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Et maintenant...
Ici-Bas
Publié dans La Presse de Tunisie le 18 - 01 - 2018


Par Abdelhamid Gmati
Une semaine de manifestations nocturnes pour quel résultat ? Il s'est avéré que ces manifestants de la nuit utilisant le mensonge de la hausse des prix avaient d'autres motivations que les revendications populaires. Et la population ne les a pas suivis hormis des casseurs et quelques islamistes adeptes du terrorisme. Les réseaux de la corruption et de la contrebande en sont pour leurs frais, la lutte contre ces deux fléaux continue et va même s'intensifier. Il n'en reste pas moins qu'ils ont commis des dégâts importants sur les biens publics et privés. Ils ont même attaqué des bus et des trains. Pour les grandes surfaces, on estime les dégâts à 50.000 dinars. Et on a « fêté » le 7e anniversaire de la Révolution. Une manifestation pacifique qui n'a cependant pas « récupéré la Révolution ». Dans toutes ces manifestations, pas de slogan politique particulier ni souffle révolutionnaire. D'ailleurs, les mouvements sociaux sont devenus « habituels » durant ces 7 dernières années. Durant les 9 premiers mois de 2017, et selon l'Observatoire social tunisien qui relève du Forum tunisien des droits économiques et sociaux (Ftdes), la Tunisie a connu 7.941 mouvements sociaux. Cependant, cela a eu un certain impact sur l'image du pays. Outre les reportages exagérés d'une certaine presse étrangère, notamment française, le site «Maghreb Intelligence » écrit que «Sept ans après la révolution du jasmin qui a mis fin à la dictature de Zine El Abidine Ben Ali, la Tunisie va mal. Son économie est à la dérive, sa classe politique se donne piteusement en spectacle et ses institutions sont de moins en moins crédibles aux yeux des citoyens ». Et un haut cadre du FMI estime que « la Tunisie s'est peu à peu laissée glisser vers une « clochardisation avancée ». Soit. Et maintenant, qu'allons-nous faire ?
Les problèmes du pays sont nombreux, particulièrement en ce qui concerne la situation économique. Le gouvernement s'engage dans des réformes jugées nécessaires et multiplie les initiatives. Mais que peut faire son chef, qui doit son poste à un Pacte de Carthage et se trouve, de ce fait, handicapé dans son action par des partis politiques, jouant leur propre partition, et des organisations nationales qui veulent s'imposer et participer aux affaires du pays, alors qu'ils n'ont aucun mandat populaire ? L'une des priorités du gouvernement est la réforme de la fonction publique. La Fonction publique représente une masse salariale de 13,7 milliards de dinars en 2017. On escompte qu'elle sera de 14,75 milliards de dinars en 2018 (+102,44% par rapport à 2011). Selon le FMI, l'accélération du rythme de la hausse de la masse salariale en Tunisie depuis 2011 est la principale raison de la crise de la finance publique en Tunisie.
Et on apprend que le secrétaire général de l'Union générale tunisienne du travail (Ugtt), Noureddine Taboubi, estime fort possible d'avancer de deux mois (d'avril à février) la date de démarrage des négociations sociales dans la fonction publique et les secteurs public et privé afin d'améliorer le pouvoir d'achat des salariés. Pour lui, « le salaire minimum ne doit pas être inférieur à 866 dinars au lieu de 350 dinars actuellement compte tenu du taux d'inflation élevé, de la détérioration du pouvoir d'achat, de la dévalorisation du dinar tunisien de 21% par rapport à l'euro et de 7% par rapport au dollar, en plus d'un déficit commercial de 15 milliards de dinars ». Reste à savoir si le gouvernement pourra faire face à ces revendications syndicales.
En attendant, des grèves sont prévues pour les jours à venir. L'Union des professeurs universitaires chercheurs tunisiens (Ijaba) a décidé de poursuivre la grève administrative ouverte, entamée par les professeurs, au début du mois de janvier, pour réclamer l'application de la grille salariale, appliquée dans la fonction publique et la réalisation de la réforme structurelle de l'enseignement supérieur. L'Ordre des ingénieurs tunisiens (OIT) a lancé un appel à la grève à destination de ses adhérents travaillant dans le secteur public (fonction publique, et entreprises publiques), et ce, les 24 et 25 janvier 2018. La commission administrative sectorielle de l'enseignement secondaire a décidé d'observer une grève dans tous les collèges et lycées le 15 février 2018 et de ne pas remettre les notes des examens du 1er semestre à l'administration. La commission a décidé de poursuivre les mouvements de protestation afin de réclamer une série de revendications qui concernent, essentiellement, l'amélioration de la situation matérielle des professeurs de l'enseignement secondaire et de l'éducation physique. Et la grève des agents de la Steg, prévue pour les 17 et 18 janvier a été annulée suite à un accord avec la présidence du gouvernement.
Le tableau est clair. Chacun tire la couverture à soi, peu importe l'intérêt national. Mais il faudrait s'inquiéter de cette « clochardisation avancée ».


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