Festival international de Carthage 2026 : ouverture des candidatures pour la 60e édition    Basket – Pro A : résultats de la 2ème journée play-out    Par les noms : remaniement du bureau du Parlement et commissions bientôt renouvelées (vidéo)    Amer Bahba dévoile la situation météorologique des prochains jours [Vidéo]    Cité des Sciences à Tunis : l'ATSN organise sa 12e Journée dédiée à la nutrition, au diabète et à l'IA    Que devient Janny Sikazwe après le chaos du Mali - Tunisie à la CAN-2022 ?    Tunisie – Mali : heure, chaîne et où regarder le match    Grève nationale : les moulins et usines de pâte à l'arrêt total !    FILT 2026 : candidatures ouvertes aux Prix de la Créativité littéraire et aux Prix de l'Edition jusqu'à fin janvier    Samsung exploitera un hall d'exposition autonome au CES 2026 pour une expérience unique de l'écosystème AI    ''Bourguiba, l'orphelin de Fattouma'', ce dimanche matin à Al Kitab Mutuelleville    Kerkennah : perturbations prévues sur les traversées aujourd'hui et demain    Nouvelle année, nouvelles règles : qui peut entrer aux Etats-Unis ?    Drame du Nouvel An à Crans-Montana : des Français parmi les victimes    Scandale des billets de la CAN : 118 personnes interpellées au Maroc    Alerte du ministère des Finances : voici les dernières échéances fiscales de janvier 2026    Ministère des Finances : calendrier officiel de paiement des dettes et amendes pour 2026    Explosion dans un bar à Crans-Montana : plusieurs morts et blessés    Prévisions météo pour le premier jour de l'année 2026    Zahran Mamdani prête serment sur le Coran et entre dans l'histoire de New York    Conseil de sécurité: Vives contestations de la reconnaissance du Somaliland par Israël    Tahar Bekri : Voeux de l'oiseau patient    L'Année 2026 sera l'année de la lecture en Tunisie : pour réconcilier les jeunes avec les livres    Pluies record en Tunisie : où en sont les principaux barrages ?    Tunisie - Tanzanie 1-1: Une qualification amère    Match Tunisie vs Tanzanie : Où regarder le match de la CAN Maroc 2025 du 30 décembre?    La startup "PayDay" et la "BTE" lancent une nouvelle dynamique bancaire à fort impact RSE    Note de lecture : Une Reine sans royaume, de Hella Feki    Hammam-Lif : lancement officiel des travaux de restauration du Casino historique    George Clooney et sa famille deviennent Français et s'installent en Provence    Signature de cinq accords tuniso-saoudiens à Riyad    De l'invisibilité à l'hyper-visibilité: le voile dans l'imaginaire onusien    Tunisie-Japon : SAITO Jun prend ses fonctions et promet un nouvel élan aux relations bilatérales    Kaïs Saïed : seule l'action sur le terrain fera office de réponse    Elyes Ghariani - Le Style Trump: Quand l'unilatéralisme redéfinit le monde    Forum de l'Alliance des civilisations : Nafti plaide pour un ordre mondial plus juste et équilibré    Allemagne : une femme voilée peut-elle encore devenir juge ? La justice tranche    Accès gratuit aux musées et sites archéologiques ce dimanche 7 décembre    Trois marins portés disparus après le chavirement d'un bateau de pêche au large de Skhira    Après le choc de Fordo... l'Amérique se prépare à une arme encore plus létale et dévastatrice    Ouverture de la 26e édition des Journées théâtrales de Carthage    Béja : Deux femmes blessées après un jet de pierres contre un train de voyageurs (vidéo)    Diplomatie : Poutine et Charaa au Kremlin pour relancer le dialogue russo-syrien    Il pleut des cordes à Nefza: Une journée sous le signe des intempéries    Daily brief régional: Messages pour Gaza: Des bouteilles parties d'Algérie finissent sur le sable de Béja    Le Dollar clôture le mois de mai sous les 3 Dinars sur le marché interbancaire    CHAN 2024 : avec 3 tunisiens, la liste des arbitres retenus dévoilée    Coupe de Tunisie : ESS 2-4 ST, les stadistes au dernier carré avec brio    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



La politique d'enfermement
Les appréciations de Kasperczak sur la CAN
Publié dans La Presse de Tunisie le 14 - 02 - 2017

Un sélectionneur se revendique en tant qu'un bon utilisateur de joueurs. Mais aussi le garant de meilleures conditions de réussite
dans un registre différent de celui des clubs...
La dernière participation de l'équipe de Tunisie à la CAN a prouvé qu'en dépit de certains éclairs, elle est toujours dans l'incapacité de s'imposer et d'imposer son jeu. Ce qu'elle n'a pas réussi à réaliser, et encore moins à obtenir, reflète cette inaptitude à se démarquer de tout ce qui se fait en dehors du terrain. Kasperczak a finalement parlé des coulisses et de tout ce qui a fait couler beaucoup d'encre avant le match contre le Burkina Faso.
L'on sait, et cela n'est pas nouveau, que ce qui se conçoit autour de la sélection n'est pas souvent moral. Il héberge, voire chérit, des parties emblématiques. Certaines injustices, notamment celles liées au choix des joueurs et des approches tactiques, aussi approximatives soient-elles, participent aussi à lui donner une certaine insipidité. Au-delà des interrogations qui ont accompagné l'élaboration de la liste des 23 pour la CAN, des objectifs et attentes rarement atteints, au-delà aussi de l'incapacité de certains joueurs à s'imposer, ou encore à justifier leur place, ce sont les critères que le sélectionneur a pris en considération pour former sa liste.
Un sélectionneur se revendique en tant qu'un bon utilisateur de joueurs. Mais aussi le garant de meilleures conditions de réussite dans un registre différent de celui des clubs. Une place en sélection nécessite, en effet, un statut et une vocation complètement différents. Jouer en équipe nationale, et de surcroît, dans une épreuve aussi contraignante que la CAN, ne ressemble pas beaucoup, sinon pas, à la compétition nationale.
Selon Kasperczak, l'une des principales défaillances de la sélection est essentiellement liée à l'absence de joueurs capables d'évoluer dans le haut niveau. S'il fait la comparaison avec l'Algérie et le Burkina Faso, dont la plupart des joueurs évoluent dans des championnats européens relevés, il semble oublier qu'il assume pleinement la responsabilité du choix des expatriés, et tout particulièrement ceux préférés aux joueurs locaux. Selon lui, la différence a été faite à ce niveau : fragilité physique due essentiellement à l'absence de temps de jeu de la plupart des joueurs dans leurs équipes respectives, ainsi que le niveau de la compétition nationale qui est loin de répondre aux normes et aux exigences du haut niveau. Les défaillances de la sélection ont pour noms manque d'efficacité, de maîtrise du temps et de l'espace, de revendication à la fois collective et offensive du jeu. Mais il oublie d'ajouter que chaque formule, chaque phrase de jeu ne relèvent pas de simples sentiments. C'est une notion exigeante et combative pour laquelle il n'a pas su trouver le profil de joueurs indiqués, et encore moins les dispositions tactiques et stratégiques les plus adéquates.
Pas de piste à creuser
Dans la qualité du jeu préconisé, le niveau technique entrevu, il n'y a pas visiblement de piste à creuser au sein de la sélection et dans le jeu qu'elle revendique. Au-delà de l'aspect physique, l'équipe de Tunisie manque cruellement de réflexion. Elle n'a ni modèle, ni fond de jeu à développer. Le football est un sport qui vit et qui s'améliore au quotidien. C'est l'accomplissement de tout un état d'esprit. La politique d'enfermement au football national dans laquelle s'est réfugié le sélectionneur renvoi l'image d'un football coupé et en manque d'implication et de mobilisation. Que peut-on attendre de joueurs qui de par leur comportement et leur rendement sur le terrain laissent rarement entrevoir un sentiment d'appartenance à un groupe, à un pays ? On ne fait plus honneur à une institution qu'on semble de plus en plus gâcher sans y prendre garde. On s'en éloigne de plus en plus. Mais ce n'est malheureusement pas une surprise. D'une étape à l'autre, la sélection se laisse entraîner dans une spirale à multiples facettes : sportive, morale, éthique, humaine. Et c'est dans les coulisses ouvertes à tous les vents auto-protecteurs que cela se passe.
Avec ou sans Kasperczak, elle est toujours bloquée au stade absurde d'une starification inutile des joueurs. Autant que cette perte sèche, c'est l'enclenchement pernicieux d'un mécanisme incontrôlable qui semble de plus en plus inopportun. Au fil du temps, tout ce qui se conçoit est devenu une crainte avérée selon l'angle de vue à géométrie variable. Plus encore : elle est loin d'inviter à rêver. Si elle perd de plus en plus de leader sur le terrain, elle n'a plus de modèle sur lequel elle peut s'identifier. Laissés à leur propre compte, certains joueurs essaient de faire de leur mieux, voire encore plus, mais le bricolage a ses limites.
L'idée ne vient pas seulement de la dernière participation à la CAN. Face aux contraintes et aux aléas d'un football pratiquement dénaturé, la sélection a oublié de progresser. Ses joueurs et son entraîneur perdent de plus en plus l'envie. Ils n'ont plus le même entrain et la même passion.
Les dérapages successifs désavouent les valeurs et les principes d'une équipe nationale qui a un nom, une histoire. Nous sommes passés des acteurs, qui en étaient les artisans des différents exploits, à ceux plutôt préoccupés par les considérations personnelles et la plupart du temps extra-sportives. Ceux qui n'ont plus justement des liens de cœur avec la sélection. Pire que les défaillances et les manquements, c'est la manière avec laquelle on gère les carences et les transgressions qui inquiète le plus. Surtout quand on réalise que les différents responsables, parachutés ou pas, ne réagissent pas toujours à ce qui s'est passé lors de la CAN.
Au fait, ils n'ont pas visiblement une idée suffisante de ce que peut et doit représenter une équipe nationale...


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.