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Une page se tourne...
ST
Publié dans La Presse de Tunisie le 23 - 07 - 2016

L'optimisme restera, en dépit de tout, la foi du renouveau stadiste, face à l'avilissement et les illusions du passé. Le club a besoin aujourd'hui, et plus que jamais, d'actes et pas seulement de paroles.
Ça n'arrive pas qu'aux autres : pour la première fois de son histoire, le Stade évoluera en Ligue 2. Un destin que ses supporters n'ont peut-être jamais imaginé. Mais le cumul de tant d'années d'égarements, de dérèglements et même d'aveuglement a fini par avoir raison d'un monument et d'un édifice hors pair.
Faute de pouvoir résister aux aléas d'un environnement aussi contraignant que frustrant, le ST a dû, à son corps défendant, se départir des principes et des valeurs qui ont fait de lui un club d'exceptioan. Ceux qui s'attellent à mémoriser l'histoire du football tunisien n'hésiteront pas à vous dire que celle-ci est fortement marquée par le parcours, les exploits et le tour de force d'une génération de joueurs stadistes qui n'ont pas seulement fait honneur à leur club, mais aussi au sport tunisien.
Aujourd'hui, le club du Bardo se trouve sous l'effet de la déception et de la désillusion. Un fait rare dans l'histoire du club qui a vécu toutes les réussites et tous les succès dans un passé lointain, mais pas toutefois révolu...
Il n'est, cependant, jamais trop tard. Autant il est nécessaire de tirer les enseignements de cette dérive, autant le rêve de réhabilitation est permis. Principale recommandation : le Stade ne peut plus être laissé au pouvoir de quelques personnes et d'une seule vision. Que ce soit sur le plan de la fiabilité sportive, ou d'ordre structurel.
La priorité serait une vraie réflexion sur la gouvernance du club, sur la place qu'il occupe sur la scène. S'il a été pendant de longues années au bout du système appliqué au football, il a plus que jamais besoin d'évoluer, de progresser et surtout de rattraper le temps perdu.
Mais quels que soient les impératifs à prendre en considération, quelle que soit la nature des solutions proposées, quelle que soit la prise de conscience qui en découle et surtout le prix à payer, l'on ne doit pas oublier que le Stade n'est pas un club comme les autres. Même en Ligue 2 et en dépit de toutes les défaillances qui l'ont accompagné ces dernières saisons, il restera capable de tout. Du pire, mais surtout du meilleur. Il continuera toujours à impliquer des valeurs, des vertus, une culture.
Le ST a, certes, affiché trop de carences pour aborder les prochains jours en confiance. Des années durant, on a fait un fort mauvais usage des notions et des valeurs sportives. Par conséquent, on ne peut pas faire disparaître magiquement les réalités auxquelles elles correspondent par un simple sursaut d'orgueil. Mais les perspectives sont toujours là. Avec cependant quelles ressources et quels moyens pour redresser la barre? Là où les valeurs sportives ont quelque peu perdu de leur sens, là où le sentiment d'appartenance au club a été aussi bafoué par la plupart de ceux qui se sont succédé à la tête du club, les déceptions ne manqueront peut-être pas aussi de laisser leur marque.
C'est difficile à admettre, mais on réalise de plus en plus que le football au ST était entré dans une phase de déstabilisation générale. Nous sommes passés, en effet, des responsables qui en étaient les premiers supporters, à des dirigeants préoccupés par leur propre intérêt au point de faire du club un tremplin pour leurs ambitions personnelles. Ils n'ont plus nécessairement des liens de cœur avec lui.
Le football, comme tant d'autres activités, est un repère de volonté et d'abnégation. C'est dire à quel point les nouveaux responsables stadistes devraient avoir conscience de cette réalité. Leur comportement et leur prestation devraient renvoyer l'image d'une équipe dirigeante bien dans sa peau et souvent dans son meilleur élément.
Plus que des histoires de résultats ou de matches, les impératifs et les obligations du moment devraient offrir les contours d'une nouvelle évolution. D'une métamorphose de haut en bas. Entre le ST d'hier et celui d'aujourd'hui, il y a tout un sujet de réflexion à faire. Joueurs, staff technique, bureau directeur et public, voici qu'apparaît devant chacun un champ d'action autour duquel la mobilisation et le dévouement pour les couleurs du club ne devraient pas manquer.
Il faudrait, de toutes les façon, le faire. Et le plus tôt sera le mieux. Mais l'optimisme restera en dépit de tout la foi du renouveau stadiste, surtout face à l'avilissement et les illusions du passé. Le club a besoin aujourd'hui, et plus que jamais, d'actes et pas seulement de paroles.
Dans le même ordre d'idée, il ne mérite pas le traitement qu'on lui inflige, ni l'excès d'indignation dont il est la victime de la part de ses hommes. S'il souffre de l'absence de moyens et de ressources, il a toujours un nom et une réputation à préserver...
Parfois, la présence de certaines personnes peut être une étape captivante dans la vie collective d'un club. Nous espérons que ceux qui prendront le témoin pourront réellement faire tourner la page du passé et en ouvrir une vierge. Cela devrait représenter incontestablement un état de grâce susceptible d'entraîner une vague porteuse et bénéfique.


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