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L'intégration du continent au cœur du débat
Forum annuel du club des dirigeants de banques et établissements de crédit d'Afrique
Publié dans La Presse de Tunisie le 26 - 06 - 2018

A l'instar d'autres secteurs économiques, les opérateurs tunisiens dans le secteur financier peinent à s'internationaliser. Evoquant des réglementations rigides, voire hostiles, les professionnels du secteur de la finance appellent les autorités à un alignement de la législation locale sur les réglementations internationales pour une meilleure intégration économique.
Le Club des dirigeants de banques et établissements de crédit d'Afrique qui vient de souffler sa 29ème bougie, a tenu hier son forum annuel, pour la première fois en Tunisie, sous le thème « Le rôle des banques africaines dans l'intégration du continent ». L'ouverture de l'événement a eu lieu en présence du ministre des Finances, M. Ridha Chalghoum, ainsi que des membres du club et des professionnels des secteurs bancaire et financier. Dans son allocution, le président de l'Association Professionnelle Tunisienne des Banques et des Etablissements Financiers (Aptbef), Ahmed El Karam, a souligné l'environnement hostile des affaires en Tunisie. Il a précisé que contrairement à ce qui est admis, le problème des petites et moyennes entreprises tunisiennes ne réside pas dans le financement mais plutôt dans l'accompagnement. Etant donné que le taux de mortalité des PME tunisiennes est très élevé, le cadre dans lequel l'entreprise tunisienne naît et évolue est très hostile.
Rapprochement des législations
De son côté, la présidente du Club des dirigeants de banques et établissements de crédit d'Afrique, Aïssata Koné Sidibé, a rappelé que la principale mission du club est de développer la coopération Sud-Sud dans le secteur bancaire, outre la promotion du partenariat entre les banques africaines, notamment tunisiennes, et les entreprises africaines. Aussi, elle a souligné que le club se veut une organisation qui travaille à réduire le déficit d'intégration du continent, à travers l'amélioration et les rapprochements des cadres réglementaires du secteur de la finance entre les divers pays de l'Afrique, dans le but de développer des synergies entre les multiples tissus économiques. Le vice-président du Club et le Pdg de Cap Bank, Habib Karaouli, a, à son tour, mis en lumière la pression réglementaire qui sévit dans les divers pays africains et qui entrave l'intégration économique du continent. Il a précisé que les divers systèmes bancaires africains, malgré leurs différences, présentent beaucoup de similarités sur lesquels le club travaille, afin de booster les échanges des pratiques et d'expertises entre les banques et institutions financières africaines.
La libre circulation des hommes : un principe fondamental de l'intégration
De son côté, le président de Tunisie Valeurs et ancien ministre des Finances, Fadhel Abdelkafi, a précisé que l'intégration du continent africain nécessite une volonté politique claire et affichée et elle ne réside pas uniquement dans la simple unification des pays ou la simple signature de traités. Ainsi, l'intégration de l'Afrique doit s'établir d'une manière structurée, de surcroit, progressivement et en plusieurs étapes. Il a affirmé que le socle de toute intégration économique est la libre circulation des hommes. A cet égard, Fadhel Abdelkafi a précisé qu'il est inadmissible que les étudiants étrangers subsahariens aient encore des difficultés au niveau de l'obtention de cartes de séjour. Aussi, il a souligné le fait que l'économie africaine soit dominée par un secteur informel développé, outre son tissu caractérisé par l'omniprésence des petites et moyennes entreprises familiales et peu transparentes, ce qui freine énormément le mouvement d'intégration économique du continent.
Habib Karaouli, PDG de CAP Bank et vice-président du Club : « Il est paradoxal que l'investisseur tunisien doive être accompagné par une banque étrangère pour s'internationaliser»
Il y a très peu de banques tunisiennes qui sont implantées en Afrique subsaharienne, même si dans l'histoire, nous avons été les premiers à engager des initiatives en ce sens. Pour rappel, la première banque sénégalaise c'est la banque tuniso-sénégalaise, qui a été fondée en association avec la STB. Il y a eu des initiatives au Niger, au Tchad, au Congo...etc. Toutefois, le problème, c'est qu'à un moment donné, il nous a manqué du souffle. Ainsi, il faut qu'il y ait du suivi pour que ce partenariat soit pérenne et qu'il puisse se développer. Le club peut contribuer dans cette évolution, en rapprochant les partenaires et les adhérents. Aussi, il est indispensable de noter qu'il n'y a aucune banque tunisienne capable d'accompagner l'entreprise et l'investisseur tunisien en dehors de la Tunisie pour des questions réglementaires, et là c'est un point sur lequel les autorités tunisiennes doivent travailler. C'est même un paradoxe que l'investisseur tunisien doive être accompagné par une banque étrangère quand il veut aller en dehors de son pays. C'est un point qu'il faut redresser rapidement, en ajustant la réglementation et permettre aux opérateurs banquiers tunisiens d'accompagner les entreprises et les investisseurs tunisiens à l'étranger. En outre, je pense que le club peut aussi aider à mieux éclairer, à partager l'expérience des autres pays, puisque nous avons, fort heureusement, des banques subsahariennes qui ont pu dépasser ces entraves et qui ont réussi à se positionner dans plusieurs pays, à l'instar de la banque Coris Bank qui est un véritable cas de succès. Actuellement, elle est présente dans plus de six pays subsahariens. Cela démontre que quand la volonté existe et lorsque l'on a un business model valide, couplé de facilitations réglementaires, les opérateurs s'inscrivent, immanquablement, dans cette dynamique d'internationalisation et par conséquent d'intégration. M.S.


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