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«La réussite tient toujours à la volonté»
Trois questions à Sonia Chamkhi
Publié dans La Presse de Tunisie le 01 - 12 - 2016

Persévérante et discrète, rigoureuse et créative, Sonia Chamkhi réussit avec brio ce qu'elle entreprend. Docteur en cinéma, diplômée de la Sorbonne, habilitée à encadrer la recherche, cinéaste et romancière, plusieurs fois primée à l'échelle nationale et internationale, elle répond à nos questions avec cet enthousiasme dont elle ne se départit jamais. Entretien avec une jeune femme tunisienne, artiste et académicienne, aux talents multiples.
Où en sont les choses avec Aziz Rouhou votre dernier film ?
Aziz Rouhou / Narcisse, sorti sur nos écrans en février 2016, poursuit un joli parcours fait d'un accueil exceptionnel dans les salles en Tunisie où il a gardé l'affiche plusieurs semaines (selon mon distributeur, Goubantini Groupement, plus de 70 mille spectateurs) et d'une reconnaissance considérable pour un film indépendant et à petit budget puisqu'il a obtenu, entre autres, le trophée du meilleur long métrage de la compétition internationale du Festival du film africain Festicab, la mention spéciale du jury du Festival Ciné Alma de Nice (ex æquo avec Les frontières du ciel de Farès Naânaâ), plusieurs premiers prix d'interprétation pour Aïcha Ben Ahmed et Ghanem Zrelli dans des festivals internationaux au Maroc, en plus de ses multiples sélections en compétitions internationales ou en séances spéciales en Egypte, au Maroc, en France, en Belgique, en Suisse, au Canada et bientôt au Brésil. Il a également représenté la Tunisie aux trophées de la Francophonie. C'est absolument magnifique et valorisant pour moi d'être grâce à mon film, réalisé avec le concours d'une équipe de compétences 100% tunisiennes que je salue vivement, l'ambassadrice de mon pays, de sa culture, de son savoir-faire artistique et de sa voix dans le monde.
Votre évaluation des JCC ?
Comme chacun le sait, les JCC 2016 n'ont pas, hélas, été à la hauteur des attentes, d'autant plus que cette année a coïncidé avec la célébration du 50e anniversaire du plus grand festival arabe et africain que sont les Journées cinématographiques de Carthage.
Les JCC ont un historique et des atouts considérables : un positionnement clair, comme levier des cinémas africains et arabes, un public exceptionnel qui les porte haut et une réputation solide d'un festival bien organisé, qui respecte ses invités, qui est également festif mais dans une forme de sobriété, faite d'élégance et de raffinement. C'est un festival qui a su maintenir sa ligne éditoriale, ses choix d'art et d'intelligence, qui a forgé la réputation des cinéastes arabes et africains, dont évidemment les cinéastes tunisiens, pour les porter à l'échelle de la cinématographie mondiale d'auteur. Et il me semble que la réussite exceptionnelle des JCC est dans sa formidable coïncidence, je dirais esthétique, entre la forme dans laquelle les journées se déploient et leur vocation.
Raison pour laquelle, ce que je déplore le plus lors de cette dernière session, à part la défaillance d'organisation et de gestion relevée par tous les observateurs et qui a eu une incidence directe sur le déroulement de toutes les sections du festival, c'est la perte de cette harmonie. Cette édition était un mélange bizarre de show-biz, de star-système, d'engagement, d'improvisation et de populisme.
Or, je pense qu'il est judicieux de maintenir la vocation première des JCC en tant que fer de lance des cinémas africains et arabes et que son évolution naturelle est une ouverture plus affirmée sur les cinématographies du Sud, ceux de la méditerranée évidemment — nos partenaires de toujours —, mais également des pays de l'Europe de l'Est et latino-américains. Notre credo étant le cinéma d'auteurs et indépendant, un cinéma donc de grande qualité artistique porteur des valeurs universelles de l'affranchissement des peuples, de la liberté de la pensée et de la création et de la tolérance.
Comment faire évoluer le secteur de la culture, à votre avis ?
Nous vivons une période difficile certes, mais où les espoirs sont permis. Plusieurs chantiers sont ouverts dans tous les domaines de la culture et la réussite tient toujours à la volonté, l'engagement et la probité des personnes chargées de concevoir les projets et de les réaliser. Je pense sincèrement que les bonnes volontés et les compétences existent et que nul ne peut contester que la transparence, la rigueur, l'intégrité sont les garants de la réussite. Notre pays a une histoire culturelle haute en couleur et exemplaire à plus d'un titre, nous avons le devoir de préserver cet acquis, d'honorer notre mémoire et de préparer l'avenir avec également un sang neuf et un pari sur le devenir : il faudrait dépoussiérer, rénover, innover et fédérer.


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