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Le quotidien "difficile" de certains non- jeûneurs
Ramadan
Publié dans La Presse de Tunisie le 06 - 06 - 2018

Les étudiants de nationalité étrangère, les non-musulmans et les personnes atteintes de maladies chroniques trouvent des difficultés à s'adapter au rythme du mois saint
Nous nous approchons presque de la fin du mois saint et pourtant, nombre de ceux qui ne peuvent pas faire le jeûne pour une raison ou pour une autre trouvent des difficultés à prendre leur petit-déj, un café ou commander un casse-croûte tranquillement dans un café ou un restaurant ouvert au public. Ces derniers doivent le faire discrètement et se faufiler comme des voleurs à l'intérieur d'un café dont la porte et les fenêtres sont recouvertes de feuilles de journal pour permettre aux clients de prendre leur consommation tranquillement à l'abri des regards ....Bref, une situation qui gêne énormément le non-jeûneur, le met mal à l'aise alors que c'est tout à fait son droit de faire le jeûne ou non !
Pour une raison ou pour une autre : qu'elles soient malades et qu'elles ne peuvent pas faire le jeûne, qu'elles soient incroyantes ou tout simplement de religion autre que musulmane, ces personnes souffrent le martyre pendant le mois de Ramadan, car, d'une part, la société les condamne comme si elles avaient commis un péché impardonnable et d'autre part, parce qu'elles ne trouvent pas d'endroit où manger et boire tranquillement. Arsène Nicole, Secrétaire général (Président de la Section) de l'Association des Etudiants et Stagiaires Africains en Tunisie (AESAT) Section Sfax et zone sud nous a déclaré que ce rythme pose un vrai problème pour les étrangers, car les étudiants ou les personnes non musulmanes trouvent des difficultés à s'adapter à ce rythme.
«Dans nos pays, cela ne se passe pas de cette manière ! Par exemple, je suis du Congo et dans mon pays, tout est ouvert, même s'il y a une communauté musulmane, on respecte les non-musulmans et on ouvre les cafés et les restaurants , parce qu'il y a des personnes malades qui doivent prendre leurs médicaments à temps, boire souvent de l'eau et manger à des heures précises.», s'insurge-t-il, avant de poursuivre :, «Quant aux étudiants et personnes africaines qui sont obligés de passer le mois de Ramadan en Tunisie, ils doivent s'approvisionner bien avant le mois de Ramadan, car si tu oses même boire de l'eau en marchant dans la rue par exemple ou dans un espace public, les gens te regardent bizarrement !».
«Tu es condamné comme si tu avais commis un crime»
Jeûner ou ne pas le faire est avant tout une question de choix personnel et personne n'a le droit de porter un jugement à part Dieu à qui Seul revient le droit de punir ou non ces insurgés ! Et comme Nicole et tous les étudiants étrangers, des Tunisiens ont choisi de ne pas faire le jeûne et se rendent comme à leur habitude dans les cafés du centre-ville soit pour prendre un petit-déjeuner, un café, une bouteille d'eau
Le cas de Nouha est révélateur. Elle qui ne peut pas jeûner pour des raisons de santé ne trouve aucune gêne à se rendre dans les rares cafés et restaurants ouverts pendant le mois de Ramadan puisqu'elle doit manger au cours de la journée pour prendre ses médicaments. «C'est la galère pour les non jeûneurs au cours du mois saint car il n'y a pas suffisamment de cafés et restaurants ouverts pendant la journée. Le regard de reproche que portent sur nous les jeûneurs suscite en nous sans le vouloir un sentiment de culpabilité, alors que nous ne faisons rien !» s'exclame-t-elle.
Une campagne lancée sur les réseaux sociaux
La semaine dernière, une campagne initiée par l'Association des «penseurs libres» et ayant pour slogan «Mouch Bessif» a appelé à un rassemblement devant le Théâtre municipal de Tunis afin de défendre les droits des non jeûneurs. Plusieurs personnes ont soutenu cette action, car elles jugent que ne pas jeûner est un choix purement personnel qui relève des libertés individuelles.
D'ailleurs, Moez, la trentaine passée, a choisi de renoncer à Ramadan parce qu'il n'est pas croyant !. Il mène une vie normale malgré tout et a même l'audace de manger tout ce qu'il veut en public sans se soucier du regard des autres. Idem pour Firas, un non-jeûneur âgé de 15 ans qui se réunit avec sa bande d'amis non jeûneurs, pendant la matinée dans un café dans le quartier.
Ne pas faire le jeûne pendant le mois saint, s'exhiber avec une bouteille d'eau à la main, pendant le mois de Ramadan car on souffre d'une maladie chronique... N'est guère un geste destiné à provoquer les jeûneurs! Il s'agit tout simplement d'une question de conviction et de choix personnel.
Les mentalités doivent changer, d'autant plus qu'il y a certainement d'autres problématiques plus intéressantes à aborder aujourd'hui.


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