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Entre romantisme et satire
«Dyslexie» de Mahmoud Turki
Publié dans La Presse de Tunisie le 18 - 05 - 2017

La salle le Rio à Tunis a abrité, samedi dernier, la première du concert du jeune chanteur et compositeur Mahmoud Turki, «Dyslexie», devant un public moyennement nombreux. Le titre du spectacle et l'affiche qui l'accompagne révèlent qu'il s'agit d'un spectacle de musique alternative, nouvelle tendance dans le paysage musical actuel en Tunisie.
Sélectionné à la compétition officielle des dernières Journées musicales de Carthage (JMC 2017), «Dyslexie» remporte le prix des meilleures paroles en langue arabe pour la chanson «Netfaker». C'est l'aboutissement des recherches et du parcours d'expérimentation de ce jeune diplômé en musique arabe qui propose une forme musicale originale entre le système modal arabe, l'harmonie occidentale et la musique électronique.
Le titre du spectacle aux connotations scientifiques est un choix ciblé selon le jeune artiste, qui compare le trouble de la dyslexie au «processus de création chez les jeunes artistes tunisiens qui se trouvent souvent confrontés à la limitation des mécanismes de concrétisation de leurs projets ». Un handicap qui devient source de création et de dépassement d'obstacles.
Chansons engagées, mais...
Muni de son banjo, Mahmoud Turki, qui était accompagné de Mohamed Anis Mestaoui au luth et à la guitare, Mohamed Ben Salha à la flûte, Elyès Blaghi au clavier, Issam Laben à la guitare basse, Aziz Belhani aux percussions, Mohamed Khachnaoui à la batterie, ainsi que les deux invités : Zouheir Gouja à l'accordéon et Nessrine Jabeur au chant, a entamé son concert avec «Hanine», une chanson engagée qui parle des travailleurs, composée non pas à la manière des «Colombes blanches» des années 70, mais plutôt avec un style proche de Ali Riahi, autrement dit d'une musique de variété aux diverses sonorités. C'est d'ailleurs ce qui fait l'originalité de ce projet.
Mahmoud Turki offre ainsi une palette de styles et de techniques qui constituent son univers artistique où le romantisme côtoie la mélancolie et la satire. Le morceau «Kayinni», duo qu'il interprète avec Nessrine Jabeur, dégage le romantisme qu'il cherche à tisser à travers son expérience. L'aspect satirique apparaît avec «Ya Haybet Ed-Daoula» qui nous rappelle un peu le style Bouchnak. La politique est au cœur de ce spectacle d'expérimentation musicale où toutes les mélodies qui ont suivi sont du même calibre. Un mélange de musique de variété tunisienne et de musique occidentale pour capter l'ouïe d'auditeurs à la recherche d'originalité.
Le Mapping de trop
Ce qui a gêné la représentation est la projection du Mapping synchronisé avec la musique. Les musiciens étaient camouflés derrière ces sortes de paravents qui diffusaient au début des images de l'avenue Bourguiba à Tunis puis des illustrations abstraites sans intérêt. De sorte que le public entendait les voix et était obligé de supporter les images proposées. N'était-il pas opportun de placer la projection en arrière-plan pour assurer une meilleure visibilité au spectacle?
Il y a lieu de rappeler que le concert comporte également des reprises de chansons du patrimoine musical tunisien comme «Zaâma Ennar Tetfachi» et «Hmama Taret» auxquelles l'auteur Mahmoud Turki a dégagé le côté conventionnel en les réactualisant au goût du jour avec une nouvelle dynamique musicale qui sied aux jeunes auditeurs.
Mahmoud Turki est né en 1988. Il fait partie de la nouvelle génération montante de la scène musicale tunisienne. Diplômé de l'Institut supérieur de musique de Tunis (mastère de recherche en sciences culturelles, spécialité musique et musicologie), il est auteur, compositeur, arrangeur et interprète.
Il a créé et produit diverses œuvres musicales : «Kayinni» dont il signe la musique et l'interprétation avec Nessrine Jabeur et le spectacle «Hata Nfass» avec «Debo 52». En 2016, il lance un studio d'enregistrement MTS (Mahmoud Turki Studio) et produit «Netfaker» dont il signe les paroles, la musique et l'interprétation. Il a pris part à différents projets musicaux tels que «Théosophie» de Jihed Khmiri et «Awedet el Kantra» de Oussama Farhat. Un musicien qui a un bel avenir devant lui.


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