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Faouzi Henchiri (ex-COT, ESt et équipe de tunisie) : «J'aurais pu jouer au PSG, mais...»
SOUVENIRS, SOUVENIRS...
Publié dans La Presse de Tunisie le 25 - 12 - 2017

L'attaquant international du Club Olympique des Transports appartient au gotha des gloires du football tunisien. Possédant un registre complet, Faouzi Henchiri, avec Mohieddine Habita, a été l'un des plus grands attaquants de Tunisie. Il a réussi à emballer les férus du football tunisien par ses dons de buteur et aussi par ses registres techniques. Il lui manquait l'ambition d'aller de l'avant en dépit de quelques injustices récoltées de la part de quelques sélectionneurs et aussi de la part des supporters «sang et or» qui l'ont poussé à quitter le club de Bab Souika par la petite porte.
«J'ai commencé à jouer au football dans les scolaires mais c'est l'entraîneur Ali Abeya qui m'a découvert et m'a encouragé à signer ma première licence avec le COT en 1972. Dans la catégorie écoles, j'étais accompagné par Lotfi Kaâbi, Hédi Kheder, Mustapha Bougatfa et feu Jamel Gaâloul. Ce dernier était un grand libéro; mais il est mort après un accident, le jour où il a reçu sa convocation en Equipe de Tunisie juniors».
Faouzi Henchiri était un demi gauche avant de se muer en attaquant de grande classe. Il a décroché à 16 ans son premier titre : la Coupe de Tunisie cadets. Après cette consécration, l'entraîneur seniors de l'équipe cotiste Ali Chabbouh le convoqua parmi les seniors. «En effet, après mes belles prestations avec les juniors, Ali Chabbouh m'injecta avec les seniors, à 17 ans et demi. Mais je ne fus pas chanceux puisque ma première titularisation a été ponctuée par une défaite face à l'ESS (1-3) au Stade Zouiten. J'ai découvert les exigences de la Ligue 1. Ce fut un rajeunissement radical de l'équipe seniors qui a été fatal puisque le COT est relégué en seconde division. Heureusement pour moi et pour l'équipe, nous avons réussi à remonter vite en division nationale, et ce, grâce au grand retour de Mohieddine Habita. Nous avons formé un duo fantastique. Quel régal de jouer avec Habita. Mais ce dernier a opté pour le club d'El Aïn. Ce fut la chute libre en division d'honneur».
Avec cette relégation, Faouzi Henchiri a été obligé de jouer dans des terrains durs et devant des gradins vides durant trois ans en division d'honneur. Il a fallu le retour définitif de Mohieddine Habita au COT pour que cette équipe de Mellassine retrouve l'élite en 1984. «Dieu merci, le COT a accédé en Ligue 1. Je me suis vite mis en évidence et confirmé mes qualités de buteur. J'ai réussi à avoir le titre de meilleur buteur en 1984-1985. En 1987-1988, j'aurai pu être élu encore une fois meilleur buteur, mais Nabil Maâloul m'a coiffé au poteau grâce à un but face à l'OK. Je l'ai félicité mais Nabil est plus qu'un ami. Je lui souhaite bonne chance avec l'équipe de Tunisie à Moscou. Dans ma carrière, j'ai eu de très bons entraîneurs tels que Ali Abeya, Mokhtar Ayed, Mohsen Ayari, Ali Chabbouh, feu Baba Hmid et Blaut. Mes plus belles années 85, 86 et 87 furent récompensées par une coupe de Tunisie face au CA. Quelle joie, quelle fête à Mellassine. Cette année-là, nous méritions de remporter le doublé. Mais l'injustice dans le football fait partie du jeu. J'ai joué la finale face au CA en étant malade. Il a fallu l'intervention de Belhassen Fekih et du kiné qui ont fait le nécessaire pour que je termine le match. Il a fallu neuf ans de sacrifices pour que le COT soit récompensé par une Coupe de Tunisie».
Henchiri et l'équipe de Tunisie
Evoquant ses aventures en équipe de Tunisie, Faouzi Henchiri évoque le non-professionnalisme de Youssef Zouaoui, Mokhtar Tlili et Akacha : «C'est vrai, pour moi l'équipe de Tunisie est une page noire. J'étais malmené, non respecté et touché moralement par l'injustice de Youssef Zouaoui et du duo Tlili-Akacha. Ils ont manqué de respect à mon égard. Je n'ai jamais compris pourquoi ce trio me haïssait en dépit de mon respect à leur égard. Ils me font jouer dans les matches amicaux et ils me jettent dans les gradins dans les matches officiels. Je n'ai jamais compris cette indifférence à mon égard. Il y a aussi Ridha Ayed qui m'a bloqué et a tout fait pour m'écarter sans mobile apparent. Certes, Youssef Zouaoui m'a fait jouer en seconde période face à l'Algérie parce qu'il s'est querellé avec Bassem Jéridi. Ce fut la période noire de ma carrière footballistique».
A partir de 1988, la carrière de Faouzi Henchiri se poursuit en dents de scie à l'image de son COT, proie à des problèmes d'argent après ses trois années d'or.
«Après la parenthèse de l'équipe de Tunisie, j'ai décidé de quitter le football. Mais au cours d'un match de handball, j'étais accompagné par Slim Chiboub qui m'a proposé de signer à l'EST. Par respect pour mon ami de quartier, je lui a donné mon accord d'intégrer l'Espérance Sportive de Tunis. Mais ce fut un échec parce que la plupart des joueurs «sang et or» ne voulaient pas de moi à l'EST, à part Nabil Maâloul, Naceur Chouchane, Mondher Baoueb et feu Berrkhissa. Je n'ai jamais compris pourquoi les supporters «sang et or» m'insultaient et me huaient à chaque match et après chaque but marqué. Au cours du match de coupe face à Al Ahly de Sfax, j'ai marqué deux buts en première mi-temps. Et comme toujours les supporters «sang et or» m'insultaient, alors j'ai décidé de quitter le club après la fin de la première mi-temps et de ne plus revenir à l'EST en dépit des appels de Slim Chiboub. Je suis revenu à mon COT pour l'aider à accéder en Nationale et prendre ma retraite footballistique, j'ai connu la joie, l'injustice, le racisme, l'indifférence durant ma carrière».
Il a aussi évoqué les contacts de la part de plusieurs clubs en Russie, en Autriche, à Qatar et aux Emirats Arabes Unis et au PSG.
«C'est vrai, en effet, au cours d'un tournoi organisé à Bercy, l'EST a été invitée à ce tournoi. J'ai été au firmament de ma forme. Les dirigeants parisiens ont envoyé un fax à la FTF pour passer un test avec le PSG, mentionnant mon nom et le nom d'un autre joueur. Mais Ridha Kraïem ne m'a jamais parlé de ce fax. Certes, il a contacté l'autre joueur, mais ce dernier n'a pas réussi le test».
Faouzi Henchiri a évoqué aussi la situation des anciens joueurs qui n'ont pas de ressources : «Certes, Tarek Dhiab a préparé une stratégie pour aider les ex-joueurs nécessiteux, mais son programme fut dissous lorsqu'il est parti. On espère que la FTF et la tutelle feront le nécessaire pour sauver ces ex-joueurs qui ont tant donné au football tunisiens».
Evoquant les chances de l'équipe de Tunisie au Mondial 2018 à Moscou, Faouzi Henchiri a été catégorique en soulignant que «Nabil Maâloul a fait du bon travail, mais maintenant les choses sérieuses ont commencé après le tirage qui est très compliqué certes ; les internationaux sont assez forts techniquement mais pas assez physiquement. Nabil Maâloul doit trouver le remède nécessaire pour soigner nos internationaux».
Aujourd'hui, l'ex-attaquant du COT, de l'EST et de l'équipe de Tunisie est père de famille avec 4 filles. Il est entraîneur des écoles du COT, un club qui lui a tout donné pour s'acquitter d'une dette envers le COT, sa famille et son fief.


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