposition «Traces, fragments d'une Tunisie contemporaine»
Publié dans La Presse de Tunisie le 21 - 05 - 2016

«Ce diptyque d'expositions s'appuyait sur la recherche de traces, de ce qui subsiste du passé. Il témoignait d'une quête d'histoire, de paysages abolis et d'un refus de faire table rase. Les œuvres qui y étaient présentées faisaient appel à ce qui vient et qui précède, depuis longtemps déjà, l'événement politique»
«Traces, fragments d'une Tunisie contemporaine» est le titre d'une exposition qui a eu lieu au MuCEM de Marseille (où elle a réuni 75.000 visiteurs) et qui a été abritée, du 1er avril au 19 mai, par l'Institut français de Tunisie (IFT). Décliné en deux expositions —Fragments I (1er-22 avril) et Fragments II (28 avril-19 mai)—, ce projet franco-tunisien a donné à voir en images une partie de la jeune création tunisienne. Photographie, vidéo, installation et art numérique ont composé cette exposition qui se voulait une fenêtre sur l'avant et après-14 janvier 2011, avec une multiplicité des points de vue sur la Tunisie d'aujourd'hui. Ceux d'Ismaël Bahri, Héla Ammar, Fakhr El Ghezal, Souad Mani, Zied Ben Romdhane, Faten Gaddes, Wassim Ghozlani, Houda Ghorbel, Wadi Mhiri, Augustin le Gall et Isamel. Ce projet a réuni deux commissaires d'exposition, Thierry Fabre, responsable du département de la programmation culturelle et des relations internationales au MuCEM, et la plasticienne Sana Tamzini. Cette dernière a misé sur une certaine diversité sur le plan artistique et générationnel, mais également sur une certaine représentativité sur le plan géographique et socioculturel.
Chacun ses traces
«Ce diptyque d'expositions s'appuyait sur la recherche de traces, de ce qui subsiste du passé. Il témoignait d'une quête d'histoire, de paysages abolis et d'un refus de faire table rase. Les œuvres qui y étaient présentées faisaient appel à ce qui vient et qui précède, depuis longtemps déjà, l'événement politique», notent les organisateurs de ce projet qui ne prétend pas être exhaustif.
Et cela a donné lieu à une pléthore d'images et autres lectures plastiques, entre autres, celle du photographe Augustin le Gall, né en 1980 et formé à l'ethnologie et qui est installé en Tunisie depuis 2011. Il a présenté une série de portraits intitulée «Arifa, portrait d'un soufi qui a la connaissance du mystère», réalisée en 2013. La Tunisie contemporaine est aussi et surtout pour lui ce qu'elle invoque et garde comme signes et traces du sacré. Un sacré qui vient de loin et qui se déploie dans le noir et blanc de ses clichés (en numérique) et dans la sémiotique des costumes qui racontent la mémoire tunisienne. Chez Faten Gaddes (née en 1974), c'est aussi par la photo que ces traces se sont dessinées, celles d'une mémoire industrielle et de ses restes faits de lieux et autres bâtiments désaffectés. C'est sa formation d'architecte d'intérieur qui a nourri cet intérêt plastique. Elle met en lumières et en images (argentique), avec sa série «Les temps modernes», réalisée en 2009, les vestiges du bâtiment emblématique de la Société tunisienne de l'électricité et du gaz, un lieu aujourd'hui laissé à l'abandon. Le photographe Wassim Ghozlani (né en 1986), pour sa part, est revenu, cinq ans après, sur les événements post-14 janvier 2011 avec des clichés, réunis sous l'intitulé «Fragments d'une révolution», qu'il avait pris lors des fameux sit-in de la Kasbah. Une manière de re-présenter avec le recul nécessaire les traces de faits politiques.
Très subtile et d'une grande charge poétique est l'installation vidéo «Perles de famille», un travail en commun de Houda Ghorbel (née en 1968) et Wadi M'hiri (né en 1965), réalisé en 2014. Ces derniers travaillent en duo et interviennent dans des champs visuels pluridisciplinaires. Leurs projets questionnent l'identité tunisienne en parcourant les symboles de l'appartenance culturelle et religieuse.
Dans «Perles de famille», ils nous montrent en gros plan une main habile caressant des grains de semoule parfaitement sphériques, renvoyant à ce rituel ancestral. La main, déplaçant les sphères à son gré, dévoile les fragments d'une vie remplie d'images et de souvenirs. «De la naissance à la mort, la main du destin joue avec les grains du temps, marque les trésors de la famille et renouvelle le cycle de la vie», notent-ils


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